Saudelli Lucia

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Lucia Saudelli est titulaire d’une Laurea ès-Lettres et Philosophie de l’Université d’Urbino (Italie) (2003) et d’un Doctorat en Histoire de la philosophie antique obtenu à l’École Pratique des Hautes Études de Paris (2008). La monographie issue de sa thèse, préparée sous la direction de M. Philippe Hoffmann, a été publiée en 2012 : Eraclito ad Alessandria. Studi e ricerche intorno alla testimonianza di Filone.

ATER au Collège de France, à la Chaire d’Histoire des syncrétismes de la fin de l’Antiquité (2007-2008), sous la direction du Professeur Michel Tardieu, elle a acquis de nouvelles compétences en histoire des religions : juive, chrétienne et gnostique. En tant que chercheuse post-doctorante à l’Université Paris-Sorbonne, Paris IV, dans le cadre du projet ANR « Présocratiques Grecs, Présocratiques Latins » (2009-2011), elle a travaillé sur la réception latine des premiers philosophes grecs, avec Monsieur Carlos Lévy. Cette collaboration a donné lieu à un recueil de témoignages traduits et annotés, Présocratiques Latins: Héraclite, qui a été publié en 2014. En qualité de chercheuse post-doctorante à l’Université de Paris I, Panthéon-Sorbonne, elle a ensuite collaboré au projet A.N.R. « Socrates » (2011-2013), sous la responsabilité de Monsieur Dimitri El Murr, en rédigeant plusieurs articles et un chapitre de livre sur Socrate et les Pères de l’Église (2013-2014).

Toujours à l'Université Paris I, elle a enseigné l’Histoire de la philosophie antique et la Méthodologie philosophique aux étudiants de Licence (2009-2019). Elle a également donné des cours de philosophie antique "classique" à Lincoln College – Oxford University, dans le cadre du programme américain European Studies (2011-2013). Chargée de cours à l’Université Paris-Est-Créteil (UPEC), elle a ensuite assuré des enseignements de Philosophie de l’Antiquité et du Moyen Âge (2019-2020). Son dossier d'Habilitation à diriger des recherches, préparé à l'Université de Franche-Comté, a été discuté en 2023, et son manuscrit inédit a été publié sous le titre Penser les contraires : Héraclite et Platon (2024). Elue Professeur à l'Université Paul Valéry de Montpellier en 2024, elle y enseigne l'Histoire de la philosophie antique. 

Ses recherches portent sur : 1) la philosophie grecque et sa réception romaine ; 2) les philosophes pré-platoniciens, Platon et le platonisme ; 3) les relations entre philosophie et médecine anciennes.

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Iribarren Leopoldo

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Membre associé du Centre Léon Robin

Cursus universitaire

2010  Obtention de la qualification pour « maître de conférence » en philosophie du CNU.

2009  Doctorat en sciences du langage. École des hautes études en sciences sociales, Paris.

Titre de la thèse : Le schème de la technique dans les cosmologies grecques anciennes. Éléments pour une histoire d’une pensée de substitution.

2000-2001       DEA en sciences du langage. École des hautes études en sciences sociales, Paris.

Titre du mémoire : La traduction des Anciens. Étude sur le statut des langues anciennes dans l’œuvre de Michel de Montaigne.

1994-1999       Licence et maîtrise en lettres classique. Universidad Central de Venezuela, Caracas.

 

Bourses post-doctorales

2011-2012       Chercheur (« Fellow ») au Harvard Center for Hellenic Studies, Washington DC.

2009-2010       Boursier de recherches postdoctorales à l’Université Paris IV-Sorbonne, Centre Léon Robin UMR 8061.

Programme ANR-08-BLAN-0063. Mes responsabilités à ce poste se rattachent au projet d’édition de l’anthologie Early Greek Thought, 4 vols, André Laks et Glenn W. Most (éds.), Loeb Classical Library et Fayard Éditions

 

Télécharger la liste de publications et les projets de recherche en cours :

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Baghdassarian Fabienne

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Fabienne Baghdassarian est actuellement maîtresse de conférences en histoire de la philosophie antique à l'Université Rennes 1.

Chouinard Isabelle

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Isabelle Chouinard, membre associée du Centre Léon Robin depuis avril 2023, est actuellement stagiaire postdoctorale aux départements d’études classiques et de philosophie à Yale University. Elle a obtenu son doctorat en philosophie de Sorbonne Université (Centre Léon Robin) et de l’Université de Montréal après avoir soutenu en 2021 une thèse intitulée Un tonneau sous le Portique : La réception du cynisme chez les stoïciens. Ses recherches portent principalement sur l’éthique ancienne et sur les écoles socratiques et hellénistiques. Elle s’intéresse également à l’historiographie de la philosophie et aux femmes dans la philosophie antique. Elle a publié des articles sur le cynisme ancien, le stoïcisme, l'hédonisme cyrénaïque, Démocrite, la mendicité et la figure de l’étranger. Elle a également co-édité un ouvrage collectif Women’s Perspectives on Ancient and Medieval Philosophy (Springer, 2021). Elle travaille actuellement sur une monographie consacrée au sage cynique dans la tradition stoïcienne ainsi que sur une nouvelle édition et traduction française du Résumé d’éthique stoïcienne transmis par Stobée, accompagnée d’un commentaire philosophique.

Vaulx Guillaume de

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Titre de la thèse : "Les Épîtres des frères de pureté, une pensée de la totalité"

Direction : Rashed Marwan

Inscription : novembre 2012

Thèse soutenue le 19 novembre 2016

Lemnaru Andreea-Maria

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Andreea-Maria Lemnaru est membre associée du Centre Léon Robin depuis le 22 juin 2023.

 

Titre de la thèse : "Théurgie et hermétisme chez Jamblique : l'expérience du sacré et du divin à l'épreuve de la raison"

Co-direction : Jean-Baptiste Gourinat (Centre Léon Robin) et Philippe Hoffmann (EPHE, section des Sciences Religieuses).

Résumé du projet de thèse :

Le fil conducteur de cette recherche consistera à mettre en évidence la cohérence de la pensée de Jamblique, qui allie néoplatonisme, néopythagorisme et traditions mystiques et magico-religieuses populaires ésotériques, c'est-à-dire extérieures à la religion grecque officielle. Il s'agira d'étudier ces doctrines présentées comme Égyptiennes et Moyen-Orientales en analysant le rôle de la théurgie, de la révélation hermétique, de la divination et des cultes à mystères dans le système philosophique jamblichéen.

Plus spécifiquement, nous entendons développer les enjeux épistémologiques, eschatologiques et sotériologiques des notions et phénomènes psychiques d'enthousiasmos (enthousiasme), d'epipnoia (inspiration) et de katokôkê (possession), ou pour le dire autrement, des techniques de l'extase visant à l'élévation de l'âme dans leur articulation avec la mythologie méditerranéenne et la rationalité philosophique.

Pour ce faire, nous étudierons l'opposition entre dianoia noétique et états de conscience ordinaires d'une part et epibolê et états de conscience extraordinaires, que Jamblique présente comme des modes de connaissance supérieurs et des modes d'expérience privilégiés du sacré et du divin.

Le paradigme cosmologique de la sumpatheia ainsi que la doctrine onto-anthropologique d'inspiration orphique de la palingénésie, qui ont permis le développement de ces doctrines, retiendront également notre attention. Le rôle des sumbola sera également abordé afin de mettre en perspective la relation entre pensée symbolique et rationalité hypothético-déductive dans le système de pensée jamblichéen.

Nous espérons ainsi, par une approche comparatiste et interdisciplinaire alliant philosophie, histoire des religions et anthropologie, contribuer à mettre en lumière l'apport des sagesses révélées et des traditions magico-religieuses orientales à la tradition néoplatonicienne, et plus largement, à la culture philosophique de l'Empire. Enfin, notre recherche permettra une analyse philosophique précise de toutes les relations au divin qui, dans le néoplatonisme, ne relèvent pas du rationalisme le plus strict mais le dépassent : inspiration, enthousiasme, divination, théurgie, mystagogie, magie.

 

Devinant Julien

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Julien Devinant est maître de conférences en philosophie et histoire de la médecine à la Faculté de médecine de l'Université de Lille. Ancien élève de l'École Normale Supérieure (Ulm) et agrégé de philosophie, il a soutenu en 2016 une thèse de doctorat en philosophie ancienne et en philologie grecque, menée sous la direction de Ph. van der Eijk (Humboldt, Berlin) et A. Laks (Paris-Sorbonne), qui visait à renouveler la compréhension de la relation corps—âme chez Galien par le biais de l’étude des troubles psychiques.

Ses recherches portent sur l'histoire des concepts et des pratiques scientifiques et sont centrées sur la pensée biologique à l'époque hellénistique et romaine. Elles articulent histoire de la philosophie (théories du vivant, diffusion de l'aristotélisme), philologie (édition de textes médicaux) et histoire des sciences médicales (conceptions de la santé et de la maladie, de la causalité en médecine, de la physiologie des processus vitaux).
 
Les travaux qu'il mène actuellement se rattachent notamment au projet Physiologies médicales et philosophiques au centre Léon Robin. Ils interrogent les transformations des manières de penser et de faire de la médecine entre Aristote et Galien (soit la réception à l’époque impériale des mutations opérées dans les sciences à l’époque hellénistique) et accordent une attention particulière à la notion de dunamis et son rôle dans la pensée physiologique.
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Zhang Yijing

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Zhang Yijing est ancienne doctorante et membre associée du Centre Léon Robin.

 

Titre de la thèse : "Traduire l’impensé, penser l’intraduisible. La première traduction chinoise des Catégories d’Aristote."

Direction : Cassin Barbara

Inscription : 2011

Thèse soutenue le 14 septembre 2016

 

Résumé du projet de thèse

Le traité des Catégories d’Aristote est l’une des premières œuvres de la philosophie occidentale traduite en chinois. Introduit par les missionnaires jésuites en Chine au XVIIe siècle, ce traité suscita l’intérêt des lettrés chinois en raison du mode de raisonnement qu’il expose. Sa traduction fut une confrontation entre la pensée gréco-chrétienne et la pensée chinoise, notamment confucéenne, mais aussi bouddhique et taoïste. L’étude approfondie de cette traduction est l’objet de ce travail. La perspective de la traduction met en évidence le rapport entre la langue et la pensée. Le premier chapitre est un aperçu de l’environnement historico-culturel dans lequel cette traduction a été réalisée. Le deuxième chapitre présente notre méthode et nos outils de travail. Nous expliquons, dans le troisième chapitre, le titre de l’ouvrage en chinois : il est censé être la traduction du mot « logique », mais il est composé de mots qui renvoient à des doctrines philosophiques chinoises traitant de problèmes fondamentalement différents de ceux dont s’occupe la logique aristotélicienne. Les quatrième et cinquième chapitres constituent un commentaire détaillé de la traduction chinoise du premier chapitre du traité aristotélicien, organisé autour des notions d’homonyme, de synonyme et de paronyme. Les différences linguistiques entre le chinois et les langues indo-européennes se révèlent tant sur le plan lexical que sur le plan grammatical. Nous terminons notre travail par une discussion sur la traduction du verbe « être », en expliquant les différents termes chinois proposés pour traduire ce verbe et ses dérivés. Notre conclusion est que ce qui est perdu dans la traduction est moins le sens du mot « être » que sa syntaxe et le mode de pensée qui lui est lié. Ce mode de pensée relève du mode de vie, lequel diffère d’une communauté à une autre. Étudier les intraduisibles en philosophie, c’est découvrir les différentes façons de thématiser et de problématiser, qui caractérisent chaque système de pensée. Cette étude de philosophie comparée gréco-chinoise a pour but de contribuer à la réflexion sur la pluralité linguistique qui est cruciale pour le dialogue transculturel.

 

Mots clés : Aristote ; logique ; Ming li tan ; Commentaire de Coïmbra ; histoire du christianisme en Chine ; philosophie comparée ; traduction et philosophie ; pluralisme linguistique

 

Jurasz Izabela

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Izabela Jurasz née à Rzeszow (Pologne) en 1972. Après des études d’histoire (spécialisation en histoire de l’art byzantin) à l’Université de Varsovie, elle a poursuivi sa formation en orientalisme et en théologie ancienne à l’Institut pontifical oriental (PIO) à Rome. En 2001, elle a soutenu un doctorat en sciences orientales en 2001, sur la Hagia Sophia comme notion théologique et symbolique, entre le 4e et le 6e siècle. Arrivée à Paris en 2000, elle poursuit ses recherches à l’Institut catholique de Paris et en 2009 soutient une thèse en théologie patristique, sur la formation du Prologue de Jean et ses différentes lectures chez les auteurs du 2e siècle. Ses recherches portant sur les formes hétérodoxes du christianisme ancien, conduisent à l’étude de la philosophie. En 2017, elle soutient une thèse de doctorat en philosophie sur la place des chrétiens dans la polémique antignostique de Plotin, à l’Université de Paris Sorbonne, sous la direction d’Anca Vasiliu.

Ses recherches portent sur les rapports entre la philosophie néoplatonicienne et le christianisme (édition du Dialogue sur la juste foi en Dieu d’Adamantios / Pseudo-Origène, en collaboration avec Adrien Lecerf) et sur la réception de la philosophie grecque dans le milieu syriaque (édition du corpus de Bardesane d’Edesse et de son école, en collaboration avec le projet GREgORI de l’Institut orientaliste de l’Université catholique de Louvain-la-Neuve).

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