Enseignements en master et doctorat 2019-2020

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Anca Vasiliu

Cours doctoraux (ED V), les 2, 9 et 16 mars 2020, 16h-18h, à la Maison de la recherche (rue Serpente), salle D223

Titre : « Platon et le langage de l’ontologie (lectures du Sophiste et du Théétète) »

 

Cristina Viano

Cours doctoraux (ED V), les 21 et 27 janvier, 3 et 12 février 2020, 18h-20h, à la Maison de la recherche (rue Serpente), salle D223

Titre : « Le monde entre ciel et terre : la météorologie de Platon et Aristote »

Enseignements en master et doctorat 2018-19

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Cours de David Lefebvre

  • Master 1

Semestre 1, salle à préciser

 « Le problème de la sensation dans le De Anima d'Aristote »

Le séminaire a pour objet la conception aristotélicienne de la sensation, l’analyse des cinq sens et du sens commun principalement dans le traité De l’âme (II, 5-III, 2), sans exclure le recours à d’autres textes, dont le petit traité De la sensation et des sensibles. La question posée sera de savoir comment il est possible de surmonter l’aporie dans laquelle se trouve (ou s’est trouvée) l’interprétation de ces textes, généralement identifiée dans la littérature notamment anglophone par l’opposition entre les « littéralistes » et les « spiritualistes ». Les premiers comprennent la théorie aristotélicienne de la sensation « à la lettre » et considèrent que l’organe même prend (d’une façon ou d’une autre) la qualité perçue (l’œil devient rouge), les seconds au contraire nient toute forme de modification matérielle de l’organe et pensent que la sensation correspond à une prise de conscience perceptive d’une qualité sensible. Le problème rencontré à l’horizon est celui du rapport entre l’âme et le corps dans l’hylémorphisme du traité De l’âme. Cela supposera de lire de près le texte d’Aristote en étant attentif aux particularités de l’analyse pour chacun des sens. Le séminaire ne suppose pas de connaissance du grec. On utilisera le texte de Ross des Oxford Classical Texts et les traductions françaises disponibles (Rodier, Tricot, Jannone et Barbotin, Bodéüs). Une bibliographie détaillée sera distribuée au début du cours.

 

Indications bibliographiques :

Burnyeat, M., « De Anima II 5 », Phronesis, 47/1, 2002, p. 28-90.

Hicks, R.D., Aristotle, De anima, with Translation, Introduction and Notes, Cambridge University Press, 2007.

Johansen, T.K, Aristotle on the Sense-Organs, Cambridge University Press, 1997.

Modrak, D., Aristotle : The Power of Perception, University of Chicago Press, 1987.

Nussbaum, M. C. & Oksenberg Rorty, A., Essays on Aristotle’s De Anima, Clarendon Press, Oxford, 1992.

Romeyer Dherbey, G. (dir.), Corps et âme, Sur le De anima d’Aristote, Études réunies par C. Viano, Paris, Vrin, 1996. Voir notamment l’article de M. Burnyeat, « Aristote voit du rouge et entend un ‘do’: combien se passe-t-il de choses ? Remarques sur De anima, II, 7-8 », p. 149-167.

Sorabji, R., « Body and Soul in Aristotle », Philosophy, 49, 1974, p. 63-89.

Van Riel, G. & Destrée, P. (ed.), Ancient perspectives on Aristotle’s De anima, Leuven University Press, 2009.

 

Semestre 2, salle à préciser

« Lecture du Livre Thêta de la Métaphysique d'Aristote »

Après s’être longtemps concentrée sur le livre Zèta de la Métaphysique (sur la substance), la recherche a déplacé depuis quelques années son intérêt sur le livre Thèta (sur l’être en puissance et en acte des chapitres 1 à 9 ; sur l’être vrai et faux au chapitre 10). Le débat s’est porté sur la fonction de ce livre au regard de l’analyse en cours de la substance et donc en particulier sur les différents sens de l’acte (energeia) tels qu’ils apparaissent aux chapitres 6 et 8. Le cours se présentera comme une lecture suivie du texte avec pour fin de situer le niveau propre de l’analyse d’Aristote – vis-à-vis des livres antérieurs et vis-à-vis du livre Lambda. Le livre Thèta achève l’examen des sens de l’être ; il ouvre apparemment la voie aux analyses « théologiques » du livre Lambda, non sans susciter cependant des interrogations sur l’unité ou la cohérence des démarches empruntées par Aristote en Thèta et en Lambda. La connaissance du grec n’est pas nécessaire pour suivre le cours, même si le texte grec sera utilisé. Une bibliographie détaillée sera distribuée au début du semestre.

 

 Indications bibliographiques :

 Aubry, G., Dieu sans la puissance, Dunamis et Energeia chez Aristote et chez Plotin, Paris, Vrin, 2006.

 Beere, J., Doing and Being, An Interpretation of Aristotle’s Metaphysics Theta, Oxford University Press, 2009.

 Lefebvre, D., Dynamis, Sens et genèse de la notion aristotélicienne de puissance, Paris, Vrin, 2018.

 Makin, S., Aristotle, Metaphysics, Book Theta, Translated with Introduction and Commentary, Clarendon Press, Oxford, 2006.

 
 


  •  Master 2

Semestre 2, salle à préciser

« Introduction à la biologie d'Aristote »

Le séminaire portera sur le statut de ce qui est couramment appelé la biologie dans le corpus aristotélicien. C’est à l’intérêt pour la biologie que les études aristotélicienne ont en partie dû leur renouvellement tout au long du dernier demi-siècle. Mais la place de la biologie dans le système aristotélicien reste en grande partie une question ouverte. On examinera en particulier les problèmes suivants : (a) Le fait qu’Aristote n’emploie pas le terme de biologie n’interdit pas par principe aux interprètes de l’utiliser. Mais, dans ce cas, comment délimiter la biologie dans la physique ? Quels objets et quelles limites lui donner ? Fausse-t-on la nature du projet physique d’Aristote en utilisant une dénomination fantôme ? (b) L’existence même d’une science des animaux et des plantes relève-t-elle d’une simple volonté d’exhaustivité dans l’étude de la nature ou manifeste-t-elle une orientation particulière de la science aristotélicienne ? Que cherche Aristote en s’intéressant aux êtres vivants ? (c) Aristote attribue la vie aux corps célestes et à la substance séparée. Quel rapport cette vie entretient-elle avec la vie organique ? – Le séminaire ne suppose pas une connaissance du grec. Des textes (grecs et en traduction française) des traités physique (De l’âme) et spécifiquement biologiques (Histoire, Parties, et Génération des animaux, etc.) seront distribués, ainsi qu’une bibliographie détaillée.

 

Indications bibliographiques :

Falcon, A., Aristotle and The Science of Nature. Unity without Uniformity, Cambridge, Cambridge University Press, 2005.

Föllinger, S. (ed.), Was ist ‘Leben’? Aristoteles’ Anschauungen zur Entstehung und Funktionsweise von Leben, Stuttgart, Franz Steiner Verlag, 2010.

Gotthelf, A. & Lennox, J. G. (ed.), Philosophical Issues in Aristotle’s Biology, Cambridge, Cambridge University Press, 1987.

Lennox, J. G., Aristotle’s Philosophy of Biology: Studies in the Origins of Life Science, Cambridge, Cambridge University Press, 2001.

Pellegrin, P., La Classification des animaux chez Aristote, Statut de la biologie et unité de l’aristotélisme, Paris, Les Belles Lettres, 1982.

Preus, A., Science and Philosophy in Aristotle’s Biological Works, Hildesheim/New York, Georg Olms, 1975.

Rashed, M., Aristote, De la Génération et la Corruption, Texte établi et traduit, Paris, Les Belles Lettres, 2005.

 


Cours d'Anca Vasiliu

  •  Séminaire doctoral

 « Ousia : essence ou substance ? »

 


Cours de Cristina Viano

  •  Séminaire doctoral

 « Pathos : la doctrine aristotélicienne des émotions »

 

  •  Cours doctoral

École doctorale V "Concepts et langages"

 « La Poétique d'Aristote : mimesis, actions, fictions »

Maison de la Recherche, 18h-20h

Dates : 21 et 28 janvier, 4 et 11 février 2019

Plan du cours : 1. Introduction. La structure et les principes du traité. Causes naturelles, mimesis, plaisir.

2. La tragédie et ses parties. Le récit (muthos) et le langage (lexis). Les règles de la fiction. La métaphore.

3. Actions et émotions tragiques. La question de la katharsis, la définition du plaisir esthétique.

4. Le rire, le comique et le livre perdu sur la comédie.

Enseignements en master et doctorat 2017-18

Détails
  • séminaire de recherche. LMD. Lire la tragédie grecque. Rosella Saetta Cottone, en collaboration avec Christine Mauduit

Iphigénie en Tauride d'Euripide

 

Comment aborder la lecture d’une tragédie grecque, en maîtrisant les savoirs techniques et les approches méthodologiques indispensables au travail de déchiffrement du texte, sans délaisser le questionnement sur le sens qui accompagne toute réflexion critique et théorique sur la littérature, qu’elle soit ancienne ou moderne ? Telle est la question à laquelle ce séminaire voudrait contribuer à répondre, en prenant pour fil conducteur de la réflexion l’Iphigénie en Tauride d’Euripide. Nous lirons de larges extraits de la pièce, choisis en fonction de l’intérêt qu’ils présentent pour ouvrir à l’analyse des différentes composantes de l’œuvre (texte, spectacle, mythe, personnages) et réfléchir aux grands problèmes posés par son interprétation en accordant une attention particulière à la dramaturgie, aux jeux d’intertextualité, aux questions poétiques et génériques. La connaissance du grec est requise pour suivre ce séminaire.

Voir ce descriptif sur le site du département des Sciences de l'antiquité de l'Ens

 

semestre 1, vendredi 10h30-12h30, salle de séminaire du CEA, Ens

 

 


 

  • Cours doctoral. Cristina Viano

Le facteur humain. La théorie des émotions dans la Rhétorique d’Aristote.

Ce cours a pour objet la théorie aristotélicienne des émotions dans la  Rhétorique  selon trois perspectives différentes, qui correspondent aux trois livres du traité : 1) les émotions comme mobiles des actions injustes ( I, 10-13); 2) les émotions comme instruments de persuasion (II, 1-17) ; 3) le mode d'emploi des émotions dans les différentes parties du discours (III).

Le but sera de  montrer d'une part, l'importance que les émotions revêtent dans la Rhétorique en tant que « facteur humain » incontournable dans les rapports sociaux et de l'autre, le rôle de la Rhétorique dans la reconstitution de ce puzzle complexe qui est la théorie aristotélicienne des émotions.

Le cours concerne surtout la Rhétorique, mais seront pris en considération aussi des passages d'autres textes du corpus aristotélicien tels que la Poétique, l'Ethique à Nicomaque, la Politique, le De anima et les Parva Naturalia.

 

semestre 1, lundi, 18h-20h, Maison de la Recherche, Salle : D035

dates :       4 décembre 2017

11 décembre 2017

22 janvier 2018

29 janvier 2018

 


  • Cours doctoral. Cristina Viano. « Letture dei Classici », Doctorat de Philosophie à Venise

La Poetica di Aristotele

semestre 2 : 18, 23, 26 avril, 2 mai, 15h30-18h30, Venise, Palazzo Malcanton Marcorà, aula Biral.

 


  •  Séminaire doctoral. Cristina Viano

Aitia / Aitiai - Le lien causal dans le monde antique

À partir de décembre 2017, Jeudi, 14h-18h, Université Paris-Sorbonne, Salle des Actes

 


  •  Séminaire doctoral. Anca Vasiliu

Ousia : essence ou substance?

À partir de janvier 2018, Jeudi, 14h-18h, Université Paris-Sorbonne, Salle des Actes


 

  • Master 1. Histoire de la philosophie, tronc commun. Suzanne Husson

Histoire de la philosophie, problèmes et méthodes

Ce cours a pour objectif d’initier une réflexion sur l’histoire de la philosophie à la fois comme objet et comme méthode. Il s’agira, dans un premier temps, de reconstituer quelques grandes étapes de la construction du ou des récits philosophiques, par les philosophes eux-mêmes, ou bien par des écrivains spécialisés dans l’historiographie philosophique, afin d’interroger certaines évidences. Quels auteurs, écoles, aires culturelles, faut-il intégrer dans ce récit, lesquelles éventuellement exclure ? Comment penser les origines ? Il s’agira de prendre conscience du fait que la délimitation du champ d’étude de l’histoire de la philosophie est lui-même le résultat de décisions philosophiques par lesquelles la philosophie se constitue elle-même par rapport à un dehors.

Enfin seront examinés les problématiques contemporaines que soulève l’histoire de la philosophie comme discipline. L’histoire de la philosophie est-elle une discipline scientifique ? Selon quels critères méthodologiques ? Est-elle ou non philosophique ? Quel doit être son rapport à l’histoire ? Ses objets d’étude sont-ils dépendants de leur historicité ou peuvent-ils être abordés de façon anhistorique ? Là aussi nous sommes face à des décisions philosophiques préalables dont il convient que l’historien de la philosophie se saisisse.

Le cours s’appuiera sur un recueil de textes distribué en début de semestre.

Semestre 1, mardi 11h-13h, Université Paris-Sorbonne, Sorbonne, amphithéâtre Milne Edwards.