Torrente Luca

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Luca Torrente est actuellement chercheur postdoctoral dans le cadre du programme de recherche « AITIA/PATHOS. Passions, actions, réactions dans le monde antique : l’individu et la communauté » (IRP CNRS- IsAntiq) dirigé par Cristina Viano (Centre Léon Robin-Sorbonne Université)

Il a soutenu en juillet 2022, à Sorbonne Université, une thèse en histoire de la philosophie antique, sous la direction de Cristina Viano, intitulée « Génération, nature et individuation des vivants chez Aristote ». Son travail de thèse visait à examiner le problème de l’individuation chez Aristote à partir d’une étude sur la génération des êtres vivants.

Ses recherches portent sur Aristote et Théophraste, ainsi que sur la doxographie péripatéticienne. Il travaille aussi sur la philosophie de Giorgio Colli (1917-1979).

Les travaux qu’il mène actuellement portent sur le De sensibus de Théophraste, dont il a achevé une nouvelle traduction française avec commentaire, à paraître en 2024, et sur un projet de recherche sur l’individualité humaine chez Aristote, en particulier sur le rapport entre déterminisme biologique et autonomie morale. Ce dernier inscrit dans le cadre du projet « AITIA/PATHOS. Passions, actions, réactions dans le monde antique : l’individu et la communauté ».

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Zhang Yijing

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Zhang Yijing est ancienne doctorante et membre associée du Centre Léon Robin.

 

Titre de la thèse : "Traduire l’impensé, penser l’intraduisible. La première traduction chinoise des Catégories d’Aristote."

Direction : Cassin Barbara

Inscription : 2011

Thèse soutenue le 14 septembre 2016

 

Résumé du projet de thèse

Le traité des Catégories d’Aristote est l’une des premières œuvres de la philosophie occidentale traduite en chinois. Introduit par les missionnaires jésuites en Chine au XVIIe siècle, ce traité suscita l’intérêt des lettrés chinois en raison du mode de raisonnement qu’il expose. Sa traduction fut une confrontation entre la pensée gréco-chrétienne et la pensée chinoise, notamment confucéenne, mais aussi bouddhique et taoïste. L’étude approfondie de cette traduction est l’objet de ce travail. La perspective de la traduction met en évidence le rapport entre la langue et la pensée. Le premier chapitre est un aperçu de l’environnement historico-culturel dans lequel cette traduction a été réalisée. Le deuxième chapitre présente notre méthode et nos outils de travail. Nous expliquons, dans le troisième chapitre, le titre de l’ouvrage en chinois : il est censé être la traduction du mot « logique », mais il est composé de mots qui renvoient à des doctrines philosophiques chinoises traitant de problèmes fondamentalement différents de ceux dont s’occupe la logique aristotélicienne. Les quatrième et cinquième chapitres constituent un commentaire détaillé de la traduction chinoise du premier chapitre du traité aristotélicien, organisé autour des notions d’homonyme, de synonyme et de paronyme. Les différences linguistiques entre le chinois et les langues indo-européennes se révèlent tant sur le plan lexical que sur le plan grammatical. Nous terminons notre travail par une discussion sur la traduction du verbe « être », en expliquant les différents termes chinois proposés pour traduire ce verbe et ses dérivés. Notre conclusion est que ce qui est perdu dans la traduction est moins le sens du mot « être » que sa syntaxe et le mode de pensée qui lui est lié. Ce mode de pensée relève du mode de vie, lequel diffère d’une communauté à une autre. Étudier les intraduisibles en philosophie, c’est découvrir les différentes façons de thématiser et de problématiser, qui caractérisent chaque système de pensée. Cette étude de philosophie comparée gréco-chinoise a pour but de contribuer à la réflexion sur la pluralité linguistique qui est cruciale pour le dialogue transculturel.

 

Mots clés : Aristote ; logique ; Ming li tan ; Commentaire de Coïmbra ; histoire du christianisme en Chine ; philosophie comparée ; traduction et philosophie ; pluralisme linguistique

 

Lemnaru Andreea-Maria

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Andreea-Maria Lemnaru est membre associée du Centre Léon Robin depuis le 22 juin 2023.

 

Titre de la thèse : "Théurgie et hermétisme chez Jamblique : l'expérience du sacré et du divin à l'épreuve de la raison"

Co-direction : Jean-Baptiste Gourinat (Centre Léon Robin) et Philippe Hoffmann (EPHE, section des Sciences Religieuses).

Résumé du projet de thèse :

Le fil conducteur de cette recherche consistera à mettre en évidence la cohérence de la pensée de Jamblique, qui allie néoplatonisme, néopythagorisme et traditions mystiques et magico-religieuses populaires ésotériques, c'est-à-dire extérieures à la religion grecque officielle. Il s'agira d'étudier ces doctrines présentées comme Égyptiennes et Moyen-Orientales en analysant le rôle de la théurgie, de la révélation hermétique, de la divination et des cultes à mystères dans le système philosophique jamblichéen.

Plus spécifiquement, nous entendons développer les enjeux épistémologiques, eschatologiques et sotériologiques des notions et phénomènes psychiques d'enthousiasmos (enthousiasme), d'epipnoia (inspiration) et de katokôkê (possession), ou pour le dire autrement, des techniques de l'extase visant à l'élévation de l'âme dans leur articulation avec la mythologie méditerranéenne et la rationalité philosophique.

Pour ce faire, nous étudierons l'opposition entre dianoia noétique et états de conscience ordinaires d'une part et epibolê et états de conscience extraordinaires, que Jamblique présente comme des modes de connaissance supérieurs et des modes d'expérience privilégiés du sacré et du divin.

Le paradigme cosmologique de la sumpatheia ainsi que la doctrine onto-anthropologique d'inspiration orphique de la palingénésie, qui ont permis le développement de ces doctrines, retiendront également notre attention. Le rôle des sumbola sera également abordé afin de mettre en perspective la relation entre pensée symbolique et rationalité hypothético-déductive dans le système de pensée jamblichéen.

Nous espérons ainsi, par une approche comparatiste et interdisciplinaire alliant philosophie, histoire des religions et anthropologie, contribuer à mettre en lumière l'apport des sagesses révélées et des traditions magico-religieuses orientales à la tradition néoplatonicienne, et plus largement, à la culture philosophique de l'Empire. Enfin, notre recherche permettra une analyse philosophique précise de toutes les relations au divin qui, dans le néoplatonisme, ne relèvent pas du rationalisme le plus strict mais le dépassent : inspiration, enthousiasme, divination, théurgie, mystagogie, magie.

 

Auffret Thomas

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Ancien élève de l’École normale supérieure, agrégé et docteur en philosophie, Thomas Auffret est maître de conférences à Sorbonne Université, où il enseigne l’histoire de la philosophie ancienne ; il est actuellement membre junior de l’Institut Universitaire de France. Ses recherches portent principalement sur l’étude des rapports entre systématicité philosophique et modélisation mathématique dans l’Antiquité.

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Husson Suzanne

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Suzanne Husson, docteur en philosophie et maîtresse de conférences à la faculté des lettres de Sorbonne-Université est spécialiste en philosophie ancienne. Après avoir travaillé sous la direction de Jacques Derrida pour son DEA à l’EHESS, elle a soutenu sa thèse sur La pensée politique des premiers cyniques, sous la direction de Gilbert Romeyer Dherbey (Université Paris IV, 1997).

Membre du centre Léon Robin, ses principaux domaines d’étude sont le cynisme, dont elle s’attache, par une démarche philologique rigoureuse, à dégager la cohérence philosophique, en particulier par une analyse de sa tradition écrite, ainsi que le premier stoïcisme. Intégrant le platonisme et différents courants de la philosophie hellénistique, sa recherche s’oriente à présent vers une étude de la genèse et du développement de la notion d’autarcie, dans ses implications morales et politiques, ainsi que dans la transformation du rapport de l’homme à la nature. Elle travaille actuellement à une traduction commentée du Contre les oracles d’Œnomaus de Gadara.

Derniers ouvrages parus : La République de Diogène, Une cité en quête de la nature, Paris : Vrin, coll. « Histoire des doctrines de l’Antiquité classique », 2011.

Avec Juliette Lemaire, Les trois Républiques. Platon, Diogène de Sinope et Zénon de Citium, Paris, Vrin, coll. « Histoire de la philosophie », 2022.

 


Susana Diaz Gallego-Husson es actualmente « maître de conférences » en filosofía en la Universidad de Paris IV-Sorbona, participa a varios grupos de trabajo relacionados con la filosofía antigua en el centro Léon Robin. Sus campos de investigación son la historia del cinismo antiguo y del estoicismo y mas generalmente la historia de la idea de autarkeia en la antiguedad. Ha publicado La République de Diogène (Vrin).

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