Kraft Alexis

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Titre de la thèse : " Kratos nomou. La référence solonienne dans la pensée d'Aristote "

Direction en co-tutelle : Laks André et Manent Pierre (EHESS, Paris)

Inscription : 2011

Porchi Fabio

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Titre de la thèse : " L’étranger d’Élée : rôle philosophique et statut juridique d’un personnage platonicien "

Direction : Mme Anca Vasiliu

Inscription : printemps 2012

 

Résumé du projet de thèse

Dans son projet de thèse intitulée " L’étranger d’Élée : rôle philosophique et statut juridique d’un personnage platonicien ", M. F. Porchi bouscule les idées reçues concernant la « fiction » de la figure de l’étranger, et s’appuie sur une démarche comparative à la fois philosophique et littéraire pour tenter de montrer que sous l’identité anonyme du personnage que met en scène Platon dans le Sophiste et le Politique se cache une figure polyvalente de la philosophie présocratique, dont les thèses réunies des éléates, des atomistes et des sophistes seraient à la base du platonisme. En outre, cette figure de l’étranger, comparée à celle d’autres personnages de la littérature grecque archaïque et classique, mettrait en œuvre une forme dramatique particulière qui permet à Platon de construire une œuvre philosophique en s’appuyant tout autant sur des modalités démonstratives logiques que sur des citations littéraires et des mythes. Le projet est ambitieux et novateur. Il octroie une large partie à l'analyse littéraire de la structure dramatique des dialogues platoniciens, mais avec une double mise en perspective du rapport entre cette structure littéraire et la philosophie proprement dite de Platon : (1) l’héritage aristotélicien, avec une interprétation de l’usage par Aristote dans la Poétique des avancées de Platon concernant le rôle psychagogique de l’image littéraire et du mythe ; (2) l’interprétation de la philosophie allemande sur ce même double impact de la structure dramatique et du mythe sur la constitution de la philosophie de Platon.

Mangini Flora

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Titre de la thèse : Désir et délibération : L’éducation politique du thumos dans la République de Platon

Thèse soutenue le 19/09/23

Descriptif du sujet de la thèse : La thèse de Mme Flora Mangini consiste à mettre en lumière la théorie platonicienne des désirs et ses effets politiques, en repensant la relation entre la tripartition de l’âme et de la cité à partir de la définition de la justice comme synthèse harmonieuse des motivations conflictuelles qui animent les individus. Ce travail a conduit Mme Mangini à s’intéresser davantage aux liens entre psychologie et politique dans la République, et à se focaliser sur l’analyse de la partie de l’âme que Platon appelle thumoeides. Dans sa thèse, Mme Mangini se propose d’approfondir l’étude de l’ensemble lexical du mot thumos, en montrant que sa définition permet d’expliquer le rapport entre la psychè de l’homme et son action dans la cité tel que Platon le propose. Son hypothèse de départ est que le thumoeides joue un rôle central dans le projet politique de Platon en vertu de sa sensibilité aux valeurs reconnus par la société ainsi que par sa fonction dans le processus de la délibération, en constituant un pont entre les motivations subjectives des individus et leur inscription dans la cité et dans son système de valeurs.

Mme Flora Mangini rédige sa thèse en cotutelle internationale, sous la direction de Mme Rossella Saetta-Cottone (CNRS / Centre Léon Robin) et Mme Luisa Severo Buarque de Hollanda (PUC-Rio), suite à un stage doctoral au Centre Léon Robin, grâce à une bourse du programme CAPES-COBECUB. Elle est allocataire du CNPq, chercheure au « Laboratoire OUSIA – Études de Philosophie Classique » et membre du « PRAGMA – Programme d’Études en Philosophie Antique ». Elle détient une Licence en Philosophie de l’Université Fédérale de Rio de Janeiro et un Master en Philosophie de PUC-Rio. Ses recherches portent principalement sur la psychologie politique ancienne, spécialement celle chez Platon.

Papadopoulos Angelos

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Titre de thèse : « Le problème du mal dans la philosophie de Platon »

Directeur : Marwan Rashed

Le but de cette recherche consiste à déterminer le sens que l’on doit attribuer à la notion du mal dans la philosophie de Platon et d’en clarifier la place et le rôle ; surtout, de montrer la manière exacte dont ce que l’on peut désigner comme le problème du mal est attaché aux principales questions – morales, épistémologiques, ontologiques – auxquelles la philosophie platonicienne a jugé nécessaire de se confronter. Le problème du mal, bien qu’il ne soit pas thématisé de manière explicite, peut servir d’outil interprétatif majeur afin de concevoir et décrire le projet platonicien dans son unité.

À partir d’une théorisation de l’aporie comme relative à l’apparition du problème du mal, il est possible de concevoir et présenter la phénoménologie platonicienne du mal, c’est-à-dire de décrire la vaste région de l’existence et de l’activité humaine que le mal atteint, au niveau de l’individu mais aussi de la cité. Sous la lumière du rejet platonicien de tout système fondé sur l’opposition de deux principes contraires – l’un « positif » et l’autre « négatif » – en faveur d’un principe unique, on procédera à l’examen de l’ontologie platonicienne par rapport au mal, en se penchant, entre autres, sur les problèmes qui surgissent à ce propos chez le dernier Platon, notamment le rôle du démiurge timéen ainsi que l’ontologie des Lois. Le « retour du philosophe à la cité » sera traité en dernier lieu dans le but de faire apparaître la portée politique du projet platonicien dans sa volonté de répondre au problème du mal.

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Panidis Yiannis

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Titre de la thèse : " Le caractère du légiférer chez Aristote "

Direction : Cassin Barbara

Inscription : 2009

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Drappier Chloé

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Titre de la thèse : "La maternité dans les comédies d’Aristophane (titre provisoire)"

Co-direction : Mme Rossella Saetta Cottone (CNRS, Centre Léon Robin) et Mme Christine Mauduit (ENS)

Thèse soutenue en décembre 2024.

Résumé du projet de thèse :

Nous aurons à cœur de nous demander ce qui fait la spécificité du traitement comique de la maternité. Il s’agira de préciser la relation que l’auteur met en scène, à travers les personnages de mères, entre l’oikos et la polis. Aristophane représente en effet des femmes qui, largement cantonnées à l’oikos dans la société grecque classique, envahissent pourtant l’espace de la polis. Nous verrons comment la maternité dans sa dimension nourricière est au fondement de la légitimité du rôle politique comique des femmes, en interrogeant la relation qu’Aristophane entretient notamment avec la République de Platon. Le corps comique de la mère sera également analysé, à travers la question de la mise en scène du corps maternel et des jeunes enfants, à l’aide des sources iconographiques, qui nous permettront d’apprécier la représentation construite de la maternité, mais aussi des textes médicaux du corpus hippocratique, dans lesquels la maternité est présentée comme la preuve de la bonne santé de la femme. La transmission des caractères retiendra notre attention, car l’auteur représente souvent des pères qui ne se reconnaissent pas dans leurs enfants. Or, ce phénomène est un des traits caractéristiques de la race de fer dans la tradition hésiodique. Nous réfléchirons aussi aux phénomènes de la substitution d’enfants et de la bâtardise, à fort potentiel comique, qui touchent de près à la question essentielle pour la polis de la légitimité des enfants. La dimension paratragique des mères comiques devra également être appréciée, en mettant le texte d’Aristophane en rapport notamment avec les tragédies d’Euripide. Il s’agira, au cours de notre travail, de situer l’ensemble de ces questions dans le cadre d’une lecture suivie des comédies d’Aristophane afin de mesurer leur pertinence pour la compréhension du projet utopique de l’auteur et de sa poétique comique.

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Nastasi Giuseppe

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Titre de la thèse : « Il dibattito tra peripatetici e stoici nel I secolo a.C. Formazione di tematiche linguistiche, semantiche, ontologiche e fisiche nell’Aristotelismo post-ellenistico »

Direction : M. Bruno Centrone (Université de Pise)

Giuseppe Nastasi est doctorant en Philosophie Ancienne à l’Université de Pise et l’Université de Florence. Il effectue un séjour de recherche de quatre mois au Centre Léon Robin (mars 2023-juin 2023) sous la supervision de Marwan Rashed. Toujours à l’Université de Pise, il a obtenu sa licence (07/2018) et son master (07/2020) en philosophie, avec une thèse sur la sémantique et l’ontologie chez Boéthos de Sidon sous la direction de Bruno Centrone et Riccardo Chiaradonna.

 

Résumé du projet de thèse :

Mon projet de recherche s’inscrit dans le cadre des études sur la réception d’Aristote au Ier s. av. J.-C. Il concerne notamment l’activité des premiers commentateurs aristotéliciens (Boéthos de Sidon, Xénarque de Séleucie, Andronicos de Rhodes) et l’influence du Stoïcisme tant sur leur lecture des écrits d’Aristote que sur leurs positions philosophiques. Le but de mon projet est de montrer que les Péripatéticiens du Ier siècle avant J.-C. ont formulé leurs doctrines philosophiques originales et leur exégèse des écrits ésotériques d'Aristote en réaction aux Stoïciens. Plus précisément, il s’agit de déterminer sur quelles positions des Péripatéticiens cette influence stoïcienne s’est exercée. À mon avis, les Péripatéticiens ont réagi aux Stoïciens principalement pour deux raisons : (1) pour affirmer leur propre lecture d’Aristote et (2) – dans le cas de questions philosophiques qui ne se trouvent pas chez Aristote – donner des réponses aristotéliciennes aux questions abordées par les stoïciens. Ce faisant, les péripatéticiens adoptent le vocabulaire philosophique des Stoïciens. L’enquête est divisée en domaines thématiques en fonction des enjeux de ce débat : logique (langage, sémantique), ontologie, physique, éthique.

 

Braga da Silva André Luiz

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Andre L. Braga da Silva est né à Rio de Janeiro, au Brésil. Titulaire d'une licence en Philosophie à l'Université Fédérale de Rio de Janeiro – UFRJ ("Entre l’arc et la lyre : la notion d’andreía dans le Laques et la République de Platon"), d'un Master en philosophie à l'Université Fédérale d'Uberlandia – UFU ("Platon et la troisième rive du fleuve : une étude sur la méthode de division, le perspectivisme et l’ontologie des Idées dans le Sophiste") et d'un doctorat en Philosophie à l'Université de São Paulo – USP ("Platon, le Bien, et la fragilité du radeau humain : une étude sur l’image du Soleil dans la République").

 

Il a été professeur de Philosophie Ancienne à l'Université d'État de Rio de Janeiro (UERJ), dans la cadre d’une recherche sur les œuvres de Parménide d’Élée, Héraclite d’Éphèse, Platon et Antisthène.

 

A. Braga da Silva a présenté des travaux lors des derniers symposia de la Société Internationale des Études Socratiques – ISSS (Buenos Aires, 2018, et Houston, 2022), de l’Association Internationale des Études Présocratiques – IAPS (Delphes, 2022), et de la Société Platonicienne Internationale – IPS (Brasilia, 2016, Paris, 2019, et Georgia, 2022). Il est un membre actif de ces sociétés savantes. Son article sur le dialogue Parménide a été publié dans le livre Selected Papers of the XII Symposium Platonicum, édité par la Société Platonicienne Internationale et Nomos Editions.

Actuellement, A. Braga da Silva est post-doctorant au Centre Léon Robin / Sorbonne Université et poursuit le programme de recherche "« L'être » des Idées dans le Sophiste 250a-259e : une nouvelle ontologie platonicienne ?", sous la direction de Mme Anca Vasiliu.

 

 

Résumé de la recherche post-doctorale :

 

D’après Paul Shorey (1895) et Mario Vegetti (2003), le climax de la République est l'affirmation par le personnage Socrate que l’Idée du Bien cause, entre autres choses, « l’être » des autres Idées (République 509b7-8). Toutefois, il est dans une certaine mesure remarquable que, dans une autre œuvre platonicienne, le Sophiste, le personnage de l’Étranger d'Élée affirme que « l’être » de chaque Idée est causé par la communauté ou la participation à l’Idée de l'Être (Sophiste 256a1-2 ; voir aussi 254d10 ; 256d8-9 ; 256e3-4 ; 259a6-7). Apparemment, le même prédicat des Idées est expliqué dans deux dialogues de Platon par des causes différentes. Pour évaluer ce scénario, le travail cherchera répondre à trois questions :

 

i) Le prédicat causé par le Bien dans la République a-t-il le même sens que celui causé par l'Être dans le Sophiste?

 

ii) Est-il possible d'établir une règle de causalité des prédicats au sein de la soi-disant Théorie des Idées, qui pourrait améliorer notre compréhension de celle-ci ?

 

iii) Platon change-t-il ou corrige-t-il son ontologie dans le Sophiste ?

 

 

 

Mots-clés : Platon ; Sophiste ; République ; Être ; Idée ; Ontologie.

 

Winning William

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Titre de la thèse : « The Golden Chain: Redrawing the Map of Ancient Allegory »

Direction : M. Tim Whitmarsh (Université de Cambridge)

William Winning effectue un séjour de recherche de six mois au Centre Léon Robin (novembre 2022-avril 2023) auprès de Jean-Baptiste Gourinat

 

Résumé du projet de thèse :

Ma thèse vise à offrir une histoire du développement du concept d’allégorie dans les périodes archaïque, classique et hellénistique du monde grec. L’interprétation allégorique a traditionnellement été analysée comme la tentative de déchiffrage de textes cryptiques ; et a par conséquent été associée à l’histoire de la critique littéraire antique. Cependant, il nous semble que le modèle herméneutique sur lequel ces études sont fondées soit postérieur aux époques sur lesquelles se concentrent mes recherches, et ne s’applique par conséquent pas aux textes plus anciens. Pour les allégoristes des époques archaïques, classiques et hellénistiques, le processus d’interprétation d’un texte équivalait à le transposer d’un langage mythique à une langue contemporaine et philosophique. L’interprétation allégorique se proposait alors d’adapter, plutôt que de décoder les mythes antiques. Pour eux, Homère faisait de la philosophie comme on la faisait en son temps, c’est-à-dire en mobilisant dieux et déesses pour parler de la structure de l’univers ; cette philosophie ne dissimulait donc pas un message caché, mais nécessitait un effort interprétatif pour en appréhender la pleine portée. La différence entre le « mythique » et le « rationnel », pour les allégoristes, ne constituait pas un écart de contenu, mais bien plutôt une distinction entre deux discours de nature différents : l’un, ancien et mythique, l’autre, moderne et philosophique. Comprendre l’histoire de l’allégorie nous permet alors de mieux approfondir les catégories employées par les Grecs eux-mêmes pour distinguer ces deux pendants de la culture hellénique : le rationnel et le mythique.

 

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