Saetta Cottone Rossella

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Rossella Saetta Cottone, née le 5 juin 1968, a d'abord été formée en Italie, où elle a obtenu une maîtrise en Lettres Classiques (Université de Palerme, 1994) et un doctorat en philologie grecque, avec une thèse sur la poétique de l'injure dans la comédie d'Aristophane en co-tutelle franco-italienne (Université de Lille 3-Université de Palerme, 2000), publiée en 2005 (Aristofane e la poetica dell'ingiuria, Rome).
Pendant les années post-doc, elle a collaboré avec les philologues de l'UMR 8163 « Savoirs, textes, langage » de l'Université de Lille 3, participant à l'organisation de plusieurs activités de recherche sur le théâtre antique, dont le colloque international CorHaLi, « La tragédie d'Aristophane », en 2003.
Depuis 2009, elle est chargée de recherche au CNRS. Sa formation est double. En Italie elle s'est formée à l'exercice de la philologie, à l'explication et à l'établissement des textes ainsi qu'aux sciences sociales et à leur apport pour l'étude de l'Antiquité. En France, elle a pu se familiariser avec les méthodes de l'analyse herméneutique, en s'intéressant au sens et à la facture des œuvres, tout en approfondissant la réflexion sur la relation entre la création poétique et les conditions sociales de sa production, par le recours à la pragmatique des formes discursives.
Ses recherches sur les poétiques antiques portent principalement sur trois domaines :
1) la comédie et la tragédie, ainsi que les traditions poétiques du blâme et de l'éloge ;
2) les phénomènes de contamination et d'interférence inter-génériques dans le théâtre attique à la fin du Vème siècle ;
3) les relations entre le théâtre attique et la philosophie des présocratiques.
 
Elle prépare une traduction commentée des Thesmophories d'Aristophane, et une monographie sur l'élaboration de la notion de mimesis par les auteurs dramatiques, qui se propose d'articuler les termes que les modèles actuels de l'activité poétique ont tendance à isoler : la mimesis, comme création de l'illusion par le travail d'interprétation de l'acteur, la performance, comme événement social, et la réflexivité propre au fait théâtral.