• Aristophane, Les Thesmophories ou La Fête des femmes.

Texte, traduction, introduction et commentaire par Rossella Saetta Cottone

Éditions de Boccard - collection Chorégie 1
2016, 324 p., br. – ISBN 978-2-7018-0424-8

 

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Les Thesmophories, pièce charnière dans la production dramatique d’Aristophane, coïncident également avec un tournant dans l’histoire du théâtre. En effet, le jeu de la parodie, que la comédie ancienne avait mené depuis ses débuts avec le genre rival de la tragédie, atteint ici des sommets de sophistication et de savoir-faire dramaturgique, et prend la forme, inconnue jusqu’alors, du théâtre dans le théâtre.

Voici la tragédie d’Euripide décomposée et recomposée sous des formes nouvelles et inattendues, qui servent les nécessités de l’intrigue comique tout en dévoilant le sens de la parodie. Il s’agit d’en finir avec l’opposition, traditionnelle pour l’époque, entre les deux genres de l’art dramatique — la tragédie et la comédie — au nom d’un principe supérieur qui les intègre et les dépasse à la fois : le théâtre.

Comédie de la mimêsis dramatique dans sa double version, tragique et comique, les Thesmophories sont aussi une réflexion puissante sur l’art d’Euripide et sur celui de son metteur en scène, Aristophane.

Face à ce texte théâtral unique, le défi principal de la traduction a été d’arriver à rendre la complexité des jeux parodiques, par une mise en valeur de la tension entre les niveaux de langue. Tout en fournissant les éléments nécessaires à l’étude philologique et historique du texte, le commentaire renouvelle la compréhension de la pièce par une interprétation inédite, centrée sur le thème de la mimêsis dramatique.

 

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