Vasiliu Anca

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AVasiliu_PhotoANCA VASILIU, née à Bucarest en 1957, vit à Paris depuis 1990 et travaille au CNRS depuis 1998. Elle a une double formation : en philosophie et en histoire de l’art. Après des études d’histoire de l’art byzantin et dix ans de travail comme chercheur à l’Institut d’histoire et théorie de l’art (Académie roumaine, Bucarest), elle a suivi une formation en philosophie ancienne en France dans les Universités Paris X-Nanterre (Doctorat de philosophie, 1996) et Paris IV-Sorbonne (HDR, 2005). Depuis 2000 elle dirige le séminaire de recherches portant sur la transmission des thèmes et des concepts philosophiques de l’Antiquité au Moyen Age. Elle a fondé en 2003 et dirige depuis la revue annuelle Chôra (Revue d’études anciennes et médiévales de philosophie, théologie et sciences). Depuis 2007 elle est Directeur de recherche au CNRS et fait partie du Centre Léon Robin. Elle a enseigné la philosophie grecque comme chargée de cours à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne entre 2007 et 2019, après avoir enseigné six ans à l’Université Paris X-Nanterre. Elle est membre titulaire de la Société Internationale pour l’Étude de la Philosophie Médiévale (SIEPM) depuis 1997 et de l’Association des Études grecques en France (1869) depuis 2010. Elle a été Directeur de programme au Collège international de philosophie (Paris, 1998-2004). Ses principales publications : Du Diaphane. Image, milieu, lumière dans la pensée antique et médiévale, Vrin, 1997 (trad. en roumain, Polirom, 2010) ; Dire et voir. La parole visible du Sophiste, Vrin (2008 ; prix « Zôgraphos » des Etudes grecques en 2009) ; Eikôn. L’image dans le discours des trois Cappadociens, P.U.F. (2010) ; Images de soi dans l’Antiquité tardive, Vrin (2012) ; Divines techniques. Arts et langage homérique à la fin de l'Antiquité, Garnier (2016) ; Penser Dieu. Noétique et métaphysique dans l'Antiquité tardive, Vrin (2018) ; Montrer l'âme. Lecture du Phèdre de Platon (Paris, Sorbonne Université Presses, 2021).

Elle a également publié un ouvrage de synthèse sur l’iconographie post-byzantine : Les architectures de l’image. Monastères de Moldavie XIVe-XVIe s. (Jaca Book/Paris-Méditerranée, 1998, traduit en italien et en allemand chez Hirmer Verlag, 1999) et a co-dirigé deux ouvrages collectifs de philosophie médiévale chez Honoré Champion (2004) et Brepols (2005). Elle a en outre publié des articles dans des revues de spécialité (Archives d’histoire doctrinale et littéraire du Moyen Age, Cahiers de Civilisation Médiévale, Revue de l’art, Journal des Savants, Dionysius, Les Études philosophiques etc.) et dans des volumes collectifs thématiques (publiés aux éditions Vrin, H. Champion, Peeters, Hazan, P.U.F., La Différence, Sankt Augustin Academia Verlag, Droz, École Française de Rome, Brepols, Brill, De Gruyter etc.). Son livre Images de soi dans l'Antiquité tardive a obtenu le prix littérature et philosophie de l'Académie française en 2013 : Prix Montyon médaille d'argent. En 2022 elle a reçu le "Grand Prix de Philosophie" de l'Académie Française pour l'ensemble de son œuvre.

Dernière parution : A. Vasiliu, Démiurge du réel (Paris, PUF, 2024)

Pour contacter Anca Vasiliu : anca.vasiliu[at]ens.psl.eu ; ancavasiliu45[at]gmail.com

Saetta Cottone Rossella

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PhotoRossellaSaettaCottone_CentreLEONROBIN

Rossella Saetta Cottone, née le 5 juin 1968, a d'abord été formée en Italie, où elle a obtenu une maîtrise en Lettres Classiques (Université de Palerme, 1994) et un doctorat en philologie grecque, avec une thèse sur La poétique de l'injure dans la comédie d'Aristophane en co-tutelle franco-italienne (Université de Lille3-Université de Palerme, 2000), publiée en 2005 (Aristofane e la poetica dell'ingiuria, Carocci, Rome).

Pendant les années post-doc, elle a collaboré avec les philologues de l'École de Lille, notamment avec Jean Bollack dans le cadre du programme « Histoire critique de l’interprétation littéraire » de la Maison des Sciences de l’Homme de Paris.

En 2009, elle a été recrutée comme chargée de recherche au CNRS et rattachée au Centre Léon Robin de recherches sur la pensée antique de Sorbonne Université. Depuis 2018, elle est Directeur de recherche. Sa formation est double. En Italie, elle s'est formée à l'exercice de la philologie, à l'explication et à l'établissement des textes ainsi qu'aux sciences sociales et à leur apport pour l'étude de l'Antiquité. En France, elle a pu se familiariser avec les méthodes de l'analyse herméneutique, en s'intéressant au sens et à la facture des œuvres, tout en approfondissant la réflexion sur la relation entre la création poétique et les conditions sociales de sa production, par le recours à la pragmatique des formes discursives.

Ses recherches portent principalement sur quatre domaines :

1) la comédie et la tragédie, ainsi que les traditions poétiques du blâme et de l'éloge ;

2) la pensée archaïque ;

3) les relations entre le théâtre attique et la philosophie des présocratiques ;

4) l'histoire de la philologie et l'historiographie philosophique.

Elle a publié une traduction commentée des Thesmophories d'Aristophane (De Boccard, Paris, 2016), une étude monographique sur Empédocle intitulée Soleil et connaissance. Empédocle avant Platon (Les Belles Lettres/encre marine, 2023) et plusieurs ouvrages collectifs, dont Penser les dieux avec les présocratiques (Éditions Rue d’Ulm, Paris, 2021).

Elle prépare actuellement une monographie sur l'élaboration de la notion de mimèsis par les auteurs dramatiques, qui se propose d'articuler les termes que les modèles actuels de l'activité poétique ont tendance à isoler : la mimèsis, comme création de l'illusion par le travail d'interprétation de l'acteur, la performance, comme événement social, et la  réflexivité propre au fait théâtral.

Entre 2015 et 2018, en collaboration avec Fernando Santoro (UFRJ), elle a dirigé le programme franco-brésilien pour la formation et la recherche CAPES-COFECUB « Pratiques et théories de la poétique en Grèce antique : de Parménide à Aristote ». Entre 2015 et 2017, en collaboration avec Sara Fortuna (Università G. Marconi, Rome), elle a coordonné un projet sur « Les intraduisibles de la langue italienne » soutenu par le Labex TransferS. Depuis 2023, elle dirige un projet de recherche sur l'œuvre de Clémence Ramnoux grâce au soutien de l'Initiative Sciences de l'Antiquité (ISAntiq), intitulé "Clémence Ramnoux : la pensée archaïque à la croisée des sciences de l’Antiquité et des sciences humaines".

Depuis plusieurs années, elle coordonne un séminaire sur les Présocratiques dans le Centre Léon Robin, en collaboration avec Gérard Journée et elle assure un cours sur la tragédie antique en collaboration avec Christine Mauduit à l’ENS de Paris.

Membre du comité éditorial de Anais de filosofia clássica. Revista do programa de pós-graduação em filosofia da UFRJ ; membre du comité scientifique de Aretè. International Journal of Philosophy, Human & Social Sciences de l’Université G. Marconi de Rome.

Labarrière Jean-Louis

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Jean-Louis Labarrière, né le 8 mai 1953, agrégé de philosophie (1980), ancien élève de l'École Normale Supérieure de Saint-Cloud (1975), Docteur en philosophie et sciences sociales (EHESS, 1998), titulaire d'une Habilitation à diriger des recherches (LILLE 3, 2006) a été recruté au CNRS en 1988 . Il a été été membre du Centre Louis Gernet de Recherches Comparées sur les Sociétés Anciennes (UMR 8567), puis de septembre 2006 à août 2009, affecté à la Maison Française d'Oxford (USR 3129). Il a enseigné dans les Universités de Paris-VIII Saint-Denis, Paris-X Nanterre et Paris IV-Sorbonne et dans les Écoles Normales Supérieures. Il a aussi été Chargé de conférences à l'Université de Genève et professeur invité dans les Universités de Montréal et de São-Paulo.
 
Ses recherches en philosophie ancienne portent principalement sur deux grands domaines :
1) la question de la différence entre l'homme et l'animal dans l'antiquité, inaugurée par sa thèse « L'intelligence et la vie des animaux chez Aristote » ;
2) le problème de la phantasia, « imagination, représentation, apparition ». Il prépare actuellement un livre sur la question chez Aristote.
Jean-Louis Labarrière fut Secrétaire Général de l'European Society for Ancient Philosophy ; il est actuellement Président du Directoire de la revue trimestrielle Les Études philosophiques (PUF)
 


Jean-Louis Labarrière, born on the May 8th of 1953, holds the agrégation in philosophy (1980), is an alumnus of the École Normale Supérieure of Saint-Cloud (1975), Doctor in Philosophy and Social Sciences (EHESS, on 1998), « Habilité à diriger des Recherches » (LILLE 3, 2006), and has been Research Fellow (or « Scientist ») at the CNRS since 1988. He was a member of the « Centre Louis Gernet de Recherches Comparées sur les Sociétés anciennes » (UMR 8567), since he was appointed to the Maison Française d’Oxford (USR 3129) from September 2006 until to August 2009. He taught in the Universities of Paris-VIII Saint-Denis, Paris-X Nanterre, Paris IV-Sorbonne and in Écoles Normales Supérieures. He was also visiting professor in the Universities of São-Paulo, Montreal and Geneva.
 
His research in ancient philosophy concerns two main areas:
1) the question of the difference between human beings and other animal species, inaugurated by his thesis « Intelligence and Life in Animals according to Aristotle »
2) the problem of the phantasia, « imagination, representation, appearance ». He is currently preparing a book on this topic in the works of Aristotle.
Jean-Louis Labarrière was General Secretary of the European Society for Ancient Philosophy (ESAP). He is President of the Board of Directors of the quarterly magazine Les Études philosophiques (PUF).

Gourinat Jean-Baptiste

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Né à Nice en 1964, Jean-Baptiste Gourinat a fait ses études secondaires au Lycée Thiers à Marseille. Élève de l’École Normale Supérieure à Paris de 1985 à 1990, il est agrégé de philosophie (1988) et docteur en philosophie (1993). Après sa thèse de doctorat sur La dialectique des stoïciens à l’Université de Paris-IV (publiée en 2000), il est recruté au CNRS en 1997. En 2006, il a soutenu à l’Université de Paris-IV une Habilitation à diriger des recherches intitulée Ratio disserendi. La place et le rôle de la dialectique et de la logique dans la philosophie antique et il est devenu directeur de recherche au CNRS en 2008. En 2006, il devient directeur-adjoint du Centre Léon Robin. Du 1er septembre 2012 au 31 décembre 2024, il a été directeur du Centre Léon Robin. Ses domaines de recherche de prédilection sont l’histoire de la logique et de la dialectique dans l’Antiquité, ainsi que l’école stoïcienne, deux directions de recherche qui trouvent leur point de départ dans sa thèse sur La dialectique des Stoïciens. Il est également l'auteur de divers autres ouvrages (dont le "Que sais-je?" sur Le stoïcisme) et de nombreux articles concernant le stoïcisme, mais aussi Socrate, Platon, Aristote, et l'École de Lvov-Varsovie.

Il a également publié une traduction et un commentaire du traité de Plotin consacré à la dialectique : Plotin, Traité 20, Qu'est-ce que la dialectique ? chez Vrin. Il a par ailleurs dirigé la réédition d'ouvrages de référence sur la période hellénistique et l'édition de certains des actes de séminaires ou colloque du Centre Léon Robin. Depuis 2013, avec André Laks et Michel Narcy puis désormais Thomas Bénatouïl et Julie Giovacchini, il est co-directeur de la revue Philosophie antique. Problèmes, Renaissances, Usages, publiée par la librairie Vrin, après avoir été membre du comité de rédaction de la revue depuis sa création en 2001. Depuis 2019, il est également responsable, avec Hélène Casanova-Robin du projet ANR PhiLat (Lexique philosophique de la Latinité).

Pour contacter Jean-Baptiste Gourinat : jean-baptiste.gourinat[at]sorbonne-universite.fr

Gysembergh Victor

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Gysembergh_photoVictor Gysembergh est né à Roubaix en 1987. Il a été admis sur concours à l’École normale supérieure de Paris (2007) et à l’agrégation de Lettres classiques (2010). Après un master de Lettres classiques à l’université de Paris-Sorbonne et un master d’Assyriologie à l’université de Heidelberg, il a soutenu en 2015 son doctorat en sciences de l’Antiquité à l’université de Reims. Il a ensuite reçu des bourses de recherche des Fondations Thiers (Paris, 2015-2016) et Alexander-von-Humboldt (Freie Universität Berlin, 2017-2019). Il a enseigné dans les universités de Heidelberg et de Reims, à la Freie Universität de Berlin, et à Sorbonne Université. En 2018, il est entré au CNRS, au Centre Léon Robin de recherches sur la pensée antique. En 2023, il a reçu la médaille de bronze du CNRS et a soutenu son Habilitation à diriger des recherches à Sorbonne Université. En 2024, il a reçu le prix A3 du rayonnement scientifique du CNRS. En 2025, il a été nommé Directeur de recherches au CNRS, et a reçu le prix Suzanne-Amigues de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres et le prix Raymond-Weil de l’Association des Études Grecques.

Depuis 2018, une grande partie de ses recherches porte sur l’étude de manuscrits palimpsestes et endommagés à l’aide de techniques d’imagerie avancées, notamment l’imagerie multispectrale. Faisant suite à plusieurs projets de recherche dans ce domaine, financés par Sorbonne Université et la Ville de Paris, il dirige à partir de Janvier 2026 le projet PALAI financé par le Conseil Européen de la Recherche (ERC). Ces travaux ont notamment mené à la redécouverte du traité perdu de Claude Ptolémée sur son Météoroscope, de fragments du Catalogue d’étoiles d’Hipparque, et de fragments d’une introduction latine à la philosophie platonicienne (souvent désignée comme le « Nouvel Apulée »). Il poursuit actuellement ses explorations dans différentes collections comportant des manuscrits palimpsestes et endommagés, notamment à la Bibliothèque nationale de France ainsi que dans différentes bibliothèques conservant des manuscrits d’Italie du Nord.

Ses travaux se situent à l’intersection de l’histoire de la philosophie et de l’histoire des sciences. Ils ont pour dénominateur commun la volonté de renouveler l’interprétation des sources gréco-latines par la prise en compte des textes cunéiformes, mais aussi d’autres langues savantes antiques et médiévales. Dans cette perspective, il a publié avec W. Furley la monographie Reading the Liver. Papyrological Texts on Ancient Greek Extispicy (Tübingen, 2015), et avec A. Schwab le volume collectif Le travail du savoir. Philosophie, sciences exactes et sciences appliquées dans l’Antiquité (Trèves, 2015), et il a mis à jour la traduction de M. Federspiel, Aristote. Traité du ciel (Paris, 2017).

Il a également publié les seuls fragments connus de commentaires antiques aux Réfutations sophistiques d’Aristote, qu’il a découverts dans un traité de l’humaniste Agostino Nifo (Forgotten Ancient Commentaries on Aristotle’s Sophistical Refutations, Berlin, 2023), et la première édition traduite et commentée des fragments d’Eudoxe de Cnide (Eudoxe de Cnide, Témoignages et fragments, Paris, 2024). Il est en outre l’auteur d’articles et de comptes-rendus disponibles ici et ici en libre accès, portant principalement sur l’interprétation de fragments relatifs à l’histoire des sciences, de la cosmologie et de la philosophie dans l’Antiquité.

Husson Suzanne

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Suzanne Husson, docteur en philosophie et maîtresse de conférences à la faculté des lettres de Sorbonne-Université est spécialiste en philosophie ancienne. Après avoir travaillé sous la direction de Jacques Derrida pour son DEA à l’EHESS, elle a soutenu sa thèse sur La pensée politique des premiers cyniques, sous la direction de Gilbert Romeyer Dherbey (Université Paris IV, 1997).

Membre du centre Léon Robin, ses principaux domaines d’étude sont le cynisme, dont elle s’attache, par une démarche philologique rigoureuse, à dégager la cohérence philosophique, en particulier par une analyse de sa tradition écrite, ainsi que le premier stoïcisme. Intégrant le platonisme et différents courants de la philosophie hellénistique, sa recherche s’oriente à présent vers une étude de la genèse et du développement de la notion d’autarcie, dans ses implications morales et politiques, ainsi que dans la transformation du rapport de l’homme à la nature. Elle travaille actuellement à une traduction commentée du Contre les oracles d’Œnomaus de Gadara.

Derniers ouvrages parus : La République de Diogène, Une cité en quête de la nature, Paris : Vrin, coll. « Histoire des doctrines de l’Antiquité classique », 2011.

Avec Juliette Lemaire, Les trois Républiques. Platon, Diogène de Sinope et Zénon de Citium, Paris, Vrin, coll. « Histoire de la philosophie », 2022.

 


Susana Diaz Gallego-Husson es actualmente « maître de conférences » en filosofía en la Universidad de Paris IV-Sorbona, participa a varios grupos de trabajo relacionados con la filosofía antigua en el centro Léon Robin. Sus campos de investigación son la historia del cinismo antiguo y del estoicismo y mas generalmente la historia de la idea de autarkeia en la antiguedad. Ha publicado La République de Diogène (Vrin).

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Rashed Marwan

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PhotoMarwanRashed

Marwan Rashed est né à Paris en 1971. Après des études en France (Ecole normale supérieure de la rue d’Ulm, maîtrise sous la direction de Monique Alexandre et de Jacques Brunschwig, agrégation de Lettres Classiques) et en Allemagne (Graduiertenkolleg Textüberlieferung de Hambourg, Aristoteles-Archiv de Berlin), il a soutenu sa thèse de doctorat à Hambourg en 1999 sous la direction de Dieter Harlfinger (« Die Überlieferungsgeschichte der aristotelischen Schrift De generatione et corruptione ») et a été recruté en 2000 au CNRS, au centre Léon-Robin. Après avoir soutenu son Habilitation à diriger des Recherches en 2005 à l’Université de Paris-Sorbonne sous la direction de Jonathan Barnes (« traditions anciennes et médiévales de la philosophie naturelle »), il a été élu en 2006 professeur de philologie grecque à l’École normale supérieure puis, en 2012, professeur d’histoire de la philosophie grecque à la Sorbonne, où il a aussi fondé un enseignement d’histoire de la philosophie arabe. Il est directeur adjoint du Centre Léon-Robin.

Marwan Rashed a consacré plusieurs ouvrages à Aristote et à ses commentateurs antiques. Il est notamment l’auteur d’une édition critique commentée du traité d’Aristote Sur la génération et la corruption, ainsi que de deux ouvrages sur Alexandre d’Aphrodise, dont une édition critique des fragments (découverts dans un manuscrit byzantin) de son commentaire perdu à la Physique d’Aristote (livres IV-VIII).

Marwan Rashed travaille actuellement sur les traditions platonicienne et aristotélicienne. Ses études sur Platon se concentrent sur l’ontologie mathématique du Timée, à laquelle il a récemment consacré trois articles. Il prépare une édition critique du Timée pour les Belles-Lettres et un livre pour Oxford University Press, issu de ses Nellie Wallace Lectures (Faculté de philosophie d’Oxford, automne 2013), intitulé Timaeus’ Five Worlds. A Study of Plato’s Mathematical Ontology. Dans le domaine aristotélicien, Marwan Rashed travaille, en collaboration avec Oliver Primavesi (LMU München), à une nouvelle édition critique de la Métaphysique d’Aristote pour la collection Oxford Classical Texts, destinée à remplacer les ouvrages classiques de W. D. Ross et de W. Jaeger en prenant pour la première fois en compte toutes les sources disponibles (byzantines et arabes en particulier). Voir la présentation de ce programme de recherche ici.

Marwan Rashed s’intéresse aussi aux doctrines philosophiques de l’Islam classique. Dans ce contexte, il étudie tout spécialement les interactions entre la philosophie arabe de tradition grecque (la falsafa) et la théologie rationnelle (le kalam). Il vient notamment de découvrir et d'éditer le manuscrit d’une œuvre du grand théologien imamite al-Hasan Musa al-Nawbakhti (ca 850-ca 920), qui constitue, autour de 900, la première synthèse maîtrisée des deux courants.

 

Toulouse Stéphane

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Né en 1964 à Cahors, Stéphane Toulouse est ancien élève de l'École normale supérieure de Paris (1985, 6e) et agrégé de lettres classiques. Il soutient sa thèse de doctorat en 2001 à la section des sciences religieuses de l'École pratique des hautes études, sur le sujet suivant : les théories du véhicule de l'âme dans le néoplatonisme : genèse et évolution d'une doctrine de la médiation entre l'âme et le corps. Depuis 2005, il est maître de conférences de grec à l'École normale supérieure de Paris, où il est affecté à la bibliothèque des lettres pour s'y occuper des acquisitions. À ce titre, il a participé au projet d'ensemble documentaire autour de Pierre Petitmengin, ancien directeur de la bibliothèque de l'ENS, concrétisé sous la forme d'un site Internet.

Ses domaines de recherche sont principalement les doctrines de l'âme dans le platonisme et sous son influence (Posidonius, Galien, Augustin), les principes et méthodes de l'exégèse néoplatonicienne, la philosophie de l'expérience religieuse de cette école, et le rapport entre les disciplines encycliques et la philosophie. Il coordonne avec Pierre Caye (UPR76), Philippe Hoffmann et Christian Jambet (EPHE) un séminaire ouvert, pluriannuel, intitulé "Atelier néoplatonicien", reconnu par le Collège international de philosophie et l'EHESS (télécharger le programme en bas de cette page). Il prépare une traduction commentée du traité Des songes de Synésios de Cyrène, et des Traités 28 et 29 de Plotin.

 

Auffret Thomas

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Ancien élève de l’École normale supérieure, agrégé et docteur en philosophie, Thomas Auffret est maître de conférences à Sorbonne Université, où il enseigne l’histoire de la philosophie ancienne ; il est actuellement membre junior de l’Institut Universitaire de France. Ses recherches portent principalement sur l’étude des rapports entre systématicité philosophique et modélisation mathématique dans l’Antiquité.

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