Scalas Giulia

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ScalasGiulia Scalas, born in Rome in 1989, has been a research fellow since October 2024 at the CNRS, within the Centre de recherches sur la pensée antique – Léon Robin (UMR 8061).

After studying philosophy at the Università di Roma – Sapienza, she defended her PhD in 2019 at the University of Lille. She has worked as a temporary lecturer and researcher at the Université Paris Nanterre and at the Faculty of Medicine of the University of Lille, before holding postdoctoral positions within the “Medicine and Philosophy” program at the Léon Robin Centre as well as in the IUF project Galenus Verbatim (UMR Orient & Méditerranée – Sorbonne Université).

Her research focuses mainly on atomist doctrines, and particularly on Epicurean philosophy. She is the author of a monograph, La théorie épicurienne du vivant, based on her dissertation, published in 2023 by Classiques Garnier (Les Anciens et les Modernes – Études de Philosophie), which examines the Epicurean conception of living beings in dialogue with certain philosophers and physicians (Democritus and Leucippus, the Hippocratic doctors, Aristotle and Theophrastus).

Alongside this work, she has conducted critical and textual studies on several complex testimonies traditionally regarded — notably according to Usener — as constituting the Epicurean corpus. The analysis of Lucretius’ work has played a central role in this context. She has also explored the ways in which Epicureanism continued to shape the thought of modern philosophers (Locke, Kant) and even contemporary ones (J. Bennet).

At present, she devotes special attention to Epicurus’ vast and fragmentary treatise On Nature (Peri Physeos), known mainly through papyrological sources still being uncovered, focusing on its elaboration and its transmission within the Hellenistic and post-Hellenistic Kepos. In connection with her research on the concept of “mechanism” as related to Epicurean physiology, she is working in particular on the revision of the edition of Book XIV of the Peri Physeos, together with its French translation and commentary. She is also part of a working group dedicated to the translation and commentary of Book XXVIII of the Peri Physeos.

Scalas Giulia

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Scalas

Giulia Scalas, née à Rome en 1989, est chargée de recherche depuis octobre 2024 au CNRS, au Centre de recherches sur la pensée antique - Léon Robin (UMR 8061).

Après une formation en philosophie à l’Università di Roma – Sapienza, elle a soutenu en 2019 son doctorat à l’Université de Lille. Elle a été attachée temporaire d’enseignement et de recherche à l’Université Paris Nanterre et à la Faculté de Médecine de l’Université de Lille, puis chercheuse postdoctorale dans le cadre du programme « Médecine et Philosophie » au Centre Léon Robin ainsi que dans le projet IUF « Galenus Verbatim » (UMR Orient et Méditerranée - Sorbonne Université).

Ses recherches portent principalement sur les doctrines atomistes, et en particulier sur la philosophie épicurienne. Elle est l’auteur d’une monographie, La théorie épicurienne du vivant, issue de sa thèse parue en 2023 chez Classiques Garnier (« Les Anciens et les Modernes – Études de Philosophie »), qui examine la conception épicurienne du vivant en dialogue avec certains philosophes et médecins (Démocrite et Leucippe, les médecins hippocratiques, Aristote et Théophraste).

Parallèlement à ces recherches, elle a mené des études critiques et textuelles sur plusieurs témoignages complexes, traditionnellement considérés — notamment selon Usener — comme constituant le corpus épicurien. L’analyse de l’œuvre de Lucrèce a occupé une place centrale dans ce cadre. GS s’est également intéressée à la manière dont l’épicurisme a continué de nourrir la réflexion de philosophes modernes (Locke, Kant) et même contemporains (J. Bennet).

Elle consacre actuellement une attention particulière au vaste et fragmentaire traité Sur la nature (Peri Physeos) d’Épicure, connu principalement grâce à des sources papyrologiques encore en cours de découverte, en s’attachant à son élaboration et à sa transmission dans le Kepos hellénistique et post-hellénistique. Dans le cadre de ses recherches sur le concept de « mécanisme » en rapport avec la physiologie épicurienne, elle travaille en particulier à la révision de l’édition du livre XIV du Peri Physeos, ainsi qu’à sa traduction française et à son commentaire. Elle participe également à un groupe de travail consacré à la traduction et au commentaire du livre XXVIII du Peri Physeos.

 

Quint Elise-Marie

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Titre de la thèse : "Perdre sa patrie : saint Augustin à l'épreuve du passé"

Direction : Mme Alexandra Michalewski (CNRS, Centre Léon Robin)

Thèse financée par un contrat doctoral de Sorbonne Université (école doctorale Concepts et langage)

Thèse inscrite en 2025

 

Résumé du projet de thèse :

La perte de la patrie, synonyme chez Platon de la chute de l'âme depuis le lieu où elle aurait contemplé les Idées, est solidaire d'un espoir du retour à notre partie véritable, dès lors que nous prenons conscience de notre véritable origine (Phèdre, 248b ; Timée, 90a-b). Philosopher n'est ainsi rien d'autre qu'espérer retourner, rentrer chez soi. Une fois que l'âme aura fait son temps ici-bas, elle se déliera du corps au moment de sa mort pour retrouver ce qu'elle avait jadis perdu. La perte n'était en somme qu'une punition temporaire, un passage ponctuel sur terre – à condition que l'âme ait purgé sa peine en vivant droitement.

Après avoir traversé les différents courants de la pensée néoplatonicienne, la perte définitive de la patrie se traduit dans la philosophie de Saint Augustin par une reconfiguration de l'âme humaine comme définitivement marquée par le péché originel et la chute de l'Eden qui est irréversible. Il s'ensuit une acception nouvelle du concept de passé – du rapport de l'homme à son origine et du retour de l'âme à celle-ci – que nous nous proposons d'étudier chez Saint Augustin. Il s'agira de se demander quelle est l'originalité de la pensée augustinienne eu égard au retour de l'âme à la patrie véritable, selon qu'il s'inscrit en continuité ou en rupture avec les différents auteurs des traditions néoplatoniciennes. Notons que ces métaphores sur le retour de l'âme ont une portée philosophique essentielle en ce qu'elles redéfinissent la place de l'homme, le type d'existence qui lui est réservée ici-bas : la "patrie perdue" fait ainsi directement signe vers l'identification d'un chez-soi véritable de l'âme humaine par distinction avec cet ici-bas auquel correspond sa vie incarnée. Elle  permet de redéfinir la vie humaine comme une aliénation, un exil dont il s'agit de guérir en prenant le chemin du retour jusque chez soi. La métaphore de la patrie perdue a ainsi une portée à la fois anthropologique, ontologique, épistémologique et théologique.

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Verthuy Fabio

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Titre de la thèse : « Aristophane de Byzance et la transmission de la zoologie aristotélicienne : Une nouvelle édition critique et un commentaire de l'épitomé d'Aristophane »

Direction : M. David Lefebvre ; M. Gertjan Verhasselt (Université de Padoue)

Bourse financée par le Département des sciences historiques, géographiques et de l'Antiquité (DiSSGeA) de l'Université de Padoue, avec les fonds du projet ERC-2021-STG

Thèse inscrite en 2024

 

Résumé de la thèse : Mon projet de recherche vise à identifier le contenu, la méthodologie et l'influence de l'épitomé d'Aristophane de Byzance, conservé dans la Sylloge peri zoion, une anthologie byzantine de textes zoologiques commandée par l'empereur Constantin VII Porphyrogénète. L'étude poursuit quatre objectifs principaux. Premièrement, elle a pour but de produire une nouvelle édition critique de l'épitomé d'Aristophane, accompagnée d'une traduction en anglais et d'un commentaire approfondi. Deuxièmement, elle examinera les techniques éditoriales et les sources utilisées par Aristophane, en mettant l'accent sur ses adaptations des œuvres zoologiques d'Aristote et sur son éventuel recours à des textes perdus, tels que les Anatomies. Troisièmement, elle analysera la réception de l'épitomé d'Aristophane ainsi que son influence sur les auteurs postérieurs. Enfin, elle cherchera à identifier l'origine des chapitres non attribuables à Aristophane au sein de la Sylloge, en déterminant leurs sources et en évaluant leur contribution à la structure globale de l'anthologie.

 

Raffy Sidonie

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Raffy

 

Née en 1996 à Toulouse.

Après un master en sciences de l’information et des bibliothèques et plusieurs expériences en bibliothèques d’études et de recherche, Sidonie Raffy a intégré l’Institut National de l’Information Scientifique et Technique (Inist-CNRS) pour travailler sur Cat OPIDoR, le catalogue des services français dédiés aux données de recherche.

Elle est depuis le 02/06/2025 en charge de la bibliothèque du Centre Léon Robin.

Contact : sidonie.raffy[à]cnrs.fr

 
   
   

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