Audié Prudence
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- Mis à jour le mardi 24 octobre 2023 14:14
Titre de la thèse : "La conception empédocléenne de la nature et sa signification pour la philosophie de Nietzsche / Die Naturauffassung des Empedokles und ihre Bedeutung für die Philosophie Nietzsches"
Co-direction : Mme Rossella Saetta Cottone (Sorbonne Université, Centre Léon Robin) et M. Claus Zittel (Université de Stuttgart, Internationale Nietzscheforschungsgruppe)
Contrat doctoral de trois ans (2023-2026), octroyé par l’Ecole Doctorale « Mondes antiques et médiévaux » (Sorbonne Université)
Résumé du projet de thèse :
La thèse cherche à reconstituer l'interprétation de la pensée d'Empédocle que Nietzsche construit dans ses premiers écrits, de l'ébauche d'un drame sur la mort du philosophe agrigentin au cours sur Les philosophes préplatoniciens, en la situant dans le contexte des études philologiques du XIXe siècle. Il s'agit alors de montrer comment la réflexion philosophique de Nietzsche oriente sa lecture du poème physique. L'interprétation de la mort d'Empédocle, qui se déploie dans un dialogue avec Hölderlin, donne forme à un questionnement sur la notion de démesure qui invite à repenser les rapports de l'organique et de l'inorganique et entre en résonance avec le concept de « dionysiaque » que Nietzsche commence à penser en 1870.
Si la figure d'Empédocle disparaît de l’œuvre philosophique ultérieure de Nietzsche, notre recherche voudrait montrer que les questions rencontrées dans le travail philologique se prolongent dans la pensée nietzschéenne. Nous étudierons ainsi la continuité entre la figure d'Empédocle, la figure de Zarathoustra dans les fragments dramatiques envisagés par Nietzsche en 1883 et le Zarathoustra de l’œuvre publiée.
Enfin, en cherchant à répondre aux problèmes soulevés par l’interprétation nietzschéenne, nous voulons construire notre lecture du poème physique.
Torrente Luca
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- Mis à jour le lundi 25 septembre 2023 19:42
Luca Torrente est actuellement chercheur postdoctoral dans le cadre du programme de recherche « AITIA/PATHOS. Passions, actions, réactions dans le monde antique : l’individu et la communauté » (IRP CNRS- IsAntiq) dirigé par Cristina Viano (Centre Léon Robin-Sorbonne Université)
Il a soutenu en juillet 2022, à Sorbonne Université, une thèse en histoire de la philosophie antique, sous la direction de Cristina Viano, intitulée « Génération, nature et individuation des vivants chez Aristote ». Son travail de thèse visait à examiner le problème de l’individuation chez Aristote à partir d’une étude sur la génération des êtres vivants.
Ses recherches portent sur Aristote et Théophraste, ainsi que sur la doxographie péripatéticienne. Il travaille aussi sur la philosophie de Giorgio Colli (1917-1979).
Les travaux qu’il mène actuellement portent sur le De sensibus de Théophraste, dont il a achevé une nouvelle traduction française avec commentaire, à paraître en 2024, et sur un projet de recherche sur l’individualité humaine chez Aristote, en particulier sur le rapport entre déterminisme biologique et autonomie morale. Ce dernier inscrit dans le cadre du projet « AITIA/PATHOS. Passions, actions, réactions dans le monde antique : l’individu et la communauté ».
Zhang Yijing
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- Mis à jour le mardi 15 août 2023 11:43
Zhang Yijing est ancienne doctorante et membre associée du Centre Léon Robin.
Titre de la thèse : "Traduire l’impensé, penser l’intraduisible. La première traduction chinoise des Catégories d’Aristote."
Direction : Cassin Barbara
Inscription : 2011
Thèse soutenue le 14 septembre 2016
Résumé du projet de thèse
Le traité des Catégories d’Aristote est l’une des premières œuvres de la philosophie occidentale traduite en chinois. Introduit par les missionnaires jésuites en Chine au XVIIe siècle, ce traité suscita l’intérêt des lettrés chinois en raison du mode de raisonnement qu’il expose. Sa traduction fut une confrontation entre la pensée gréco-chrétienne et la pensée chinoise, notamment confucéenne, mais aussi bouddhique et taoïste. L’étude approfondie de cette traduction est l’objet de ce travail. La perspective de la traduction met en évidence le rapport entre la langue et la pensée. Le premier chapitre est un aperçu de l’environnement historico-culturel dans lequel cette traduction a été réalisée. Le deuxième chapitre présente notre méthode et nos outils de travail. Nous expliquons, dans le troisième chapitre, le titre de l’ouvrage en chinois : il est censé être la traduction du mot « logique », mais il est composé de mots qui renvoient à des doctrines philosophiques chinoises traitant de problèmes fondamentalement différents de ceux dont s’occupe la logique aristotélicienne. Les quatrième et cinquième chapitres constituent un commentaire détaillé de la traduction chinoise du premier chapitre du traité aristotélicien, organisé autour des notions d’homonyme, de synonyme et de paronyme. Les différences linguistiques entre le chinois et les langues indo-européennes se révèlent tant sur le plan lexical que sur le plan grammatical. Nous terminons notre travail par une discussion sur la traduction du verbe « être », en expliquant les différents termes chinois proposés pour traduire ce verbe et ses dérivés. Notre conclusion est que ce qui est perdu dans la traduction est moins le sens du mot « être » que sa syntaxe et le mode de pensée qui lui est lié. Ce mode de pensée relève du mode de vie, lequel diffère d’une communauté à une autre. Étudier les intraduisibles en philosophie, c’est découvrir les différentes façons de thématiser et de problématiser, qui caractérisent chaque système de pensée. Cette étude de philosophie comparée gréco-chinoise a pour but de contribuer à la réflexion sur la pluralité linguistique qui est cruciale pour le dialogue transculturel.
Mots clés : Aristote ; logique ; Ming li tan ; Commentaire de Coïmbra ; histoire du christianisme en Chine ; philosophie comparée ; traduction et philosophie ; pluralisme linguistique
Lemnaru Andreea-Maria
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- Mis à jour le vendredi 23 juin 2023 12:18
Andreea-Maria Lemnaru est membre associée du Centre Léon Robin depuis le 22 juin 2023.
Titre de la thèse : "Théurgie et hermétisme chez Jamblique : l'expérience du sacré et du divin à l'épreuve de la raison"
Co-direction : Jean-Baptiste Gourinat (Centre Léon Robin) et Philippe Hoffmann (EPHE, section des Sciences Religieuses).
Résumé du projet de thèse :
Le fil conducteur de cette recherche consistera à mettre en évidence la cohérence de la pensée de Jamblique, qui allie néoplatonisme, néopythagorisme et traditions mystiques et magico-religieuses populaires ésotériques, c'est-à-dire extérieures à la religion grecque officielle. Il s'agira d'étudier ces doctrines présentées comme Égyptiennes et Moyen-Orientales en analysant le rôle de la théurgie, de la révélation hermétique, de la divination et des cultes à mystères dans le système philosophique jamblichéen.
Plus spécifiquement, nous entendons développer les enjeux épistémologiques, eschatologiques et sotériologiques des notions et phénomènes psychiques d'enthousiasmos (enthousiasme), d'epipnoia (inspiration) et de katokôkê (possession), ou pour le dire autrement, des techniques de l'extase visant à l'élévation de l'âme dans leur articulation avec la mythologie méditerranéenne et la rationalité philosophique.
Pour ce faire, nous étudierons l'opposition entre dianoia noétique et états de conscience ordinaires d'une part et epibolê et états de conscience extraordinaires, que Jamblique présente comme des modes de connaissance supérieurs et des modes d'expérience privilégiés du sacré et du divin.
Le paradigme cosmologique de la sumpatheia ainsi que la doctrine onto-anthropologique d'inspiration orphique de la palingénésie, qui ont permis le développement de ces doctrines, retiendront également notre attention. Le rôle des sumbola sera également abordé afin de mettre en perspective la relation entre pensée symbolique et rationalité hypothético-déductive dans le système de pensée jamblichéen.
Nous espérons ainsi, par une approche comparatiste et interdisciplinaire alliant philosophie, histoire des religions et anthropologie, contribuer à mettre en lumière l'apport des sagesses révélées et des traditions magico-religieuses orientales à la tradition néoplatonicienne, et plus largement, à la culture philosophique de l'Empire. Enfin, notre recherche permettra une analyse philosophique précise de toutes les relations au divin qui, dans le néoplatonisme, ne relèvent pas du rationalisme le plus strict mais le dépassent : inspiration, enthousiasme, divination, théurgie, mystagogie, magie.
Valsecchi Alessandro
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- Mis à jour le mardi 6 juin 2023 20:00
Titre de la thèse : "L'image du désert : ontologie et exégèse patristiques dans la pensée de Jean Scot Érigène"
Co-direction : Mme Anca Vasiliu (Université Paris-Sorbonne, Centre Léon Robin) et M. Olivier Boulnois (EPHE, LEM)
Résumé du projet de thèse :
La thèse porte sur la conception ontologique chez Jean Scot Érigène, et le rapport que le couple conceptuel être / non-être entretient avec les deux notions de multiplicité et d’unité. L’aspect fondamental est la distinction ontologique, qui peut être lue de différentes manières : comme une relation, une opposition, une union. La possibilité de penser l’être et le non-être de ces différentes manières fonde la compréhension de l’univers spéculatif érigénien. Chaque partie de la thèse développe l’un de ces trois aspects : la relation (l’être et le non-être) ; l’opposition (l’être d’une part, le non-être de l’autre) ; l’union (« l’être et le non-être ») Dans la terminologie néoplatonicienne adoptée par Jean Scot, ces trois rapports représentent le mouvement, la multiplicité et l’unité. Cette étude requiert de se confronter avec les sources de Jean Scot Érigène, issues de la tradition philosophique grecque et latine. C’est par la comparaison entre la pensée de Marius Victorinus, Augustin et Boèce d’une part et de Grégoire de Nysse, Pseudo-Denys l’Aréopagite et Maxime le Confesseur d’autre part que le système spéculatif érigénien peut être compris correctement.




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