Dumont Samuel
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- Mis à jour le samedi 4 mars 2023 10:08
Titre de la thèse : "La Physiologie de la croissance végétale chez Théophraste."
Direction : M. David Lefebvre (Sorbonne-Université) et M. Pascal Luccioni (Université Lyon III).
Thèse entamée au 1er septembre 2022 dans le cadre d'un CDSN (contrat doctoral spécifique normalien).
Résumé du projet de thèse : À travers une étude précise des deux sommes que sont les Recherches sur les plantes et les Causes des phénomènes végétaux, cette thèse s'intéresse à la croissance comme problématique structurante dans l'enquête botanique menée par Théophraste. Il s'agira d'analyser pour chacune des grandes fonctions biologiques (nutrition, bourgeonnement, maintien de l'équilibre interne, coction, mort...) la façon dont le botaniste d'Éresos comprend, explique et se représente ces processus qui font la vie des plantes. Notre travail s'articule selon deux perspectives. La première consiste en une explication de la pensée physiologique de Théophraste, aussi précise et fine qu'elle peut être technique. La seconde cherchera à mieux apprécier les conséquences philosophiques que purent avoir ses recherches botaniques. En effet, l'angle physiologique permet d'aborder la pensée de Théophraste dans ce qu'elle a de plus dynamique et la plante dans ce qu'elle peut avoir de plus indocile à l'égard d'Aristote. Forme, finalité, partie, le fait est que le végétal questionne les concepts fondamentaux de la biologie aristotélicienne. Pris entre le paradigme zoologique dont il hérite pour expliquer le vivant et les particularités des phénomènes botaniques qu'il observe, Théophraste se trouve souvent contraint de procéder à un réajustement des thèses aristotéliciennes, que nous nous proposons d'étudier.
Delpierre Aline
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- Mis à jour le jeudi 19 janvier 2023 16:59
Titre de la thèse : Édition, traduction et commentaire des fragments de Cléanthe d’Assos
Co-directeurs : Brigitte Pérez-Jean (Université Paul Valéry, Montpellier-III) ; Jean-Baptiste Gourinat (Sorbonne-Université, Centre Léon Robin)
Martín Currius Héctor
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- Mis à jour le mercredi 2 novembre 2022 17:36
Titre de la thèse : "La notion d'hexis dans l’éthique aristotélicienne : la possibilité du développement de soi et la question du déterminisme"
Direction : Mme Cristina Viano
Résumé du projet de thèse : Bien que Platon l’utilise déjà dans ses écrits, le concept d’hexis est établi par Aristote dans son usage technique, et son importance dans les Éthiques ne peut pas être assez soulignée. Aristote développe une idée qui touche aussi bien l’ontologie que l’éthique : nous devenons ce que nous faisons. Le philosophe nous parle d’excellence naturelle, des caractéristiques liées à une naissance bienheureuse - mais il y a aussi dans les Éthiques une porte ouverte au changement de soi. Nos actions constituent nos états, nos qualités durables. D’une certaine façon, l’individu tout entier peut être envisagé au travers de l’hexis : elle nous renvoie et aux questions physiques et aux problématiques de la décision et du discernement de la mesotês. Les vertus ou vices adoptés par l’individu le constituent, puisque c’est à partir de ces états que change sa vision du bien vers lequel il doit se diriger. Dit d’une autre façon, nos actions nous déterminent dans notre être. Ainsi, nous nous trouvons devant un cercle : l’action modèle l'hexis, l’'hexis détermine l’action. Ce cercle conceptuel conduit automatiquement à la question du commencement : quelle est la racine profonde de l’êthos chez Aristote ? Notre étude visera à trouver la réponse à cette question à travers une analyse détaillée du concept d’hexis dans l’œuvre d’Aristote, en se concentrant spécialement sur son rôle dans les Éthiques. Ensuite, nous serons naturellement conduits vers la question « Pouvons-nous changer notre caractère volontairement selon Aristote ? ». Et, si cela est possible, « jusqu’à quel point sommes- nous capables de nous déterminer nous-mêmes ? » En nous dirigeant vers des réponses adéquates, notre étude permettra de comprendre mieux quelle était la théorie d’Aristote sur le mécanisme de décision qui se cache derrière nos actions, tout en ouvrant la porte au débat sur le déterminisme chez Aristote.
Dragulinescu Stefan
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- Mis à jour le mercredi 2 novembre 2022 17:29
Titre de la thèse : "L’analogie aristotélicienne entre la perception et l’intellection"
Direction : Mme Anca Vasiliu
Résumé du projet de thèse :
Ce projet de thèse s’articule autour d’une certaine tension qu'on peut retrouver chez Aristote entre son approche vis-à-vis de la problématique du changement, d'une part, et un certain type de transformations – surtout manifestées dans la description des processus noétiques et perceptives, mais aussi présentes dans d'autres parties de sa science de la nature (plus précisément dans l'interprétation de la translation des éléments) – un type de transformations qui semblent échapper à la définition du mouvement et du changement, telle qu'elle est présentée dans Phys. 1.7 et Met. ? 1-3. Afin de retrouver la source de cette tension, on va circonscrire le rôle (“physique” et “herméneutique”) joué par la lumière (to phôs) dans le processus perceptif visuel et dans celui de l’intellection, chez Aristote et ses commentateurs anciens, tout en mettant en relief les liens conceptuels platoniciens qui relient tacitement le De Anima avec le Timée, le Philèbe, la République, vis-à-vis des notions essentiels comme “khôra”, “topos oratos”, “topos noêtos”, et aussi “apeiron” et “peras”.
Contact :
s.dragulinescu[at]gmail.com, stefan.dragulinescu[at]paris-sorbonne.fr
Capasso Giada
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- Mis à jour le dimanche 16 octobre 2022 11:54
Titre de la thèse : "La lettre et l’esprit. Simplicius et les conceptions néoplatoniciennes de l’harmonie entre Platon et Aristote."
Co-direction : Mme Anca Vasiliu (Université Paris-Sorbonne, Centre Léon Robin) et Mme Arianna Fermani (Université de Macerata)
Résumé du projet de thèse :
Simplicius, en introduisant les concepts de symphônia et de diaphônia pour décrire la relation entre la philosophie aristotélicienne et platonicienne, articule la liaison entre les deux philosophes et les deux philosophies selon différents niveaux d’interprétation. En effet, selon Simplicius, lorsqu’Aristote conteste Platon, il faudrait aller au-delà de la lettre du texte (lexis) – qui conduirait inévitablement à affirmer la discorde entre les deux – vers son esprit (nous), et essayer de retrouver leur harmonie sur la plupart des questions. On comprend alors que la mise en relation, l’harmonisation ou l’insistance sur les différences entre les systèmes platonicien et aristotélicien ne doivent pas être comprises de manière unilatérale, mais doivent au contraire être définies en faisant attention à leurs articulations possibles – possibilités dont des auteurs comme Simplicius nous montrent la profondeur philosophique. En nous focalisant sur les différents sujets traités par Simplicius – tels que, par exemple, la théorie du langage, l’analyse du monde physique et la doctrine des Idées – l’objectif de notre recherche est de souligner la complexité constitutive de l’exégèse de Simplicius. Après une introduction sur l’analyse historique des concepts d’harmonie et de disharmonie dans la philosophie grecque, l’attention sera portée sur la méthode de l’exégèse néoplatonicienne, afin de mieux comprendre les éléments de continuité ou de discontinuité par rapport à la tradition philosophique et historiographique à laquelle Simplicius était lié. Cette première partie servira pour aborder correctement la deuxième, qui constitue le véritable noyau philosophique de la thèse. Après avoir énuméré et analysé les sources de Simplicius, nous nous pencherons sur les différentes stratégies exégétiques utilisées par l’auteur en fonction des différents sujets d’investigation et des domaines philosophiques divers auxquels il s’applique. Parallèlement aux commentaires de Simplicius, les principaux textes abordés seront la Physique, la Métaphysique et l’Organon d’Aristote, ainsi que le Sophiste, le Parménide et le Timée de Platon. Dans la troisième et dernière partie de la thèse, nous consacrerons notre étude à la réception de Simplicius – et notamment de sa conception de l’‘harmonie’, tant au niveau exégétique qu’ontologique – à la Renaissance, en nous focalisant en particulier sur la polémique entre Pic de la Mirandole et Marsile Ficin autour du thème de la prisca theologia.




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