Michalewski Alexandra

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Alexandra Michalewski, née à Poissy en 1977, est agrégée de philosophie (2000) et ancienne élève de l'École Normale Supérieure de la rue d'Ulm (1998). Après son doctorat de philosophie (La causalité des Formes intelligibles dans la philosophie de Plotin), soutenu en 2008 à l'université de Paris I, elle obtient un post-doctorat au CNRS, puis en 2011, séjourne à l'Université de Cologne dans le cadre d'une bourse de la Fondation Alexander von Humboldt. De 2012 à 2015, elle est rattachée à l'Université de Liège (ULg) en tant que chargée de recherche dans le cadre d'une bourse post-doctorale du FRS-FNRS, où elle dispense un enseignement régulier. Chargée de Recherches au CNRS depuis 2015, elle a soutenu son Habilitation à diriger des recherches en 2022. Titre du dossier : « Platonisme et Aristotélisme du IIe au VIe siècle. Enjeux métaphysiques et cosmologiques » (garant : M. Rashed). L’ouvrage inédit, intitulé : « Le dieu, le mouvement, la matière. Atticus et ses critiques dans l’Antiquité tardive » est actuellement sous presse aux Belles Lettres.

 

Spécialisée dans la cosmologie et la métaphysique du platonisme de l'antiquité tardive, ses recherches, depuis 2009, se sont effectuées dans un partenariat régulier avec différentes universités belges et plus particulièrement avec le Centre De Wulf-Mansion de la KU Leuven, dont elle est membre associé. Elle a organisé plusieurs journées d'études, à Paris, à Leuven et à Liège consacrées à la question des Formes intelligibles ainsi qu'à l'histoire de la théorie platonicienne des principes (La puissance de l'intelligible. La théorie plotinienne des Formes au miroir de l’héritage médioplatonicien, Leuven, University Press, 2014, Prix Desrousseaux de l'Association des Études Grecques. Co-édité avec P. d'Hoine : Les Formes platoniciennes dans l’Antiquité tardive, Études Platoniciennes VIII, Paris, Belles Lettres, 2011). Ses recherches portent principalement sur l’ontologie de Plotin, et plus généralement sur l'étude des interactions entre l’aristotélisme et le platonisme depuis les débuts de l'époque impériale jusque dans l'Antiquité tardive.

 

Elle a co-dirigé avec M.-A. Gavray, Les principes cosmologiques du platonisme. Origines, Influences et Systématisations. Turnhout, Brepols, coll. Monothéismes et Philosophie, 2017.

 

Elle a co-dirigé avec Pieter d'Hoine (DWMC-KU Leuven) un projet financé (PICS-IEA, 2018-2020) consacré à la traduction et à l'interprétation du Commentaire à la Métaphysique d'Asclépius de Tralles, qui a donné lieu à un premier volume collectif : Commentaire d’Asclépius à la Métaphysique d’Aristote (A-?). Textes choisis et commentaires, OUSIA, Cahiers de philosophie ancienne 29, Bruxelles-Paris, 2023.

 

Membre du Comité de Rédaction de Philosophie Antique

 

Membre du Comité Éditorial des Études Platoniciennes

 

Membre du comité éditorial de la série des Cambridge Texts and Studies in Platonism

 

Co-Responsable de la collection « les Écrits de Plotin » chez Vrin

 

Directrice adjointe du Centre Léon Robin depuis 2025

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Rashed Marwan

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PhotoMarwanRashed

Marwan Rashed est né à Paris en 1971. Après des études en France (Ecole normale supérieure de la rue d’Ulm, maîtrise sous la direction de Monique Alexandre et de Jacques Brunschwig, agrégation de Lettres Classiques) et en Allemagne (Graduiertenkolleg Textüberlieferung de Hambourg, Aristoteles-Archiv de Berlin), il a soutenu sa thèse de doctorat à Hambourg en 1999 sous la direction de Dieter Harlfinger (« Die Überlieferungsgeschichte der aristotelischen Schrift De generatione et corruptione ») et a été recruté en 2000 au CNRS, au centre Léon-Robin. Après avoir soutenu son Habilitation à diriger des Recherches en 2005 à l’Université de Paris-Sorbonne sous la direction de Jonathan Barnes (« traditions anciennes et médiévales de la philosophie naturelle »), il a été élu en 2006 professeur de philologie grecque à l’École normale supérieure puis, en 2012, professeur d’histoire de la philosophie grecque à la Sorbonne, où il a aussi fondé un enseignement d’histoire de la philosophie arabe. Il est directeur du Centre Léon-Robin depuis 2025.

Marwan Rashed a consacré plusieurs ouvrages à Aristote et à ses commentateurs antiques. Il est notamment l’auteur d’une édition critique commentée du traité d’Aristote Sur la génération et la corruption, ainsi que de deux ouvrages sur Alexandre d’Aphrodise, dont une édition critique des fragments (découverts dans un manuscrit byzantin) de son commentaire perdu à la Physique d’Aristote (livres IV-VIII).

Marwan Rashed travaille actuellement sur les traditions platonicienne et aristotélicienne. Ses études sur Platon se concentrent sur l’ontologie mathématique du Timée, à laquelle il a récemment consacré trois articles. Il prépare une édition critique du Timée pour les Belles-Lettres et un livre pour Oxford University Press, issu de ses Nellie Wallace Lectures (Faculté de philosophie d’Oxford, automne 2013), intitulé Timaeus’ Five Worlds. A Study of Plato’s Mathematical Ontology. Dans le domaine aristotélicien, Marwan Rashed travaille, en collaboration avec Oliver Primavesi (LMU München), à une nouvelle édition critique de la Métaphysique d’Aristote pour la collection Oxford Classical Texts, destinée à remplacer les ouvrages classiques de W. D. Ross et de W. Jaeger en prenant pour la première fois en compte toutes les sources disponibles (byzantines et arabes en particulier). Voir la présentation de ce programme de recherche ici.

Marwan Rashed s’intéresse aussi aux doctrines philosophiques de l’Islam classique. Dans ce contexte, il étudie tout spécialement les interactions entre la philosophie arabe de tradition grecque (la falsafa) et la théologie rationnelle (le kalam). Il vient notamment de découvrir et d'éditer le manuscrit d’une œuvre du grand théologien imamite al-Hasan Musa al-Nawbakhti (ca 850-ca 920), qui constitue, autour de 900, la première synthèse maîtrisée des deux courants.

 

Jourdan Fabienne

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Fabienne Jourdan est directrice de recherches au CNRS, membre statutaire du laboratoire Antiquité Classique et Tardive (UMR « Orient et Méditerranée »). Ses premiers travaux ont porté sur l’orphisme, puis sur l’orphisme et le dionysisme tels que les ont reçus et se les sont appropriés les chrétiens. Elle travaille actuellement sur le platonisme des premiers siècles, et plus particulièrement sur Plutarque, Numénius et Porphyre. Elle prépare une édition commentée des fragments et témoignages de Numénius.

 

Savoidakis Georgios

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Titre de la thèse : « Le commentaire d’Ammonius au De interpretatione : étude sur la base d’un témoin nouveau palimpseste, intégrant les apports de l’imagerie multispectrale »

Direction : Victor Gysembergh (Sorbonne Université, Centre Léon Robin)

Thèse inscrite en 2025

Résumé du projet de thèse :
Si la philosophie d’Ammonius d’Alexandrie, fils d’Hermias (c. 435/445-517/526), nous est parvenue par le biais des commentaires de ses disciples, qui transcrivaient souvent ses enseignements et en nourrissaient leurs ouvrages, cette figure obscure semble avoir peu écrit, de sorte qu’un seul traité rédigé entièrement de sa plume existe aujourd’hui : son commentaire au De interpretatione d’Aristote. Il s’agit d’un ouvrage à la rhétorique très élaborée, soigneusement révisé en vue de sa publication. Il fait fond sur les leçons orales de Proclus et le grand commentaire de Porphyre pour expliquer la théorie de la signification selon Aristote et l’harmoniser avec l’interprétation néoplatonicienne du Cratyle de Platon. Certes, le commentaire d’Ammonius n’a pas échappé à l’attention des études aristotéliciennes modernes : il a fait l’objet d’une seule édition critique moderne, publiée en 1897 par Adolf Busse. Néanmoins, le texte mérite à la fois une nouvelle édition critique qui corresponde aux découvertes modernes de la paléographie, une traduction complète et une interprétation littéraire et philosophique approfondie. En effet, nous est parvenu un témoin particulièrement ancien et vénérable du texte dans un palimpseste de Paris, BNF, Grec 2575, qui date du IXe siècle, les plus anciens manuscrits connus jusqu’alors n’étant pas antérieurs au XIIIe siècle. L’étude du plus ancien codex du texte qui ait survécu nous offre d’énormes avantages pour une interprétation nouvelle et approfondie du commentaire, qui soit aussi fidèle que possible au texte original. Dans le cadre du projet de recherches IPSIPALIPAR (Inventaire, Publication et Sauvetage par l’Imagerie de PALImpsestes PARisiens) financé par la Ville de Paris, des images multispectrales de l’ensemble de ce palimpseste ont été réalisées au moyen d’une caméra multispectrale de dernière génération (MegaVision Q15) en juin 2023. Elles permettent un déchiffrement intégral du texte et de ses paratextes, dont les premières étapes confirment l’intérêt majeur de ce palimpseste du point de vue philosophique, historique et littéraire. Par conséquent, je m’engage dans l’étude de ce texte sur les plans paléographique, philosophique, interprétatif et littéraire, en mettant à profit mes connaissances dans les domaines de la paléographie, de la transcription et édition de textes, de l’histoire de la philosophie et de la tradition exégétique sur les textes d’Aristote.

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Vourch Flora

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Titre de la thèse : ""Voir le beau". Vérité et manifestation, de Platon à Plotin"

Co-direction : Mme Anca Vasiliu (Université Paris-Sorbonne, Centre Léon Robin) et M. Riccardo Chiaradonna (Università Roma Tre)

Financement : Initiative Sciences de l'Antiquité

Résumé du projet de thèse :

La thèse se propose de mettre au jour le travail que conduit Plotin à partir des Dialogues platoniciens, en se concentrant sur l’épreuve que représente, pour l’âme humaine, la vision du beau. Cette lecture croisée de Plotin et Platon se veut donc à la fois thématique et problématique, dans la mesure où une telle expérience – la vision du beau – suppose à sa source des conditions qui la rendent possible et implique une certaine ouverture à la vérité, que la thèse interroge dans leur évolution. Devront être investigués notamment la relation de l’âme et du noûs, ainsi que l’usage du concept d’image (et de ses dérivés : reflet, ombre, trace). Selon une perspective historique, il s’agit finalement de cerner la qualité particulière et les raisons de la philosophie plotinienne, dont s’est d’ailleurs nourrie de manière privilégiée la modernité.

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