Carraud Cyprien

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Titre de la thèse : "QUANTITÉ, UNITÉ, RAPPORT dans l’œuvre d'Aristote – de la quantité à la valeur : fondations et applications des mathématiques aristotéliciennes."

Direction : M. Marwan Rashed

Thèse financée par une bourse de l'ENS (CDSN)

Résumé du projet de thèse :

La thèse que nous envisageons se donnera pour fin d'étudier la quantité [poson], l'unité [hen] et le rapport [logos] dans l’œuvre d'Aristote. Notre hypothèse est que ces trois concepts sont nécessaires pour rendre compte de fondations et applications de la science mathématique dans la pensée aristotélicienne : en se fondant sur l'analyse de la quantité, condition préalable, il sera possible d'étudier la question des rapports entre quantité et science mathématique.

Motivent ce projet : l'intérêt d'une étude du concept de quantité disjoint a priori de la science mathématique ; à partir d'elle, la recherche d'une épistémologie de l'usage des mathématiques dans les sciences de la nature ; l'application des résultats de ces deux points à l'économie et la théorie de l'échange, au prisme de la quantification que sont la marchandisation et la valorisation, ce qui permettrait d'inclure l'économie dans l'ensemble des sciences aristotéliciennes et ainsi unirait des aspects usuellement séparés dans les lectures d'Aristote. Nous espérons qu'il permette d'explorer l'hypothèse d'une démarche scientifique générale, qui, sans être opposée à une science de la nature qualitative, mais lui étant complémentaire, soit une mathématisation fondée par la quantité des étants.

Zhu Mi

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Titre de la thèse : "La notion de physis chez Aristote"

Co-direction : Mme Cristina Viano (CNRS, Centre Léon Robin)

Résumé du projet de thèse : Cette étude vise à élucider les quatre significations de la notion de physis, à savoir les quatre causes, ainsi que les relations entre les différentes significations dans l'ensemble de la philosophie d'Aristote. Le point de départ de cette recherche est une analyse du rapport connaissance/action dans le contexte de l'éthique, qui jettera la lumière sur la différence entre le rapport forme/genesis d'une génération naturelle et celui d'une génération artificielle. Autour de la distinction entre ces deux sortes de générations, les livres Zêta, Êta, Thêta, Lambda de la Métaphysique, les deux premiers livres de la Physique ainsi que le livre Zêta de l'Éthique à Nicomaque seront analysés pour donner une interprétation de quatre causes (la forme, la fin, le moteur, la matière) et de leurs relations les unes avec les autres.

 

Heidsieck Clément

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Titre de la thèse : "La théorie platonicienne du mouvement"

Co-direction : M. Marwan Rashed (Sorbonne Université - Centre Léon Robin)

Thèse en préparation depuis septembre 2020, dans le cadre d'un contrat doctoral octroyé par l'École Doctorale Concepts et Langages (Sorbonne Université).

Résumé du projet de thèse : à venir

 

Ma Jiandong

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Co-direction : Cristina Viano et Anne Cheng (Collège de France, EHESS)

Titre : Le concept de loi dans la pensée politique d’Aristote et de Han Fei : une étude comparative

Résumé : Cette recherche se propose de réaliser une étude comparée de la théorie politique et juridique de deux penseurs de la Grèce et de la Chine antiques, le philosophe Aristote (IVe siècle) et le légiste Han Fei (IIIe siècle av. J.-C). Ancien précepteur d’Alexandre le Grand, Aristote (384-322 av. J.-C) achève son œuvre philosophique alors qu’il ouvre son école, le Lycée. Sa pensée exposant une éthique législative se trouvant sous la dépendance du politique connaîtra une postérité remarquable en raison de la large diffusion de ses écrits. Prince de Han, Han Fei (mort en 233 av. J-C.) accorde également à la stratégie politique un rôle prépondérant dans l’établissement d’une loi. Dans le rejet de l’idéal vertueux de Confucius, seul un État fort pourrait de son point de vue octroyer une stabilité législative. Sa théorie juridique fonde les orientations législatives du système impérial. Écrites à des moments de profondes modifications des mentalités, les œuvres des deux penseurs témoignent d’un désir commun d’établir un système théorique permettant de mettre en relation loi et philosophie. Les ouvrages analysées seront surtout la Politique et l'Éthique à Nicomaque d’Aristote et le Han Feizi de Han Fei.
 

Scotton Marialuigia

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Titre de la thèse : "L'anthropologie de Némésius d'Émèse entre Platon et platonisme"

Co-direction : Mme Anca Vasiliu (CNRS – Univ. Paris-Sorbonne) et Maria Grazia Crepaldi (Université de Padoue), dans le cadre d'une bourse de la Fondazione San Carlo (Modène)

La thèse porte sur la conception anthropologique développée par Némésius d’Émèse dans le De natura hominis. En particulier, je vise à déterminer sur quelles bases philosophiques la démonstration de l’unité de l’âme et du corps est fondée. Cette problématique, malgré son importance, n’avait pas été traitée explicitement par les penseurs chrétiens antérieurs, qui subordonnent la question anthropologique à la christologie et tendent à accentuer, dans une perspective platonicienne, la séparation de l’âme d’avec le corps. L’approche méthodologique adoptée par Némésius est tout aussi originale : celui-ci mène une analyse principalement philosophique, en rappelant éventuellement les Écritures afin d’en éprouver la correspondance avec ses thèses, mais sans s’appuyer sur l’autorité de la Révélation pour leur démonstration.

La thèse sera composée de quatre chapitres : dans le premier, je décrirai le contexte historique et culturel dans lequel l’analyse némésienne s’inscrit et j’aborderai les problématiques concernant l’auteur (l’identité, la formation) et l’œuvre (la datation, les sources, la transmission, etc.). Le deuxième chapitre portera sur la réfutation par Némésius des modèles stoïciens et aristotéliciens du mélange physique, en tant qu'inaptes à rendre compte de la relation de l’âme – réalité substantielle autonome et intelligible – avec le corps. Dans le chapitre suivant, consacré aux sources néoplatoniciennes, j’examinerai le concept d’union inconfuse que Némésius attribue à Ammonius Saccas, mais qu’il semble tirer des Recherches variées (Symmikta zêtêmata) de Porphyre. Dans le quatrième chapitre, j’analyserai les doctrines galéniques – notamment la localisation des dunameis psychiques dans les organes corporels et l’influence de la krasis du corps sur l’âme – que, à mon avis, Némésius utilise afin de démontrer l’unité, en l’homme, de l’âme et du corps. En effet, le concept porphyrien d’union inconfuse ne permet pas d’expliquer cette unité au même degré, puisqu’il exclut la présence physique de l’âme dans le corps et la possibilité qu’elle participe des passions corporelles. Enfin, j’essaierai de clarifier l’attitude ambiguë de l’auteur chrétien à l’égard de l’anthropologie de Platon : celle-ci est refusée dans le troisième chapitre du De natura hominis en tant que dualiste, alors qu’elle est acceptée au début de l’ouvrage en raison de ses conséquences éthiques.

Dans la thèse, la pensée anthropologique de Némésius sera méthodiquement reliée à celle des autres penseurs chrétiens du IVe –Ve siècle (en particulier les Cappadociens et les Antiochiens), afin de placer le De natura hominis dans le débat philosophique et théologique de son temps, et de tenter ainsi de relever sa spécificité dans ce contexte historique.

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