Delpierre Aline
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- Mis à jour le jeudi 19 janvier 2023 16:59
Titre de la thèse : Édition, traduction et commentaire des fragments de Cléanthe d’Assos
Co-directeurs : Brigitte Pérez-Jean (Université Paul Valéry, Montpellier-III) ; Jean-Baptiste Gourinat (Sorbonne-Université, Centre Léon Robin)
Scotton Marialuigia
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- Mis à jour le vendredi 9 avril 2021 14:25
Titre de la thèse : "L'anthropologie de Némésius d'Émèse entre Platon et platonisme"
Co-direction : Mme Anca Vasiliu (CNRS – Univ. Paris-Sorbonne) et Maria Grazia Crepaldi (Université de Padoue), dans le cadre d'une bourse de la Fondazione San Carlo (Modène)
La thèse porte sur la conception anthropologique développée par Némésius d’Émèse dans le De natura hominis. En particulier, je vise à déterminer sur quelles bases philosophiques la démonstration de l’unité de l’âme et du corps est fondée. Cette problématique, malgré son importance, n’avait pas été traitée explicitement par les penseurs chrétiens antérieurs, qui subordonnent la question anthropologique à la christologie et tendent à accentuer, dans une perspective platonicienne, la séparation de l’âme d’avec le corps. L’approche méthodologique adoptée par Némésius est tout aussi originale : celui-ci mène une analyse principalement philosophique, en rappelant éventuellement les Écritures afin d’en éprouver la correspondance avec ses thèses, mais sans s’appuyer sur l’autorité de la Révélation pour leur démonstration.
La thèse sera composée de quatre chapitres : dans le premier, je décrirai le contexte historique et culturel dans lequel l’analyse némésienne s’inscrit et j’aborderai les problématiques concernant l’auteur (l’identité, la formation) et l’œuvre (la datation, les sources, la transmission, etc.). Le deuxième chapitre portera sur la réfutation par Némésius des modèles stoïciens et aristotéliciens du mélange physique, en tant qu'inaptes à rendre compte de la relation de l’âme – réalité substantielle autonome et intelligible – avec le corps. Dans le chapitre suivant, consacré aux sources néoplatoniciennes, j’examinerai le concept d’union inconfuse que Némésius attribue à Ammonius Saccas, mais qu’il semble tirer des Recherches variées (Symmikta zêtêmata) de Porphyre. Dans le quatrième chapitre, j’analyserai les doctrines galéniques – notamment la localisation des dunameis psychiques dans les organes corporels et l’influence de la krasis du corps sur l’âme – que, à mon avis, Némésius utilise afin de démontrer l’unité, en l’homme, de l’âme et du corps. En effet, le concept porphyrien d’union inconfuse ne permet pas d’expliquer cette unité au même degré, puisqu’il exclut la présence physique de l’âme dans le corps et la possibilité qu’elle participe des passions corporelles. Enfin, j’essaierai de clarifier l’attitude ambiguë de l’auteur chrétien à l’égard de l’anthropologie de Platon : celle-ci est refusée dans le troisième chapitre du De natura hominis en tant que dualiste, alors qu’elle est acceptée au début de l’ouvrage en raison de ses conséquences éthiques.
Dans la thèse, la pensée anthropologique de Némésius sera méthodiquement reliée à celle des autres penseurs chrétiens du IVe –Ve siècle (en particulier les Cappadociens et les Antiochiens), afin de placer le De natura hominis dans le débat philosophique et théologique de son temps, et de tenter ainsi de relever sa spécificité dans ce contexte historique.
Da Silveira Aline
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- Mis à jour le vendredi 21 décembre 2018 12:00
Titre de la thèse : “La nature de la contemplation chez Aristote”
Directrice : Mme Cristina Viano
Résumé du projet de thèse : L’activité réalisée par le philosophe constitue l’une des plus grandes inconnues dans l'ouvrage d’Aristote. Des traités éthiques aux scientifiques, l’activité théorique ou contemplative (theoria) est présentée comme la meilleure des occupations humaines, capable de fournir l'autoréalisation la plus parfaite. Cependant, les informations sur la contemplation sont peu nombreuses lorsque les textes aristotéliciens sont considérés individuellement, générant des obstacles à une compréhension satisfaisante de cette activité. Isolément, chaque traité n'offrait pas une thèse exhaustive sur la theoria et sur (i) ses objets d’étude, (ii) comme démarrer son exercice, (iii) quelle est sa pertinence dans la pólis, entre autres questions fondamentales. Compte tenu de ces difficultés, ce projet vise à étendre l’analyse de la contemplation au-delà des considérations présentes dans les études des œuvres individuelles. En plus d'une étude sur la compréhension aristotélicienne de theoria et ses similarités et distinctions aux emplois contemporainement à Aristote, cette thèse explicitera les possibles objets de la contemplation et ses relations avec l’homme à partir des textes biologiques et psychologiques, comme Des Parties des Animaux et De L'Âme, en addition aux remarques présentes dans des textes comme l’Éthique à Nicomaque et la Politique. En gardant à l’esprit que le corpus aristotélicien offre une théorie profondément complexe et interreliée, dont un même objet est présenté dans chaque traité selon les exigences de l'investigation, ce projet vise à examiner si la même cohérence pourrait être observée au sujet des thèses sur la contemplation. Il est ainsi prévu, par conséquent, l'analyse des incohérences entre les textes, en soulignant, finalement, la possibilité d'établir une théorie commune et consistante, ou de justifier un éventuel changement dans la pensée d’Aristote.
Martín Currius Héctor
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- Mis à jour le mercredi 2 novembre 2022 17:36
Titre de la thèse : "La notion d'hexis dans l’éthique aristotélicienne : la possibilité du développement de soi et la question du déterminisme"
Direction : Mme Cristina Viano
Résumé du projet de thèse : Bien que Platon l’utilise déjà dans ses écrits, le concept d’hexis est établi par Aristote dans son usage technique, et son importance dans les Éthiques ne peut pas être assez soulignée. Aristote développe une idée qui touche aussi bien l’ontologie que l’éthique : nous devenons ce que nous faisons. Le philosophe nous parle d’excellence naturelle, des caractéristiques liées à une naissance bienheureuse - mais il y a aussi dans les Éthiques une porte ouverte au changement de soi. Nos actions constituent nos états, nos qualités durables. D’une certaine façon, l’individu tout entier peut être envisagé au travers de l’hexis : elle nous renvoie et aux questions physiques et aux problématiques de la décision et du discernement de la mesotês. Les vertus ou vices adoptés par l’individu le constituent, puisque c’est à partir de ces états que change sa vision du bien vers lequel il doit se diriger. Dit d’une autre façon, nos actions nous déterminent dans notre être. Ainsi, nous nous trouvons devant un cercle : l’action modèle l'hexis, l’'hexis détermine l’action. Ce cercle conceptuel conduit automatiquement à la question du commencement : quelle est la racine profonde de l’êthos chez Aristote ? Notre étude visera à trouver la réponse à cette question à travers une analyse détaillée du concept d’hexis dans l’œuvre d’Aristote, en se concentrant spécialement sur son rôle dans les Éthiques. Ensuite, nous serons naturellement conduits vers la question « Pouvons-nous changer notre caractère volontairement selon Aristote ? ». Et, si cela est possible, « jusqu’à quel point sommes- nous capables de nous déterminer nous-mêmes ? » En nous dirigeant vers des réponses adéquates, notre étude permettra de comprendre mieux quelle était la théorie d’Aristote sur le mécanisme de décision qui se cache derrière nos actions, tout en ouvrant la porte au débat sur le déterminisme chez Aristote.
Dragulinescu Stefan
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- Mis à jour le mercredi 2 novembre 2022 17:29
Titre de la thèse : "L’analogie aristotélicienne entre la perception et l’intellection"
Direction : Mme Anca Vasiliu
Résumé du projet de thèse :
Ce projet de thèse s’articule autour d’une certaine tension qu'on peut retrouver chez Aristote entre son approche vis-à-vis de la problématique du changement, d'une part, et un certain type de transformations – surtout manifestées dans la description des processus noétiques et perceptives, mais aussi présentes dans d'autres parties de sa science de la nature (plus précisément dans l'interprétation de la translation des éléments) – un type de transformations qui semblent échapper à la définition du mouvement et du changement, telle qu'elle est présentée dans Phys. 1.7 et Met. ? 1-3. Afin de retrouver la source de cette tension, on va circonscrire le rôle (“physique” et “herméneutique”) joué par la lumière (to phôs) dans le processus perceptif visuel et dans celui de l’intellection, chez Aristote et ses commentateurs anciens, tout en mettant en relief les liens conceptuels platoniciens qui relient tacitement le De Anima avec le Timée, le Philèbe, la République, vis-à-vis des notions essentiels comme “khôra”, “topos oratos”, “topos noêtos”, et aussi “apeiron” et “peras”.
Contact :
s.dragulinescu[at]gmail.com, stefan.dragulinescu[at]paris-sorbonne.fr
Pillon Francesca
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- Mis à jour le vendredi 21 décembre 2018 12:05
Titre de la thèse : " La parole et le symbole. Une dimension philosophique du langage chez Philon d'Alexandrie "
Direction : Mme Anca Vasiliu
Inscription : automne 2011
Résumé du projet de thèse
Le projet de thèse de Mme Francesca Pillon, intitulée " La parole et le symbole. Une dimension philosophique du langage chez Philon d'Alexandrie ", relève d’une double spécialité : l’histoire de la philosophie antique et l’histoire des religions de l’Antiquité tardive. Son ambition est d’inscrire dans l’histoire conceptuelle de la philosophie antique des questions liées à la théorie du langage analysée du point de vue de l’interprétation des textes bibliques ; plus exactement, de dégager des principes métaphysiques qui fondent et irriguent les méthodes exégétiques en usage dans les milieux intellectuels alexandrins, avec une ouverture à la fois sur l’héritage classique de l’allégorèse et sur la postérité patristique et médiévale concernant l’usage des symboles et des images dissemblables dans les discours de théologie négative. Deux champs se croisent en effet sur le terrain complexe de cette manière de définir le langage : d’une part la théorie sémantique, relevant d’une déjà vieille tradition platonico-aristotélicienne revisitée par la logique et par les méthodes herméneutiques stoïciennes ; d’autre part, les figures, schémas, images, symboles, chiffres et formes qui sont autant de topoi de la rhétorique que d’expressions des moyens mimétiques ou des dissemblances et des ruptures que produit le discours dans l’accès à la connaissance des objets nommés et définis.
Mme Francesca Pillon, qui a obtenu son diplôme de Master à l’Université Ca’ Foscari de Venise dans le domaine de la philosophie avec un mémoire déjà consacré à l’œuvre de Philon d’Alexandrie, souhaite inscrire ce travail dans la continuité de ses recherches sur le rôle intellectif du langage et des notions comme image et symbole dans la théologie qui se dégage des traités exégétiques du philosophe alexandrin.




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