Jurasz Izabela

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Izabela Jurasz née à Rzeszow (Pologne) en 1972. Après des études d’histoire (spécialisation en histoire de l’art byzantin) à l’Université de Varsovie, elle a poursuivi sa formation en orientalisme et en théologie ancienne à l’Institut pontifical oriental (PIO) à Rome. En 2001, elle a soutenu un doctorat en sciences orientales en 2001, sur la Hagia Sophia comme notion théologique et symbolique, entre le 4e et le 6e siècle. Arrivée à Paris en 2000, elle poursuit ses recherches à l’Institut catholique de Paris et en 2009 soutient une thèse en théologie patristique, sur la formation du Prologue de Jean et ses différentes lectures chez les auteurs du 2e siècle. Ses recherches portant sur les formes hétérodoxes du christianisme ancien, conduisent à l’étude de la philosophie. En 2017, elle soutient une thèse de doctorat en philosophie sur la place des chrétiens dans la polémique antignostique de Plotin, à l’Université de Paris Sorbonne, sous la direction d’Anca Vasiliu.

Ses recherches portent sur les rapports entre la philosophie néoplatonicienne et le christianisme (édition du Dialogue sur la juste foi en Dieu d’Adamantios / Pseudo-Origène, en collaboration avec Adrien Lecerf) et sur la réception de la philosophie grecque dans le milieu syriaque (édition du corpus de Bardesane d’Edesse et de son école, en collaboration avec le projet GREgORI de l’Institut orientaliste de l’Université catholique de Louvain-la-Neuve).

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Gysembergh Victor

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Gysembergh_photoVictor Gysembergh est né à Roubaix en 1987. Il a été admis sur concours à l’École normale supérieure de Paris (2007) et à l’agrégation de Lettres classiques (2010). Après un master de Lettres classiques à l’université de Paris-Sorbonne et un master d’Assyriologie à l’université de Heidelberg, il a soutenu en 2015 son doctorat en sciences de l’Antiquité à l’université de Reims. Il a ensuite reçu des bourses de recherche des Fondations Thiers (Paris, 2015-2016) et Alexander-von-Humboldt (Freie Universität Berlin, 2017-2019). Il a enseigné dans les universités de Heidelberg et de Reims, à la Freie Universität de Berlin, et à Sorbonne Université. En 2018, il est entré au CNRS, au Centre Léon Robin de recherches sur la pensée antique. En 2023, il a reçu la médaille de bronze du CNRS et a soutenu son Habilitation à diriger des recherches à Sorbonne Université. En 2024, il a reçu le prix A3 du rayonnement scientifique du CNRS. En 2025, il a été nommé Directeur de recherches au CNRS, et a reçu le prix Suzanne-Amigues de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres et le prix Raymond-Weil de l’Association des Études Grecques.

Depuis 2018, une grande partie de ses recherches porte sur l’étude de manuscrits palimpsestes et endommagés à l’aide de techniques d’imagerie avancées, notamment l’imagerie multispectrale. Faisant suite à plusieurs projets de recherche dans ce domaine, financés par Sorbonne Université et la Ville de Paris, il dirige à partir de Janvier 2026 le projet PALAI financé par le Conseil Européen de la Recherche (ERC). Ces travaux ont notamment mené à la redécouverte du traité perdu de Claude Ptolémée sur son Météoroscope, de fragments du Catalogue d’étoiles d’Hipparque, et de fragments d’une introduction latine à la philosophie platonicienne (souvent désignée comme le « Nouvel Apulée »). Il poursuit actuellement ses explorations dans différentes collections comportant des manuscrits palimpsestes et endommagés, notamment à la Bibliothèque nationale de France ainsi que dans différentes bibliothèques conservant des manuscrits d’Italie du Nord.

Ses travaux se situent à l’intersection de l’histoire de la philosophie et de l’histoire des sciences. Ils ont pour dénominateur commun la volonté de renouveler l’interprétation des sources gréco-latines par la prise en compte des textes cunéiformes, mais aussi d’autres langues savantes antiques et médiévales. Dans cette perspective, il a publié avec W. Furley la monographie Reading the Liver. Papyrological Texts on Ancient Greek Extispicy (Tübingen, 2015), et avec A. Schwab le volume collectif Le travail du savoir. Philosophie, sciences exactes et sciences appliquées dans l’Antiquité (Trèves, 2015), et il a mis à jour la traduction de M. Federspiel, Aristote. Traité du ciel (Paris, 2017).

Il a également publié les seuls fragments connus de commentaires antiques aux Réfutations sophistiques d’Aristote, qu’il a découverts dans un traité de l’humaniste Agostino Nifo (Forgotten Ancient Commentaries on Aristotle’s Sophistical Refutations, Berlin, 2023), et la première édition traduite et commentée des fragments d’Eudoxe de Cnide (Eudoxe de Cnide, Témoignages et fragments, Paris, 2024). Il est en outre l’auteur d’articles et de comptes-rendus disponibles ici et ici en libre accès, portant principalement sur l’interprétation de fragments relatifs à l’histoire des sciences, de la cosmologie et de la philosophie dans l’Antiquité.

 

Scalas Giulia

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Scalas

Giulia Scalas, née à Rome en 1989, est chargée de recherche depuis octobre 2024 au CNRS, au Centre de recherches sur la pensée antique - Léon Robin (UMR 8061).

Après une formation en philosophie à l’Università di Roma – Sapienza, elle a soutenu en 2019 son doctorat à l’Université de Lille. Elle a été attachée temporaire d’enseignement et de recherche à l’Université Paris Nanterre et à la Faculté de Médecine de l’Université de Lille, puis chercheuse postdoctorale dans le cadre du programme « Médecine et Philosophie » au Centre Léon Robin ainsi que dans le projet IUF « Galenus Verbatim » (UMR Orient et Méditerranée - Sorbonne Université).

Ses recherches portent principalement sur les doctrines atomistes, et en particulier sur la philosophie épicurienne. Elle est l’auteur d’une monographie, La théorie épicurienne du vivant, issue de sa thèse parue en 2023 chez Classiques Garnier (« Les Anciens et les Modernes – Études de Philosophie »), qui examine la conception épicurienne du vivant en dialogue avec certains philosophes et médecins (Démocrite et Leucippe, les médecins hippocratiques, Aristote et Théophraste).

Parallèlement à ces recherches, elle a mené des études critiques et textuelles sur plusieurs témoignages complexes, traditionnellement considérés — notamment selon Usener — comme constituant le corpus épicurien. L’analyse de l’œuvre de Lucrèce a occupé une place centrale dans ce cadre. GS s’est également intéressée à la manière dont l’épicurisme a continué de nourrir la réflexion de philosophes modernes (Locke, Kant) et même contemporains (J. Bennet).

Elle consacre actuellement une attention particulière au vaste et fragmentaire traité Sur la nature (Peri Physeos) d’Épicure, connu principalement grâce à des sources papyrologiques encore en cours de découverte, en s’attachant à son élaboration et à sa transmission dans le Kepos hellénistique et post-hellénistique. Dans le cadre de ses recherches sur le concept de « mécanisme » en rapport avec la physiologie épicurienne, elle travaille en particulier à la révision de l’édition du livre XIV du Peri Physeos, ainsi qu’à sa traduction française et à son commentaire. Elle participe également à un groupe de travail consacré à la traduction et au commentaire du livre XXVIII du Peri Physeos.

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Quint Elise-Marie

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Titre de la thèse : "Perdre sa patrie : saint Augustin à l'épreuve du passé"

Direction : Mme Alexandra Michalewski (CNRS, Centre Léon Robin)

Thèse financée par un contrat doctoral de Sorbonne Université (école doctorale Concepts et langage)

Thèse inscrite en 2025

 

Résumé du projet de thèse :

La perte de la patrie, synonyme chez Platon de la chute de l'âme depuis le lieu où elle aurait contemplé les Idées, est solidaire d'un espoir du retour à notre partie véritable, dès lors que nous prenons conscience de notre véritable origine (Phèdre, 248b ; Timée, 90a-b). Philosopher n'est ainsi rien d'autre qu'espérer retourner, rentrer chez soi. Une fois que l'âme aura fait son temps ici-bas, elle se déliera du corps au moment de sa mort pour retrouver ce qu'elle avait jadis perdu. La perte n'était en somme qu'une punition temporaire, un passage ponctuel sur terre – à condition que l'âme ait purgé sa peine en vivant droitement.

Après avoir traversé les différents courants de la pensée néoplatonicienne, la perte définitive de la patrie se traduit dans la philosophie de Saint Augustin par une reconfiguration de l'âme humaine comme définitivement marquée par le péché originel et la chute de l'Eden qui est irréversible. Il s'ensuit une acception nouvelle du concept de passé – du rapport de l'homme à son origine et du retour de l'âme à celle-ci – que nous nous proposons d'étudier chez Saint Augustin. Il s'agira de se demander quelle est l'originalité de la pensée augustinienne eu égard au retour de l'âme à la patrie véritable, selon qu'il s'inscrit en continuité ou en rupture avec les différents auteurs des traditions néoplatoniciennes. Notons que ces métaphores sur le retour de l'âme ont une portée philosophique essentielle en ce qu'elles redéfinissent la place de l'homme, le type d'existence qui lui est réservée ici-bas : la "patrie perdue" fait ainsi directement signe vers l'identification d'un chez-soi véritable de l'âme humaine par distinction avec cet ici-bas auquel correspond sa vie incarnée. Elle  permet de redéfinir la vie humaine comme une aliénation, un exil dont il s'agit de guérir en prenant le chemin du retour jusque chez soi. La métaphore de la patrie perdue a ainsi une portée à la fois anthropologique, ontologique, épistémologique et théologique.

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Verthuy Fabio

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Titre de la thèse : « Aristophane de Byzance et la transmission de la zoologie aristotélicienne : Une nouvelle édition critique et un commentaire de l'épitomé d'Aristophane »

Direction : M. David Lefebvre ; M. Gertjan Verhasselt (Université de Padoue)

Bourse financée par le Département des sciences historiques, géographiques et de l'Antiquité (DiSSGeA) de l'Université de Padoue, avec les fonds du projet ERC-2021-STG

Thèse inscrite en 2024

 

Résumé de la thèse : Mon projet de recherche vise à identifier le contenu, la méthodologie et l'influence de l'épitomé d'Aristophane de Byzance, conservé dans la Sylloge peri zoion, une anthologie byzantine de textes zoologiques commandée par l'empereur Constantin VII Porphyrogénète. L'étude poursuit quatre objectifs principaux. Premièrement, elle a pour but de produire une nouvelle édition critique de l'épitomé d'Aristophane, accompagnée d'une traduction en anglais et d'un commentaire approfondi. Deuxièmement, elle examinera les techniques éditoriales et les sources utilisées par Aristophane, en mettant l'accent sur ses adaptations des œuvres zoologiques d'Aristote et sur son éventuel recours à des textes perdus, tels que les Anatomies. Troisièmement, elle analysera la réception de l'épitomé d'Aristophane ainsi que son influence sur les auteurs postérieurs. Enfin, elle cherchera à identifier l'origine des chapitres non attribuables à Aristophane au sein de la Sylloge, en déterminant leurs sources et en évaluant leur contribution à la structure globale de l'anthologie.

 
   
   

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