Zhang Yijing

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Zhang Yijing est ancienne doctorante et membre associée du Centre Léon Robin.

 

Titre de la thèse : "Traduire l’impensé, penser l’intraduisible. La première traduction chinoise des Catégories d’Aristote."

Direction : Cassin Barbara

Inscription : 2011

Thèse soutenue le 14 septembre 2016

 

Résumé du projet de thèse

Le traité des Catégories d’Aristote est l’une des premières œuvres de la philosophie occidentale traduite en chinois. Introduit par les missionnaires jésuites en Chine au XVIIe siècle, ce traité suscita l’intérêt des lettrés chinois en raison du mode de raisonnement qu’il expose. Sa traduction fut une confrontation entre la pensée gréco-chrétienne et la pensée chinoise, notamment confucéenne, mais aussi bouddhique et taoïste. L’étude approfondie de cette traduction est l’objet de ce travail. La perspective de la traduction met en évidence le rapport entre la langue et la pensée. Le premier chapitre est un aperçu de l’environnement historico-culturel dans lequel cette traduction a été réalisée. Le deuxième chapitre présente notre méthode et nos outils de travail. Nous expliquons, dans le troisième chapitre, le titre de l’ouvrage en chinois : il est censé être la traduction du mot « logique », mais il est composé de mots qui renvoient à des doctrines philosophiques chinoises traitant de problèmes fondamentalement différents de ceux dont s’occupe la logique aristotélicienne. Les quatrième et cinquième chapitres constituent un commentaire détaillé de la traduction chinoise du premier chapitre du traité aristotélicien, organisé autour des notions d’homonyme, de synonyme et de paronyme. Les différences linguistiques entre le chinois et les langues indo-européennes se révèlent tant sur le plan lexical que sur le plan grammatical. Nous terminons notre travail par une discussion sur la traduction du verbe « être », en expliquant les différents termes chinois proposés pour traduire ce verbe et ses dérivés. Notre conclusion est que ce qui est perdu dans la traduction est moins le sens du mot « être » que sa syntaxe et le mode de pensée qui lui est lié. Ce mode de pensée relève du mode de vie, lequel diffère d’une communauté à une autre. Étudier les intraduisibles en philosophie, c’est découvrir les différentes façons de thématiser et de problématiser, qui caractérisent chaque système de pensée. Cette étude de philosophie comparée gréco-chinoise a pour but de contribuer à la réflexion sur la pluralité linguistique qui est cruciale pour le dialogue transculturel.

 

Mots clés : Aristote ; logique ; Ming li tan ; Commentaire de Coïmbra ; histoire du christianisme en Chine ; philosophie comparée ; traduction et philosophie ; pluralisme linguistique

Jurasz Izabela

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Izabela Jurasz née à Rzeszow (Pologne) en 1972. Après des études d’histoire (spécialisation en histoire de l’art byzantin) à l’Université de Varsovie, elle a poursuivi sa formation en orientalisme et en théologie ancienne à l’Institut pontifical oriental (PIO) à Rome. En 2001, elle a soutenu un doctorat en sciences orientales en 2001, sur la Hagia Sophia comme notion théologique et symbolique, entre le 4e et le 6e siècle. Arrivée à Paris en 2000, elle poursuit ses recherches à l’Institut catholique de Paris et en 2009 soutient une thèse en théologie patristique, sur la formation du Prologue de Jean et ses différentes lectures chez les auteurs du 2e siècle. Ses recherches portant sur les formes hétérodoxes du christianisme ancien, conduisent à l’étude de la philosophie. En 2017, elle soutient une thèse de doctorat en philosophie sur la place des chrétiens dans la polémique antignostique de Plotin, à l’Université de Paris Sorbonne, sous la direction d’Anca Vasiliu.

Ses recherches portent sur les rapports entre la philosophie néoplatonicienne et le christianisme (édition du Dialogue sur la juste foi en Dieu d’Adamantios / Pseudo-Origène, en collaboration avec Adrien Lecerf) et sur la réception de la philosophie grecque dans le milieu syriaque (édition du corpus de Bardesane d’Edesse et de son école, en collaboration avec le projet GREgORI de l’Institut orientaliste de l’Université catholique de Louvain-la-Neuve).

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Cherif Zahar Farah

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Farah Cherif Zahar est normalienne, diplômée de l’IEP de Paris, agrégée de philosophie et docteure en philosophie de l’université Paris Sorbonne. Elle a soutenu en décembre 2016 une thèse, réalisée sous la direction de Marwan Rashed, intitulée « Le traité d’Aristote sur l’éternité du mouvement. Traduction et commentaire de Physique VIII ». Cette thèse consiste en une traduction française du livre VIII de la Physique d’Aristote assortie d’un commentaire linéaire et exhaustif de ce traité, notamment à partir d’une présentation et d’une discussion de son exégèse gréco-arabe.

Farah Cherif Zahar est actuellement maîtresse de conférences au département de philosophie de l’université Paris 8 où elle enseigne la philosophie antique et la philosophie arabe médiévale.

Ses principaux thèmes de recherche sont les suivants :

- Histoire de la philosophie ancienne et de la philosophie arabe médiévale :

  • Aristote : philosophie de la nature, métaphysique, cosmologie.
  • Histoire de la réception d’Aristote chez les commentateurs grecs aristotéliciens et néoplatoniciens (Alexandre, Philopon, Simplicius) et arabes (Fârâbî, Ibn Bâjja et Averroès).

- Averroïsme arabe : usages d’Averroès dans les discours politiques des sociétés arabes au XXème siècle

 

Page personnelle (régulièrement actualisée) : https://llcp.univ-paris8.fr/?farah-cherif-zahar-mcf

Brémond Mathilde

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Mathilde Brémond est normalienne et agrégée de lettres classiques. Elle a soutenu en janvier 2016 une thèse intitulée Lectures de Mélissos, sous la co-direction d’André Laks à Paris IV en philosophie et d’Oliver Primavesi à Munich en philologie grecque. Ce travail consiste en une édition critique et traduction annotée de l’ensemble des témoignages dans l’Antiquité sur le Présocratique Mélissos de Samos, ainsi qu’en un commentaire consacré à l’histoire de son interprétation. L’ouvrage paraîtra en 2017 chez De Gruyter.

Elle est actuellement en post-doctorat à l’Université de Trèves sur un projet d’histoire de la réception de Xénophane.

Ses sujets de recherche sont l’interprétation des Présocratiques et leur réception dans l’Antiquité, en particulier chez Aristote et dans le Sur Mélissos, Xénophane et Gorgias.

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Ponce Emma

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Emma Ponce est docteure et agrégée de philosophie. Elle a soutenu en novembre 2024 une thèse intitulée Sauver le sensible : Platon critique d'Empédocle, sous la direction de Marwan Rashed à Sorbonne Université. Cette thèse propose une étude des allusions à Empédocle dans le corpus platonicien, montrant que Platon élabore sa théorie de la causalité finale en se confrontant au penseur présocratique. Un ouvrage reprenant la première partie de ce travail – consacrée à la cosmologie téléologique de Platon – est en cours d'achèvement.

Elle est actuellement ATER à l'Université de Tours.

Ses principaux thèmes de recherche sont : Platon (cosmologie, épistémologie, écriture) ; les Présocratiques et leur réception chez Platon et Aristote ; les rapports entre ces philosophies et la médecine antique

 

Titre de la thèse : "Sauver le sensible : Platon critique d’Empédocle."

Co-direction : M. Marwan Rashed (Université Paris-Sorbonne, Centre Léon Robin)

Thèse soutenue le 30/11/24

Sette Giovanni

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Titre de la thèse : "Limina Prima. Formes et fonctions de l'introduction dans le théâtre d'Eschyle et dans les textes philosophiques des Ve et IVe siècles av. JC"

Co-direction : M. Davide Susanetti (Università degli Studi di Padova) ; Mme Rossella Saetta Cottone (Sorbonne Université, Centre Léon Robin)

Bourse financée par le Département d'études linguistiques, philologiques et littéraires (DiSLL) de l'Université de Padoue

Thèse inscrite en 2025 pour la partie française

 

Résumé du projet de thèse :

Partant d'une approche intratextuelle, la recherche se concentre sur l'analyse des débuts d'une série de textes de la littérature grecque, afin d'en vérifier la pertinence par rapport à l'ensemble de l'œuvre et à son interprétation. Les cas d'étude considérés seront le proème de Parménide, le prologue et/ou la parodos de trois drames d'Eschyle (Pers.Sept., Supp.) et les scènes introductives de trois dialogues de Platon (Symp., Phd., Prt.). Il s'agit de textes appartenant à des formes littéraires qui ont en commun l'utilisation d'un langage allusif. En tenant compte du développement général de ces œuvres, nous tenterons de déterminer comment les éléments lexicaux, les thèmes et les images les plus pertinents se présentent au début, Cette démarche vise à fournir des nouvelles ressources interprétatives en mettant l'accent sur l'interaction entre l'incipit et le texte dans son ensemble.

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Quint Elise-Marie

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Titre de la thèse : "Perdre sa patrie : saint Augustin à l'épreuve du passé"

Direction : Mme Alexandra Michalewski (CNRS, Centre Léon Robin)

Thèse financée par un contrat doctoral de Sorbonne Université (école doctorale Concepts et langage)

Thèse inscrite en 2025

 

Résumé du projet de thèse :

La perte de la patrie, synonyme chez Platon de la chute de l'âme depuis le lieu où elle aurait contemplé les Idées, est solidaire d'un espoir du retour à notre partie véritable, dès lors que nous prenons conscience de notre véritable origine (Phèdre, 248b ; Timée, 90a-b). Philosopher n'est ainsi rien d'autre qu'espérer retourner, rentrer chez soi. Une fois que l'âme aura fait son temps ici-bas, elle se déliera du corps au moment de sa mort pour retrouver ce qu'elle avait jadis perdu. La perte n'était en somme qu'une punition temporaire, un passage ponctuel sur terre – à condition que l'âme ait purgé sa peine en vivant droitement.

Après avoir traversé les différents courants de la pensée néoplatonicienne, la perte définitive de la patrie se traduit dans la philosophie de Saint Augustin par une reconfiguration de l'âme humaine comme définitivement marquée par le péché originel et la chute de l'Eden qui est irréversible. Il s'ensuit une acception nouvelle du concept de passé – du rapport de l'homme à son origine et du retour de l'âme à celle-ci – que nous nous proposons d'étudier chez Saint Augustin. Il s'agira de se demander quelle est l'originalité de la pensée augustinienne eu égard au retour de l'âme à la patrie véritable, selon qu'il s'inscrit en continuité ou en rupture avec les différents auteurs des traditions néoplatoniciennes. Notons que ces métaphores sur le retour de l'âme ont une portée philosophique essentielle en ce qu'elles redéfinissent la place de l'homme, le type d'existence qui lui est réservée ici-bas : la "patrie perdue" fait ainsi directement signe vers l'identification d'un chez-soi véritable de l'âme humaine par distinction avec cet ici-bas auquel correspond sa vie incarnée. Elle  permet de redéfinir la vie humaine comme une aliénation, un exil dont il s'agit de guérir en prenant le chemin du retour jusque chez soi. La métaphore de la patrie perdue a ainsi une portée à la fois anthropologique, ontologique, épistémologique et théologique.

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Verthuy Fabio

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Titre de la thèse : « Aristophane de Byzance et la transmission de la zoologie aristotélicienne : Une nouvelle édition critique et un commentaire de l'épitomé d'Aristophane »

Direction : M. David Lefebvre ; M. Gertjan Verhasselt (Université de Padoue)

Bourse financée par le Département des sciences historiques, géographiques et de l'Antiquité (DiSSGeA) de l'Université de Padoue, avec les fonds du projet ERC-2021-STG

Thèse inscrite en 2024

 

Résumé de la thèse : Mon projet de recherche vise à identifier le contenu, la méthodologie et l'influence de l'épitomé d'Aristophane de Byzance, conservé dans la Sylloge peri zoion, une anthologie byzantine de textes zoologiques commandée par l'empereur Constantin VII Porphyrogénète. L'étude poursuit quatre objectifs principaux. Premièrement, elle a pour but de produire une nouvelle édition critique de l'épitomé d'Aristophane, accompagnée d'une traduction en anglais et d'un commentaire approfondi. Deuxièmement, elle examinera les techniques éditoriales et les sources utilisées par Aristophane, en mettant l'accent sur ses adaptations des œuvres zoologiques d'Aristote et sur son éventuel recours à des textes perdus, tels que les Anatomies. Troisièmement, elle analysera la réception de l'épitomé d'Aristophane ainsi que son influence sur les auteurs postérieurs. Enfin, elle cherchera à identifier l'origine des chapitres non attribuables à Aristophane au sein de la Sylloge, en déterminant leurs sources et en évaluant leur contribution à la structure globale de l'anthologie.

 

Sicabaigt Lapeyre Aurélie

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Titre de la thèse : "Dire vrai ? Le jeu onomastique entre traditions poétiques et pensée philosophique dans la tragédie grecque du Ve siècle av. J.-C."

Co-direction : Mme Rossella Saetta Cottone (CNRS, Centre Léon Robin) et M. Daniel Petit (Ecole Normale Supérieure)

Thèse financée par un contrat doctoral (2024-2027) de l'Ecole doctorale 022 "Mondes antiques et médiévaux"

 

Résumé du projet de thèse :

Grâce à l'établissement d'une typologie des jeux sur les noms propres dans la tragédie grecque classique, la thèse a pour objectif d'apporter d'une part une meilleure compréhension de la poétique des auteurs étudiés (Eschyle, Sophocle et Euripide) et des traditions génériques d'écriture versifiée au regard des jeux onomastiques (épopée, poésie lyrique, poésie iambique). D'autre part, ces dramaturges s'ancrant dans l'héritage des poètes-philosophes présocratiques, notre travail contribuera à mettre en lumière les réflexions portées sur la scène sur le lien de motivation entre l'objet et le nom qui le désigne, à une époque où la conception des valeurs du langage, et en particulier de la nomination, est déjà au cœur de la pensée grecque avant le Cratyle de Platon.
 

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