Cicchetti Chiara

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Titre de la recherche : Therapeutikos logos. Stoïcisme et Thérapies Cognitivo-Comportementales.

Co-direction : M. Jean-Baptiste Gourinat (Sorbonne Université, Centre Léon Robin) ; M. Charles-Siegfried Peretti (Sorbonne Université, Cerveau, cognition, comportement (3C))

Résumé du projet de thèse :

L’objet de cette étude s’inscrit dans le double contexte philosophique gréco-latin de l’époque hellénistique et celui de la médecine psychiatrique contemporaine. Il s’agit d’établir un dialogue entre la culture thérapeutique des stoïciens et le milieu clinique des thérapies cognitives et comportementales (TCC) à l’époque contemporaine. A partir du réinvestissement des thérapies cognitives dans les TCC, notre projet vise à comprendre l’importance de l’autoévaluation cognitive dans la guérison des troubles obsessionnels compulsifs (TOC).

Une analyse historique des représentations des troubles psychiques et de la relation entre médecin et patient se nourrira d’une observation clinique qui, en dernier ressort, analysera les bases anthropologiques communes à la philosophie stoïcienne et à la thérapie cognitive. Au-delà de l’affinité, il s’agira de mesurer tout l’écart épistémologique qui sépare le cognitivisme et le stoïcisme. La différence fondamentale entre les thérapies cognitives et la thérapie des passions se trouve dans le rapport qu’elles entretiennent avec la singularité du malade. La thérapie des passions doit s’adapter aux cas singuliers. L’individu est appelé à être sage et à maîtriser ses passions selon l’idéal d’une adéquation à sa propre nature. Les thérapies cognitives, en revanche, s’adossent au naturalisme biologique et pour cela elles soutiennent une universalité du système de diagnostic. Selon ces thérapies, la singularité du malade doit être ramenée à une généralité diffuse : le patient, pour guérir, est censé rejoindre une normalité qui lui échappe dans la maladie.

Cette discussion est placée sous la double supervision d’un historien de la philosophie et d’un psychiatre qui guidera l’observation clinique. Les aspects thérapeutiques du stoïcisme sont étudiés à travers le corpus philosophique qui en témoigne, notamment les extraits de Chrysippe conservés par Galien, mais aussi le De ira de Sénèque et ses Lettres à Lucilius.

Pillon Francesca

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Titre de la thèse : " La parole et le symbole. Une dimension philosophique du langage chez Philon d'Alexandrie "

Direction : Mme Anca Vasiliu

Inscription : automne 2011

 

Résumé du projet de thèse

Le projet de thèse de Mme Francesca Pillon, intitulée " La parole et le symbole. Une dimension philosophique du langage chez Philon d'Alexandrie ", relève d’une double spécialité : l’histoire de la philosophie antique et l’histoire des religions de l’Antiquité tardive. Son ambition est d’inscrire dans l’histoire conceptuelle de la philosophie antique des questions liées à la théorie du langage analysée du point de vue de l’interprétation des textes bibliques ; plus exactement, de dégager des principes métaphysiques qui fondent et irriguent les méthodes exégétiques en usage dans les milieux intellectuels alexandrins, avec une ouverture à la fois sur l’héritage classique de l’allégorèse et sur la postérité patristique et médiévale concernant l’usage des symboles et des images dissemblables dans les discours de théologie négative. Deux champs se croisent en effet sur le terrain complexe de cette manière de définir le langage : d’une part la théorie sémantique, relevant d’une déjà vieille tradition platonico-aristotélicienne revisitée par la logique et par les méthodes herméneutiques stoïciennes ; d’autre part, les figures, schémas, images, symboles, chiffres et formes qui sont autant de topoi de la rhétorique que d’expressions des moyens mimétiques ou des dissemblances et des ruptures que produit le discours dans l’accès à la connaissance des objets nommés et définis.

Mme Francesca Pillon, qui a obtenu son diplôme de Master à l’Université Ca’ Foscari de Venise dans le domaine de la philosophie avec un mémoire déjà consacré à l’œuvre de Philon d’Alexandrie, souhaite inscrire ce travail dans la continuité de ses recherches sur le rôle intellectif du langage et des notions comme image et symbole dans la théologie qui se dégage des traités exégétiques du philosophe alexandrin.

 

Da Silveira Aline

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Titre de la thèse : “La nature de la contemplation chez Aristote”

Directrice : Mme Cristina Viano

Résumé du projet de thèse : L’activité réalisée par le philosophe constitue l’une des plus grandes inconnues dans l'ouvrage d’Aristote. Des traités éthiques aux scientifiques, l’activité théorique ou contemplative (theoria) est présentée comme la meilleure des occupations humaines, capable de fournir l'autoréalisation la plus parfaite. Cependant, les informations sur la contemplation sont peu nombreuses lorsque les textes aristotéliciens sont considérés individuellement, générant des obstacles à une compréhension satisfaisante de cette activité. Isolément, chaque traité n'offrait pas une thèse exhaustive sur la theoria et sur (i) ses objets d’étude, (ii) comme démarrer son exercice, (iii) quelle est sa pertinence dans la pólis, entre autres questions fondamentales. Compte tenu de ces difficultés, ce projet vise à étendre l’analyse de la contemplation au-delà des considérations présentes dans les études des œuvres individuelles. En plus d'une étude sur la compréhension aristotélicienne de theoria et ses similarités et distinctions aux emplois contemporainement à Aristote, cette thèse explicitera les possibles objets de la contemplation et ses relations avec l’homme à partir des textes biologiques et psychologiques, comme Des Parties des Animaux et De L'Âme, en addition aux remarques présentes dans des textes comme l’Éthique à Nicomaque et la Politique. En gardant à l’esprit que le corpus aristotélicien offre une théorie profondément complexe et interreliée, dont un même objet est présenté dans chaque traité selon les exigences de l'investigation, ce projet vise à examiner si la même cohérence pourrait être observée au sujet des thèses sur la contemplation. Il est ainsi prévu, par conséquent, l'analyse des incohérences entre les textes, en soulignant, finalement, la possibilité d'établir une théorie commune et consistante, ou de justifier un éventuel changement dans la pensée d’Aristote.

 
   
   

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