Saetta Cottone Rossella
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- Mis à jour le vendredi 11 septembre 2026 14:42

Rossella Saetta Cottone, née le 5 juin 1968, a d'abord été formée en Italie, où elle a obtenu une maîtrise en Lettres Classiques (Université de Palerme, 1994) et un doctorat en philologie et culture greco-latine en co-tutelle franco-italienne (Université de Palerme-Université de Lille3, 2000), avec une thèse sur l'injure dans la comédie d'Aristophane visant à saisir les aspects à la fois pragmatiques et poétiques de cette pratique discursive (Rome 2005 ; Paris 20262). Pendant les années post-doc, elle a travaillé avec les philologues de l'École de Lille, notamment avec Pierre Judet de La Combe et Jean Bollack dans le cadre du programme « Histoire critique de l’interprétation littéraire » de la Maison des Sciences de l’Homme de Paris. En 2009, elle a été recrutée comme chargée de recherche au CNRS et rattachée au Centre Léon Robin de recherches sur la pensée antique de la Sorbonne. En 2013 elle a soutenu son HDR à l'ENS (titre du dossier original « Les Thesmophories d'Aristophane : la mimèsis entre théâtre et philosophie »). Depuis 2018, elle est Directeur de recherche. Sa formation est double. En Italie, elle s'est formée à l'exercice de la philologie, à l'explication et à l'établissement des textes ainsi qu'aux sciences sociales et à leur apport pour l'étude de l'Antiquité. En France, elle a pu se familiariser avec les méthodes de l'analyse herméneutique, en s'intéressant au sens et à la facture des œuvres, tout en approfondissant la réflexion sur la relation entre la création poétique et les conditions sociales de sa production, par le recours à la pragmatique des formes discursives. À partir de ses travaux sur Aristophane et sur la comédie ancienne (Aristophane et l'art de l'injure. Poétique et pragmatique, Paris 20262 ; Aristophane, Les Thesmophories ou la fête des femmes, Paris 2016), elle a étendu ses recherches à la tragédie d'Euripide, en proposant plusieurs études sur les jeux de contamination entre les pièces du poète comique et celles du poète tragique dans le cadre d'une réflexion sur la rivalité inter-générique entre dramaturges de la fin du Ve siècle avant J.-C. Ces études l'ont menée a élargir son travail aux penseurs présocratiques qu'elle a appréhendés sous l'angle de leur réception par la tragédie et la comédie attiques [Comédie et philosophie. Socrate et les présocratiques dans les Nuées d'Aristophane (dir avec A. Laks), Paris 2013 ; Socrates-Aristophanes-Euripides (dir. avec A. Rodighiero et A. Stavru) à paraître] avant de s'intéresser plus particulièrement à Empédocle [Soleil et connaissance. Empédocle avant Platon, Paris 2023, prix Zôgraphos de l'Association des études grecques]. Parallèlement elle a entamé des recherches en historiographie philosophique centrées sur l'œuvre et la biographie de la spécialiste des mythes et de la pensée archaïque Clémence Ramnoux, dont elle a contribué à rééditer les œuvres (Les Belles Lettres/Encre marine 2020) et à retrouver le fonds d'archives [Clémence Ramnoux entre mythes et philosophie. Dumézil, Freud, Bachelard (dir.), Paris 2025]. Ses recherches sur le théâtre, la philosophie archaïque et l'historiographie philosophique ont été nourries par les travaux des séminaires qu'elle organise en collaboration avec Christine Mauduit à l'ENS, et au sein du Centre Léon Robin. Elle prépare actuellement une monographie sur Euripide, dans laquelle elle se propose de questionner la lecture nietzschéenne de ce poète tragique, ainsi qu'un commentaire des Nuées d'Aristophane.
Entre 2015 et 2018, en collaboration avec Fernando Santoro (UFRJ), elle a dirigé le programme franco-brésilien pour la formation et la recherche CAPES-COFECUB « Pratiques et théories de la poétique en Grèce antique : de Parménide à Aristote », et dans le cadre de la même collaboration elle dirige depuis 2024 le programme CAPES-COFECUB « La mimèsis de la pensée : tragédie, comédie, philosophie ». Entre 2015 et 2018, en collaboration avec Sara Fortuna (Università Guglielmo Marconi, Rome), elle a coordonné un projet sur « Les intraduisibles de la langue italienne » soutenu par le Labex TransferS qui a permis d'entamer un travail à la fois théorique et pratique sur la traduction en langue italienne du Vocabulaire européen des philosophies de Barbara Cassin. Depuis 2023, elle dirige un projet de recherche sur l'œuvre de Clémence Ramnoux grâce au soutien de l'Institut des Sciences de l'Antiquité de la Sorbonne (ISAntiq).
Membre du comité éditorial de Anais de filosofia clássica. Revista do programa de pós-graduação em filosofia da UFRJ ; membre du comité scientifique de Aretè. International Journal of Philosophy, Human & Social Sciences de l’Université G. Marconi de Rome.
Labarrière Jean-Louis
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- Mis à jour le mercredi 9 septembre 2020 22:22

Jean-Louis Labarrière, né le 8 mai 1953, agrégé de philosophie (1980), ancien élève de l'École Normale Supérieure de Saint-Cloud (1975), Docteur en philosophie et sciences sociales (EHESS, 1998), titulaire d'une Habilitation à diriger des recherches (LILLE 3, 2006) a été recruté au CNRS en 1988 . Il a été été membre du Centre Louis Gernet de Recherches Comparées sur les Sociétés Anciennes (UMR 8567), puis de septembre 2006 à août 2009, affecté à la Maison Française d'Oxford (USR 3129). Il a enseigné dans les Universités de Paris-VIII Saint-Denis, Paris-X Nanterre et Paris IV-Sorbonne et dans les Écoles Normales Supérieures. Il a aussi été Chargé de conférences à l'Université de Genève et professeur invité dans les Universités de Montréal et de São-Paulo.
Ses recherches en philosophie ancienne portent principalement sur deux grands domaines :
1) la question de la différence entre l'homme et l'animal dans l'antiquité, inaugurée par sa thèse « L'intelligence et la vie des animaux chez Aristote » ;
2) le problème de la phantasia, « imagination, représentation, apparition ». Il prépare actuellement un livre sur la question chez Aristote.
Jean-Louis Labarrière fut Secrétaire Général de l'European Society for Ancient Philosophy ; il est actuellement Président du Directoire de la revue trimestrielle Les Études philosophiques (PUF)
Jean-Louis Labarrière, born on the May 8th of 1953, holds the agrégation in philosophy (1980), is an alumnus of the École Normale Supérieure of Saint-Cloud (1975), Doctor in Philosophy and Social Sciences (EHESS, on 1998), « Habilité à diriger des Recherches » (LILLE 3, 2006), and has been Research Fellow (or « Scientist ») at the CNRS since 1988. He was a member of the « Centre Louis Gernet de Recherches Comparées sur les Sociétés anciennes » (UMR 8567), since he was appointed to the Maison Française d’Oxford (USR 3129) from September 2006 until to August 2009. He taught in the Universities of Paris-VIII Saint-Denis, Paris-X Nanterre, Paris IV-Sorbonne and in Écoles Normales Supérieures. He was also visiting professor in the Universities of São-Paulo, Montreal and Geneva.
His research in ancient philosophy concerns two main areas:
1) the question of the difference between human beings and other animal species, inaugurated by his thesis « Intelligence and Life in Animals according to Aristotle »
2) the problem of the phantasia, « imagination, representation, appearance ». He is currently preparing a book on this topic in the works of Aristotle.
Jean-Louis Labarrière was General Secretary of the European Society for Ancient Philosophy (ESAP). He is President of the Board of Directors of the quarterly magazine Les Études philosophiques (PUF).
Gourinat Jean-Baptiste
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- Mis à jour le mercredi 9 septembre 2026 12:38
Né à Nice en 1964, Jean-Baptiste Gourinat a fait ses études secondaires au Lycée Thiers à Marseille. Élève de l’École Normale Supérieure à Paris de 1985 à 1990, il est agrégé de philosophie (1988) et docteur en philosophie (1993). Après sa thèse de doctorat sur La dialectique des stoïciens à l’Université de Paris-IV (publiée en 2000), il est recruté au CNRS en 1997. En 2006, il a soutenu à l’Université de Paris-IV une Habilitation à diriger des recherches intitulée Ratio disserendi. La place et le rôle de la dialectique et de la logique dans la philosophie antique et il est devenu directeur de recherche au CNRS en 2008. En 2006, il devient directeur-adjoint du Centre Léon Robin. Du 1er septembre 2012 au 31 décembre 2024, il a été directeur du Centre Léon Robin. Ses domaines de recherche de prédilection sont l’histoire de la logique et de la dialectique dans l’Antiquité, ainsi que l’école stoïcienne, deux directions de recherche qui trouvent leur point de départ dans sa thèse sur La dialectique des Stoïciens. Il est également l'auteur de divers autres ouvrages (dont le "Que sais-je?" sur Le stoïcisme) et de nombreux articles concernant le stoïcisme, mais aussi Socrate, Platon, Aristote, et l'École de Lvov-Varsovie.
Il a également publié une traduction et un commentaire du traité de Plotin consacré à la dialectique : Plotin, Traité 20, Qu'est-ce que la dialectique ? chez Vrin. Il a par ailleurs dirigé la réédition d'ouvrages de référence sur la période hellénistique et l'édition de certains des actes de séminaires ou colloque du Centre Léon Robin. Depuis 2013, avec André Laks et Michel Narcy puis désormais Thomas Bénatouïl et Julie Giovacchini, il est co-directeur de la revue Philosophie antique. Problèmes, Renaissances, Usages, publiée par la librairie Vrin, après avoir été membre du comité de rédaction de la revue depuis sa création en 2001. Depuis 2019, il est également responsable, avec Hélène Casanova-Robin du projet ANR PhiLat (Lexique philosophique de la Latinité).
Gysembergh Victor
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- Mis à jour le mardi 21 octobre 2025 11:53
Victor Gysembergh est né à Roubaix en 1987. Il a été admis sur concours à l’École normale supérieure de Paris (2007) et à l’agrégation de Lettres classiques (2010). Après un master de Lettres classiques à l’université de Paris-Sorbonne et un master d’Assyriologie à l’université de Heidelberg, il a soutenu en 2015 son doctorat en sciences de l’Antiquité à l’université de Reims. Il a ensuite reçu des bourses de recherche des Fondations Thiers (Paris, 2015-2016) et Alexander-von-Humboldt (Freie Universität Berlin, 2017-2019). Il a enseigné dans les universités de Heidelberg et de Reims, à la Freie Universität de Berlin, et à Sorbonne Université. En 2018, il est entré au CNRS, au Centre Léon Robin de recherches sur la pensée antique. En 2023, il a reçu la médaille de bronze du CNRS et a soutenu son Habilitation à diriger des recherches à Sorbonne Université. En 2024, il a reçu le prix A3 du rayonnement scientifique du CNRS. En 2025, il a été nommé Directeur de recherches au CNRS, et a reçu le prix Suzanne-Amigues de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres et le prix Raymond-Weil de l’Association des Études Grecques.
Depuis 2018, une grande partie de ses recherches porte sur l’étude de manuscrits palimpsestes et endommagés à l’aide de techniques d’imagerie avancées, notamment l’imagerie multispectrale. Faisant suite à plusieurs projets de recherche dans ce domaine, financés par Sorbonne Université et la Ville de Paris, il dirige à partir de Janvier 2026 le projet PALAI financé par le Conseil Européen de la Recherche (ERC). Ces travaux ont notamment mené à la redécouverte du traité perdu de Claude Ptolémée sur son Météoroscope, de fragments du Catalogue d’étoiles d’Hipparque, et de fragments d’une introduction latine à la philosophie platonicienne (souvent désignée comme le « Nouvel Apulée »). Il poursuit actuellement ses explorations dans différentes collections comportant des manuscrits palimpsestes et endommagés, notamment à la Bibliothèque nationale de France ainsi que dans différentes bibliothèques conservant des manuscrits d’Italie du Nord.
Ses travaux se situent à l’intersection de l’histoire de la philosophie et de l’histoire des sciences. Ils ont pour dénominateur commun la volonté de renouveler l’interprétation des sources gréco-latines par la prise en compte des textes cunéiformes, mais aussi d’autres langues savantes antiques et médiévales. Dans cette perspective, il a publié avec W. Furley la monographie Reading the Liver. Papyrological Texts on Ancient Greek Extispicy (Tübingen, 2015), et avec A. Schwab le volume collectif Le travail du savoir. Philosophie, sciences exactes et sciences appliquées dans l’Antiquité (Trèves, 2015), et il a mis à jour la traduction de M. Federspiel, Aristote. Traité du ciel (Paris, 2017).
Il a également publié les seuls fragments connus de commentaires antiques aux Réfutations sophistiques d’Aristote, qu’il a découverts dans un traité de l’humaniste Agostino Nifo (Forgotten Ancient Commentaries on Aristotle’s Sophistical Refutations, Berlin, 2023), et la première édition traduite et commentée des fragments d’Eudoxe de Cnide (Eudoxe de Cnide, Témoignages et fragments, Paris, 2024). Il est en outre l’auteur d’articles et de comptes-rendus disponibles ici et ici en libre accès, portant principalement sur l’interprétation de fragments relatifs à l’histoire des sciences, de la cosmologie et de la philosophie dans l’Antiquité.




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