Viano Cristina
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- Mis à jour le mercredi 19 novembre 2025 00:45

Née à Turin en 1959, Cristina Viano est Directeur de recherche de première classe (DR1) et travaille au Centre de recherches sur la pensée antique « Léon Robin » (UMR 8061, CNRS-Sorbonne-Université).
Elle a fait ses études à l'Université de Turin où elle a obtenu la laurea en philosophie en 1983 avec une thèse sur le témoignage de Sextus Empiricus sur Héraclite. En 1986, elle a soutenu sa thèse de doctorat sur Héraclite chez Aristote à l'Université de Paris IV – Sorbonne, sous la direction de Pierre Aubenque et en 2004, elle a soutenu une Habilitation à diriger des recherches à l'Université de Paris IV – Sorbonne, sous la direction de Jonathan Barnes, intitulée Études de philosophie grecque : Doxographie. Théories philosophiques et alchimiques de la matière. Les passions chez Aristote.
En 1992 elle est recrutée au CNRS, comme chargée de recherche au Centre "Léon Robin". Depuis 2009, elle est Directeur de recherche. Elle a effectué de nombreux séjours d'étude à l'étranger, en particulier à Cambridge, à Édimbourg et à Oxford. Elle a enseigné comme visiting professor dans les Universités de Venise, de São Paulo, de Santiago (Chili), de México et de Jinan (Shandong, Chine). Elle est membre fondateur de l'European Society for Ancient Philosophy (ESAP) et appartient au comité scientifique de la Revista de Filosofia Antiga (São Paulo, Brésil), de la revue Dialogoi. Ancient Philosophy Today età l'Editorial Board de la collection: Sources of Alchemy and Chemistry: Sir Robert Mond Studies in the History of Early Chemistry, Society for the History of Alchemy and Chemistry (SHAC).
Elle est directeur de recherche associé à l'Ecole Doctorale 433 (Concepts et langages) de Sorbonne Université et membre du Conseil de l'Ecole Doctorale de Philosophie à l'Université de Venise Ca' Foscari. Elle a été membre nommé du bureau de la section 35 du Comité National du CNRS (mandat 2016-2021). Elle a dirigé un Projet International de Coopération Scientifique (GDRI) (France, Italie, Brésil, UK et Portugal), intitulé : "AITIA/AITIAI. Le lien causal dans le monde antique: origines, formes et transformations" (2014-2017) (http://aitia.hypotheses.org/) et deux projets de coopération franco-brésilienne (SPRINT CNRS-FAPESP) avec l'USP de São Paulo, intitulés respectivement « Pathos. La doctrine aristotélicienne des émotions » (2018-2019) et "L’individu et la cité: rapports humains et relations politiques chez Aristote et à son époque" (2020-2021). Elle est actuellement responsable du projet de recherche international (IRP CNRS) (France, Brésil, UK) : "PATHOS. Passions, actions et réactions dans le monde antique/ PATHOS/Passions, Actions and Reactions in ancient World (2022-2026). Elle encadre un certain nombre de doctorants et dirige un séminaire de recherche mensuel à la Sorbonne. Elle a assuré des cours doctoraux à Paris IV et de Master à l'Université de Paris I – Panthéon Sorbonne.
Son domaine de recherche concerne l'histoire de la philosophie et de la science antique. Ses principaux thèmes d'étude sont : (a) Les doctrines antiques de la causalité. (b) Aristote : la philosophie de la nature, l'éthique, la rhétorique et la théorie des passions. En particulier, elle a publié la traduction italienne, avec introduction et notes de la Rhétorique d'Aristote pour les éditions Laterza, Bari, 2021. (c) Les théories anciennes de la matière, des Présocratiques aux Néoplatoniciens. Sur ce thème elle a publié en 2006 chez Vrin le volume La matière des choses. Le livre IV des Météorologiques d'Aristote, et son interprétation par Olympiodore, avec le texte grec révisé et une traduction inédite de son Commentaire au Livre IV (Ce livre a reçu le Prix "Azogue Book Of The Year Award for the book that provides the most compelling and enjoyable insight into history of alchemy and related fields") (d) L'alchimie gréco-alexandrine et ses rapports avec la philosophie grecque. (e) La tradition doxographique (sur Héraclite, Socrate, Stoïciens). Sa production bibliographique comporte, en plus des ouvrages mentionnés ci-dessus, onze directions d'ouvrages collectifs et une centaine d'articles.
Gysembergh Victor
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- Mis à jour le mardi 21 octobre 2025 11:53
Victor Gysembergh est né à Roubaix en 1987. Il a été admis sur concours à l’École normale supérieure de Paris (2007) et à l’agrégation de Lettres classiques (2010). Après un master de Lettres classiques à l’université de Paris-Sorbonne et un master d’Assyriologie à l’université de Heidelberg, il a soutenu en 2015 son doctorat en sciences de l’Antiquité à l’université de Reims. Il a ensuite reçu des bourses de recherche des Fondations Thiers (Paris, 2015-2016) et Alexander-von-Humboldt (Freie Universität Berlin, 2017-2019). Il a enseigné dans les universités de Heidelberg et de Reims, à la Freie Universität de Berlin, et à Sorbonne Université. En 2018, il est entré au CNRS, au Centre Léon Robin de recherches sur la pensée antique. En 2023, il a reçu la médaille de bronze du CNRS et a soutenu son Habilitation à diriger des recherches à Sorbonne Université. En 2024, il a reçu le prix A3 du rayonnement scientifique du CNRS. En 2025, il a été nommé Directeur de recherches au CNRS, et a reçu le prix Suzanne-Amigues de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres et le prix Raymond-Weil de l’Association des Études Grecques.
Depuis 2018, une grande partie de ses recherches porte sur l’étude de manuscrits palimpsestes et endommagés à l’aide de techniques d’imagerie avancées, notamment l’imagerie multispectrale. Faisant suite à plusieurs projets de recherche dans ce domaine, financés par Sorbonne Université et la Ville de Paris, il dirige à partir de Janvier 2026 le projet PALAI financé par le Conseil Européen de la Recherche (ERC). Ces travaux ont notamment mené à la redécouverte du traité perdu de Claude Ptolémée sur son Météoroscope, de fragments du Catalogue d’étoiles d’Hipparque, et de fragments d’une introduction latine à la philosophie platonicienne (souvent désignée comme le « Nouvel Apulée »). Il poursuit actuellement ses explorations dans différentes collections comportant des manuscrits palimpsestes et endommagés, notamment à la Bibliothèque nationale de France ainsi que dans différentes bibliothèques conservant des manuscrits d’Italie du Nord.
Ses travaux se situent à l’intersection de l’histoire de la philosophie et de l’histoire des sciences. Ils ont pour dénominateur commun la volonté de renouveler l’interprétation des sources gréco-latines par la prise en compte des textes cunéiformes, mais aussi d’autres langues savantes antiques et médiévales. Dans cette perspective, il a publié avec W. Furley la monographie Reading the Liver. Papyrological Texts on Ancient Greek Extispicy (Tübingen, 2015), et avec A. Schwab le volume collectif Le travail du savoir. Philosophie, sciences exactes et sciences appliquées dans l’Antiquité (Trèves, 2015), et il a mis à jour la traduction de M. Federspiel, Aristote. Traité du ciel (Paris, 2017).
Il a également publié les seuls fragments connus de commentaires antiques aux Réfutations sophistiques d’Aristote, qu’il a découverts dans un traité de l’humaniste Agostino Nifo (Forgotten Ancient Commentaries on Aristotle’s Sophistical Refutations, Berlin, 2023), et la première édition traduite et commentée des fragments d’Eudoxe de Cnide (Eudoxe de Cnide, Témoignages et fragments, Paris, 2024). Il est en outre l’auteur d’articles et de comptes-rendus disponibles ici et ici en libre accès, portant principalement sur l’interprétation de fragments relatifs à l’histoire des sciences, de la cosmologie et de la philosophie dans l’Antiquité.
Scalas Giulia
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- Mis à jour le jeudi 2 octobre 2025 15:01

Giulia Scalas, née à Rome en 1989, est chargée de recherche depuis octobre 2024 au CNRS, au Centre de recherches sur la pensée antique - Léon Robin (UMR 8061).
Après une formation en philosophie à l’Università di Roma – Sapienza, elle a soutenu en 2019 son doctorat à l’Université de Lille. Elle a été attachée temporaire d’enseignement et de recherche à l’Université Paris Nanterre et à la Faculté de Médecine de l’Université de Lille, puis chercheuse postdoctorale dans le cadre du programme « Médecine et Philosophie » au Centre Léon Robin ainsi que dans le projet IUF « Galenus Verbatim » (UMR Orient et Méditerranée - Sorbonne Université).
Ses recherches portent principalement sur les doctrines atomistes, et en particulier sur la philosophie épicurienne. Elle est l’auteur d’une monographie, La théorie épicurienne du vivant, issue de sa thèse parue en 2023 chez Classiques Garnier (« Les Anciens et les Modernes – Études de Philosophie »), qui examine la conception épicurienne du vivant en dialogue avec certains philosophes et médecins (Démocrite et Leucippe, les médecins hippocratiques, Aristote et Théophraste).
Parallèlement à ces recherches, elle a mené des études critiques et textuelles sur plusieurs témoignages complexes, traditionnellement considérés — notamment selon Usener — comme constituant le corpus épicurien. L’analyse de l’œuvre de Lucrèce a occupé une place centrale dans ce cadre. GS s’est également intéressée à la manière dont l’épicurisme a continué de nourrir la réflexion de philosophes modernes (Locke, Kant) et même contemporains (J. Bennet).
Elle consacre actuellement une attention particulière au vaste et fragmentaire traité Sur la nature (Peri Physeos) d’Épicure, connu principalement grâce à des sources papyrologiques encore en cours de découverte, en s’attachant à son élaboration et à sa transmission dans le Kepos hellénistique et post-hellénistique. Dans le cadre de ses recherches sur le concept de « mécanisme » en rapport avec la physiologie épicurienne, elle travaille en particulier à la révision de l’édition du livre XIV du Peri Physeos, ainsi qu’à sa traduction française et à son commentaire. Elle participe également à un groupe de travail consacré à la traduction et au commentaire du livre XXVIII du Peri Physeos.
Vasiliu Anca
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- Mis à jour le vendredi 7 mars 2025 12:53
ANCA VASILIU, née à Bucarest en 1957, vit à Paris depuis 1990 et travaille au CNRS depuis 1998. Elle a une double formation : en philosophie et en histoire de l’art. Après des études d’histoire de l’art byzantin et dix ans de travail comme chercheur à l’Institut d’histoire et théorie de l’art (Académie roumaine, Bucarest), elle a suivi une formation en philosophie ancienne en France dans les Universités Paris X-Nanterre (Doctorat de philosophie, 1996) et Paris IV-Sorbonne (HDR, 2005). Depuis 2000 elle dirige le séminaire de recherches portant sur la transmission des thèmes et des concepts philosophiques de l’Antiquité au Moyen Age. Elle a fondé en 2003 et dirige depuis la revue annuelle Chôra (Revue d’études anciennes et médiévales de philosophie, théologie et sciences). Depuis 2007 elle est Directeur de recherche au CNRS et fait partie du Centre Léon Robin. Elle a enseigné la philosophie grecque comme chargée de cours à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne entre 2007 et 2019, après avoir enseigné six ans à l’Université Paris X-Nanterre. Elle est membre titulaire de la Société Internationale pour l’Étude de la Philosophie Médiévale (SIEPM) depuis 1997 et de l’Association des Études grecques en France (1869) depuis 2010. Elle a été Directeur de programme au Collège international de philosophie (Paris, 1998-2004). Ses principales publications : Du Diaphane. Image, milieu, lumière dans la pensée antique et médiévale, Vrin, 1997 (trad. en roumain, Polirom, 2010) ; Dire et voir. La parole visible du Sophiste, Vrin (2008 ; prix « Zôgraphos » des Etudes grecques en 2009) ; Eikôn. L’image dans le discours des trois Cappadociens, P.U.F. (2010) ; Images de soi dans l’Antiquité tardive, Vrin (2012) ; Divines techniques. Arts et langage homérique à la fin de l'Antiquité, Garnier (2016) ; Penser Dieu. Noétique et métaphysique dans l'Antiquité tardive, Vrin (2018) ; Montrer l'âme. Lecture du Phèdre de Platon (Paris, Sorbonne Université Presses, 2021).
Elle a également publié un ouvrage de synthèse sur l’iconographie post-byzantine : Les architectures de l’image. Monastères de Moldavie XIVe-XVIe s. (Jaca Book/Paris-Méditerranée, 1998, traduit en italien et en allemand chez Hirmer Verlag, 1999) et a co-dirigé deux ouvrages collectifs de philosophie médiévale chez Honoré Champion (2004) et Brepols (2005). Elle a en outre publié des articles dans des revues de spécialité (Archives d’histoire doctrinale et littéraire du Moyen Age, Cahiers de Civilisation Médiévale, Revue de l’art, Journal des Savants, Dionysius, Les Études philosophiques etc.) et dans des volumes collectifs thématiques (publiés aux éditions Vrin, H. Champion, Peeters, Hazan, P.U.F., La Différence, Sankt Augustin Academia Verlag, Droz, École Française de Rome, Brepols, Brill, De Gruyter etc.). Son livre Images de soi dans l'Antiquité tardive a obtenu le prix littérature et philosophie de l'Académie française en 2013 : Prix Montyon médaille d'argent. En 2022 elle a reçu le "Grand Prix de Philosophie" de l'Académie Française pour l'ensemble de son œuvre.
Dernière parution : A. Vasiliu, Démiurge du réel (Paris, PUF, 2024)
Pour contacter Anca Vasiliu : anca.vasiliu[at]ens.psl.eu ; ancavasiliu45[at]gmail.com
Lecerf Adrien
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- Mis à jour le mardi 19 décembre 2023 17:33
Adrien Lecerf, né en 1985, est ancien élève de l'École Normale Supérieure de la rue d'Ulm (2005) et agrégé de Lettres classiques (2010). Ses recherches portent principalement sur la tradition platonicienne, et plus particulièrement sur le développement du néoplatonisme entre Plotin et Proclus : il est notamment l'auteur d'une thèse de doctorat intitulée Ordre et variation. Essai sur le système de Jamblique (soutenue en décembre 2015). Il s'intéresse également aux intersections entre rationalité et religion et à l'histoire de la théologie dans l'âge antique tardif, aux textes païens prétendument "révélés" tels que les Oracles chaldaïques, certains écrits pythagoriciens et les poèmes orphiques, ainsi qu'aux questions du commentarisme, exégèse et vocabulaire technique de la philosophie, axe de recherche pour lequel il a été recruté en qualité de Chargé de recherches deuxième classe du CNRS (poste fléché "Textualités religieuses").
Parmi ses projets figurent des éditions et/ou traductions d'auteurs néoplatoniciens tels qu'Hiéroclès d'Alexandrie, Julien l'Empereur (l'Apostat), Saloustios et surtout Jamblique de Chalcis, dont il prépare une édition intégrale des Fragments et témoignages, faisant suite à sa collaboration à la réédition de l’œuvre majeure de cet auteur, la Réponse à Porphyre ou Mystères d'Égypte.




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