Ouro Lethicia

Dettagli

Titre du projet : « Les arts plastiques dans le livre II de la République de Platon »

Direction : Gabriele Cornelli et Anca Vasiliu

Lethicia Ouro effectue un séjour de recherche de deux mois au Centre Léon Robin (du 26/02/24 au 05/04/24) dans le cadre d'un post-doctorat.

 

Résumé du projet de thèse :

Platon est connu comme un ennemi des arts, surtout à cause de sa critique de la mimesis dans le livre X de la République. Cependant, dans d’autres livres de la République sa critique n’est pas radicale et dans d’autres dialogues on ne rencontre pas ce point de vue. Dans ma recherche j’ai choisi d’étudier spécifiquement le regard de Platon sur les arts plastiques. À présent, j’étudie le livre II de la République où il se préoccupe surtout de l’éducation par la poésie. Mais est-ce que la peinture et la sculpture ont leur place dans l’éducation des gardiens ? Est-ce qu’il critique les arts plastiques de son temps, le trompe-l’œil, comme le dit Pierre-Maxime Schuhl dans Platon et l’art de son temps ? Est-ce que pour lui ces arts n’auraient pas d’importance comme le dit Eva Keuls, dès lors que, selon elle, il les utilise seulement en guise de comparaisons, d’analogies ?

Dans le livre II de la République il fait allusion à la peinture dans son évaluation des arts : la skiagraphia, peinture des ombres à l’époque de Platon, n’est pas condamnée, seulement l’homme injuste qui se fait passer pour juste ; les arts plastiques sont très utilisés par Platon, même quand il parle de la relation entre les philosophes et les poètes, ce qui montre leur importance.

Sur la sculpture nous avons des passages intéressants. Pour savoir qui est heureux, Glaucon « sculpte » des hommes, le juste et l’injuste (361d), et cela est un procédé philosophique. Les personnages moulent (platto) la cité idéale (374a). Le caractère façonné par l’éducation est comme une sculpture (377b-d). Les personnages du dialogue montrent les moules (typos) pour que les poètes créent les mythes (379a, 380c, 383a c).

En ce qui concerne la peinture, Platon parle un peu de l’art de son temps. Il parle d’une peinture de Polygnote où l’on voit les injustes payer pour leurs actes (363d e). Comme mentionné plus haut, l’homme injuste fait comme s’il était juste en utilisant une skiagraphia (365c). La peinture apparaît seulement dans la cité de luxe (373a b), elle est importante dans la vie humaine. La peinture est l’exemple d’un art fidèle à l’original (377e). On ne doit pas représenter la lutte des dieux dans l’art, comme cela est le cas dans la peinture ou broderie du péplos d’Athèna (378c).

Par conséquent la présence des arts plastiques dans le livre II de la République montre l’intérêt de Platon et leur importance pour sa philosophie. On voit aussi une des premières caractérisations de la peinture et de la sculpture dans la pensée occidentale. La sculpture est une image de la philosophie et la peinture peut représenter les vertus. Ces arts sont, en général, loin des apparences et plus proches de l’original.

Rodegheri Viviane

Dettagli

Mme Viviane Rodegheri est doctorante en Philosophie attachée au Programme de Post-Graduation en Philosophie de l’Université Fédérale de Rio de Janeiro (PPGF/UFRJ) et réalise un stage doctoral au Centre Léon Robin grâce à une bourse du programme CAPES-Print. Elle détient une license et un master en Philosophie de l’Université Fédérale Rurale de Rio de Janeiro (UFRRJ). Elle est chercheuse du Groupe d'étude sur la philosophie classique du Laboratoire Ousia et du Groupe d'étude sur la philosophie ancienne et la tradition Zétesis, ainsi que membre de la Société Brésilienne d'Études Classiques – SBEC. Mme Viviane Rodegheri développe actuellement une recherche sur les aspects éthiques du poème de Parménide d’Elée.

 

Titre de la thèse : « Les connotations éthiques du poème de Parménide : les implications philosophiques de la décision (krisis) du mortel »

Co-direction : Mme Rossella Saetta Cottone (Sorbonne Université) et M. Admar Almeida da Costa (Université Fédérale de Rio de Janeiro)

Financement : CAPES à travers le projet CAPES-Print

 

Résumé du projet de thèse :

Le projet consiste en une recherche sur les nuances éthiques dans le poème attribué à Parménide. Par rapport à la philosophie qu’il a pratiquée, il est possible de distinguer au moins quatre dimensions éthiques qui ont été abordées, mais pas explicitement. D’abord, il y a la dimension théologique-cosmogonique ; puis, la dimension délibérative du mortel ; il existe aussi la dimension pédagogique qui se manifeste dans la relation entre le mortel et la déesse ; et, finalement, il y a la dimension politique de la posture assumée par la foule face à l’usage des mots pour décrire les êtres. À chacune de ces topiques de nature éthique correspond une série de points qui demandent des analyses plus détaillées, surtout dans le domaine de l’ontologie, de l’épistémologie et de la cosmologie.

 

Veillard Christelle

Dettagli

Christelle Veillard est Maître de Conférences habilitée à diriger des recherches à l'Université Paris-Nanterre. Ses travaux portent entre autres sur les philosophies hellénistiques (stoïcisme, épicurisme).

Elle effectue en 2023-2024 une délégation au Centre Léon Robin.

 

Borges Ribeiro João Gabriel

Dettagli

Titre de la thèse : « Pathos, orexis et l'architecture conceptuelle des motivations non rationnelles dans la philosophie d'Aristote »

Direction : M. Marco Zingano (Universidade de São Paulo - USP)

Directrice du stage doctoral : Mme Cristina Viano

Doctorant en philosophie et allocataire du FAPESP, João Gabriel Borges Ribeiro effectue un stage doctoral d’un an (04/2023-04/2024) au Centre Léon Robin, grâce à une bourse BEPE/FAPESP.

 

Résumé du projet de thèse :

Émotions et désirs : comment tracer, dans la carte conceptuelle d'Aristote, la ligne qui en délimite les frontières ? Qu'est-ce qui justifie l'apparente indiscernabilité de cette zone frontière ? Le lexique aristotélicien utilisé pour désigner les émotions est essentiellement constitué des termes pathos et pathe - qui recouvrent sémantiquement les différents types d'émotions, chacune désignée par sa propre nomenclature. Quant au désir, il est qualifié du terme général orexis et des termes spécifiques epithumia, thumos et boulesis. Les émotions et les désirs sont des phénomènes de l'âme en partie rationnels, en partie irrationnels, liés au mouvement, aux formes de cognition, aux plaisirs et aux douleurs. Ils sont au cœur du mécanisme motivationnel de l'action humaine et animale. Ce sont donc des notions nécessaires pour établir une description adéquate de chacune des actions concrètes et, par conséquent, pour justifier l'évaluation morale. Mon objectif dans cette recherche est d'établir les frontières conceptuelles entre les notions du désir et de l'émotion chez Aristote. Cela nécessite une recherche scrupuleuse sur les commentaires et analyses qu'Aristote relie à ces concepts dans son corpus, comme une manière d'établir quels éléments convergent vers les deux définitions. Pour ce faire, une première étape consiste à comprendre comment ces concepts sont encadrés à l'intérieur de l'architecture de l'âme aristotélicienne. Dans un deuxième temps, il faudra rechercher comment le philosophe conçoit et emploie le terme thumos dans son travail. Il y a trois concurrents principaux pour être sa référence : un trait dispositionnel de caractère, une capacité (pour les émotions ?) et la colère. Cette discussion est pertinente parce que, pour certains chercheurs, thumos joue un rôle important en comblant le concept d'émotion et de désir dans la pensée d'Aristote. La principale preuve à l'appui de cette opinion se trouve dans Pol VII, 7, 1327b36-1328a7, où le thumos est dit être la capacité de l'âme (psyches dunamis) en vertu de laquelle les passions sont éprouvées (philoumen). Y a-t-il suffisamment de preuves bibliographiques pour parler d'une capacité de l'âme responsable de la production de tout le domaine émotionnel ? Est-il possible d'attribuer un rôle aussi important au thumos ? Y a-t-il vraiment un élément qui unifie les concepts de désir et d'émotion dans l'œuvre d'Aristote ? Telles sont les principales questions auxquelles il faut répondre.

 

Winning William

Dettagli

Titre de la thèse : « The Golden Chain: Redrawing the Map of Ancient Allegory »

Direction : M. Tim Whitmarsh (Université de Cambridge)

William Winning effectue un séjour de recherche de six mois au Centre Léon Robin (novembre 2022-avril 2023) auprès de Jean-Baptiste Gourinat

 

Résumé du projet de thèse :

Ma thèse vise à offrir une histoire du développement du concept d’allégorie dans les périodes archaïque, classique et hellénistique du monde grec. L’interprétation allégorique a traditionnellement été analysée comme la tentative de déchiffrage de textes cryptiques ; et a par conséquent été associée à l’histoire de la critique littéraire antique. Cependant, il nous semble que le modèle herméneutique sur lequel ces études sont fondées soit postérieur aux époques sur lesquelles se concentrent mes recherches, et ne s’applique par conséquent pas aux textes plus anciens. Pour les allégoristes des époques archaïques, classiques et hellénistiques, le processus d’interprétation d’un texte équivalait à le transposer d’un langage mythique à une langue contemporaine et philosophique. L’interprétation allégorique se proposait alors d’adapter, plutôt que de décoder les mythes antiques. Pour eux, Homère faisait de la philosophie comme on la faisait en son temps, c’est-à-dire en mobilisant dieux et déesses pour parler de la structure de l’univers ; cette philosophie ne dissimulait donc pas un message caché, mais nécessitait un effort interprétatif pour en appréhender la pleine portée. La différence entre le « mythique » et le « rationnel », pour les allégoristes, ne constituait pas un écart de contenu, mais bien plutôt une distinction entre deux discours de nature différents : l’un, ancien et mythique, l’autre, moderne et philosophique. Comprendre l’histoire de l’allégorie nous permet alors de mieux approfondir les catégories employées par les Grecs eux-mêmes pour distinguer ces deux pendants de la culture hellénique : le rationnel et le mythique.

 
   
   

Attualità  

   

Cerca su questo sito  

   
Copyright © 2026 Centre Léon Robin de recherches sur la pensée antique. Tutti i diritti riservati.
Joomla! è un software libero rilasciato sotto licenza GNU/GPL.

Abbiamo 2318 visitatori e nessun utente online