Enseignements en licence durant l'année 2018-19

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Page en cours d'actualisation

David Lefebvre

  • Licence 3

Semestre 1, salle à préciser

 « Sens et limite de la critique de la poésie dans la République de Platon »

Platon est connu pour avoir « chassé les poètes de la cité », ce qui lui vaut généralement le reproche de tout réduire à la sphère éthique et politique et d’ignorer la spécificité de l’esthétique. Cependant, les interprètes ont généralement identifié une radicalisation dans la critique de Platon au cours de la République et ont posé la question du rapport entre le livre X (où tous les poètes semblent exclus de la cité) et les livres II-III (qui réservent une certaine place à la poésie dans l’éducation des gardiens). Ce cours aura pour objet de situer la critique platonicienne de la poésie dans le cadre de la progression de la République, afin de comprendre les raisons (éthiques, politiques, psychologiques, métaphysiques) et les limites de cette critique. Si la République comporte de fait une critique de la poésie et du discours des poètes (dont en particulier Homère et les auteurs de tragédie), elle accepte et réglemente dans la cité juste l’existence d’un certain type de poésie. Il faudra donc examiner précisément les arguments de Platon, en tâchant de comprendre aussi la cohérence de sa position à l’égard de la poésie. – On utilisera la traduction de la République par Émile Chambry (Les Belles Lettres) ou Léon Robin (Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade). Une bibliographie détaillée sera distribuée au début du cours.

 

Indications bibliographiques :

Annas, J., Introduction à la République de Platon, Paris, Puf, 1981.

Mouze, L., Le Législateur et le poète, Une interprétation des Lois de Platon, Villeneuve d’Ascq, Presses universitaires du Septentrion, 2005.

Robin, L., Platon, Paris, Puf, Quadrige, 2000 (1935).

 

Semestre 2, salle à préciser

« Introduction à l’Éthique à Nicomaque d’Aristote : Éthique et psychologie »

En vertu du principe de la séparation des sciences, ce que nous appelons l’éthique et la théorie de l’âme sont deux disciplines bien séparées pour Aristote : le politique ne doit pas se lancer dans une étude de l’âme pour elle-même. Cependant, au cours de l’Éthique à Nicomaque, Aristote ne peut pas faire autrement qu’utiliser une certaine conception de l’âme, laquelle est bien en un sens son sujet principal, puisque l’éthique a pour fin de connaître les meilleurs états de l’âme et de définir les moyens de les produire en elle. Aristote distingue donc des parties de l’âme, introduit une hiérarchie entre ces parties et isole une partie appelée à occuper une place grandissante au cours de son analyse : l’intellect. Cet intellect est lui-même l’objet de présentations diverses selon les livres et l’orientation de l’analyse. Ce n’est pas seulement une partie parmi d’autres (la prudence, la science, etc.), mais la partie la plus haute et ce que chacun est soi-même. Le cours se propose donc de donner une introduction à l’Éthique à Nicomaque centrée sur la conception de l’âme qui y est impliquée et notamment sur le rôle de l’intellect. – Les traductions de J. Tricot (Vrin) ou de R. Bodéüs (Flammarion) pourront être utilisées. Une bibliographie détaillée sera distribuée au début du cours.

 

Indications bibliographiques :

Aristote, L'Éthique à Nicomaque, Introduction, traduction et commentaire par R.-A. Gauthier et J.Y. Jolif, 4 vols., Peeters, 2002 (1959).

P. Aubenque, La Prudence chez Aristote, Paris, Puf, Quadrige, 1963.

J. Cooper, Reason and Emotion, Essays on Ancient Moral Psychology and Ethical Theory, Princeton University Press, 1999.

 
 


Anca Vasiliu

  • Licence 3, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, « Histoire de la philosophie »

Semestre 1, tous les jeudis, 8h-11h, en Sorbonne, salle Halbwachs

« Le Phèdre de Platon et son héritage, autour de la question de l'âme et du logos approprié »

En se focalisant sur la structure du dialogue et sur certaines de ses parties les plus fascinantes, le prologue et la palinodie, le cours proposera une analyse croisée du texte platonicien et de quelques reprises, commentaires et références directes et indirectes dues à la postérité hellénistique et à l’antiquité tardive. L’héritage du Phèdre a connu deux grandes lignes interprétatives : l’une à travers les traditions épicurienne et sophistique (Lucrèce, Philostrate), l’autre dans le médio- et néoplatonisme (Plutarque, Plotin, Porphyre, Proclus, Ps.Hermias). Pour les uns le Phèdre est un dialogue sur l’art d’aimer et sur la connaissance discursive de l’âme et de soi ; pour les autres, il s’agit d’un texte initiatique conduisant à la connaissance du destin de l’âme et à la possibilité d’y accéder par une (re)connaissance idoine des Formes et du principe divin du vivant. À travers ces lectures, l’âme apparaît néanmoins comme le sujet directeur du dialogue, tandis que l’amour, le beau, le langage et la philosophie se distribuent les rôles spécifiques de moyens et d’objets de l’expérience et de la connaissance de l’âme.

Le Phèdre serait-il perçu par les Anciens comme un texte sur la condition de l’âme individuelle, condition que Platon montre en mimant à travers les deux personnages, Socrate et Phèdre, les épreuves d’une initiation de l’âme individuelle aux « mystères » de l’âme tout court (sur le modèle des « petits mystères » d’Agra préparatoires aux « grands mystères » d’Éleusis) ? Les lectures néoplatoniciennes, sensibles à l’aspect initiatique du dialogue, ne semblent toutefois pas accepter comme une évidence que ce dont il est question est bien de définir la condition de l’âme singulière dans son rapport au monde et au corps. Pourtant, de la nature transcendante et universelle de l’âme, seule une âme qui reconnaît sa singularité comme gage d’unité avec soi peut en fournir la connaissance, selon Socrate. D’où l’importance que revêt l’aspect scénique et performatif du dialogue platonicien auquel nous consacrons une analyse détaillée, et en quelque sorte phénoménologique, dans les pages qui suivent.

 

Indications bibliographiques :

   Éditions et traductions du Phèdre :

Phèdre, éd. et trad. de Léon Robin, Paris, Les Belles Lettres, 1933

Phèdre, éd. et trad. C. Moreschini et P. Vicaire, Paris, Les Belles Lettres Poche, 1998

Phèdre, trad. de L. Brisson, Paris, GF 1997, avec l’étude de J. Derrida, « La pharmacie de Platon » (pp. 255-403)

Phèdre, trad. de L. Mouze, Paris, Livre de Poche, 2007

Fedro, éd. et trad. italienne de R. Velardi, Milan, BUR, 20082

Fedro, éd. et trad. italienne de M. Bonazzi, Turin, Einaudi, 2011

 

   Quelques études monographiques du Phèdre :

M. Dixsaut, Les métamorphoses de la dialectique dans les dialogues de Platon, Paris, Vrin, 2001 

id., Platon et la question de l’âme. Études platoniciennes II, Paris, Vrin, 2013

id., « Donner à voir : fonction et signification des mythes platoniciens », in Plato, Poet and Philosopher, E. Moutsopoulos, M. Protopapas-Marneli (éds.), Athènes, 2013 (pp. 119-134)

Ch. L. Griswold jr., Self-Knowledge in Plato’s Phaedrus, Yale University Press, 1986

G. R. F. Ferrari, Listening to the cicadas. A Study of Plato’s Phraedrus, Cambridge Univ. Press, 1987

F. Trabattoni, Fedro, Milan, Bruno Mondadori, 1995

G. Casertano (a cura di), Il Fedro di Platone : struttura e problematiche, Napoli, Loffredo edit., 2011

D. S. Werner, Myth and Philosophy in Plato’s Phaedrus, Cambridge Univ. Press, 2012

M. Jorge de Carvalho, A. de Castro Caeiro, H. Telo (eds.), In the Mirror of the Phaedrus, Academia Verlag, Sankt Augustin, 2013

A. Capra, Plato’s Four Muses. The Phaedrus and the Poetics of Philosophy, Center for Hellenic Studies, Harvard Univ. Press, 2014

L. Brisson, « Le discours comme univers et l’univers comme discours. Platon et ses interprètes néoplatoniciens », dans Le texte et ses représentations, « Études de littérature ancienne », tome 3, Paris, Presses de l’ENS, 1987 (pp. 121-128)

K.A. Morgan, Myth and Philosophy from Presocratics to Plato, Cambridge Univ. Press, 2000

A. Lefka, « La floraison du logos platonicien au sein de la phusis : le Phèdre et les Lois », in Kêpoi. De la religion à la philosophie. Mélanges offerts à André Motte, sous la dir. d’E. Delruelle et V. Pirenne-Delforge, Presses Universitaires de Liège, 2001

A. Vasiliu, « Mythologie de la source. Le silence du visible et son interprétation par Socrate (en relisant le prologue du Phèdre) », Tropos. Rivista di Ermeneutica et critica filosofica, 1/2014, Aracne editore, Rome 2014 (pp. 51-82)

J. Brunschwig, « Di»ghsij/Diêgêsis et m…mhsij/mimêsis dans l’œuvre de Platon », résumé publié dans la Revue des études grecques, 87, 1974, pp. XVII-XIX, repris en version complète dans Les Études philosophiques, 2018-1 (pp. 49-62)

Enseignements en licence durant l'année 2017-18

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  • Licence 1, 2, 3 - Textes philosophiques en langue étrangère - Grec. Suzanne Husson

 

Platon, République, livre VIII

Pourquoi la cité juste ne peut-elle que se corrompre et comment celle-ci se transforme-t-elle en timocratie, puis ensuite en oligarchie, démocratie et tyrannie ? Ce livre de la République qui succède à la construction utopique de la cité juste en montre la fragilité intrinsèque et analyse les différentes figures de l’injustice telles qu’elles peuvent naître dans les cités existantes. Il cherche à comprendre comment se nouent et se transforment les rapports de pouvoir entre les différents groupes constitutifs de la cité et les valeurs qui la structurent. Parce qu’on ne peut prétendre réellement penser la justice sans analyser les différentes manifestations de l’injustice, aussi bien dans les cités que chez les individus, et malgré ses partis pris, Platon nous livre dans son ouvrage des analyses saisissantes.

Il ne s’agit pas d’un cours d’apprentissage de la langue grecque destinés aux débutants mais à des étudiants qui ont, dans l’idéal, bénéficié d’au moins de deux années d’apprentissage du grec ancien. Le texte grec qui fera l’objet de traduction sera distribué au début du semestre.

Semestre 1, Mardi 9h00-11h00, Université Paris-Sorbonne, Sorbonne, salle F 050

 


  • Licence 1, 2, 3 - Textes philosophiques en langue étrangère - Grec. Suzanne Husson

 

Porphyre, Isagoge

 

Qu’est-ce qui distingue les termes : genre, différence, espèce, accident et propre ? Qu’elle est, en général le statut ontologique des termes universels ? Cet ouvrage introductif aux Catégories d’Aristote, lecture néoplatonicienne de l’ouvrage aristotélicien qui en systématise le vocabulaire, deviendra un des fondements de la logique médiévale et sera, en particulier, à l’origine de la querelle des universaux. L’accent sera porté sur la traduction pendant les séances de passages de l’Isagogè de Porphyre (dont le texte sera distribué au début du semestre), de sorte que la participation à ce TD implique que les bases de la langue grecque soient déjà acquises.

 

Porphyre, Isagoge, éd. et trad. A. de Libera-A.-Ph. Segonds, Paris, Vrin, 1998.

 

Porphyre. Isagoge, trad. J. Tricot, Paris, Vrin , 1947.

Semestre 2, lundi 10h00-12h00, Université Paris-Sorbonne, salle à déterminer

 


 

  • Licence 1, 2, 3 - Textes philosophiques en langue étrangère - Grec. Alexandra Michalewski

Gorgias, Platon

Ce TPLE de grec sera consacré à la traduction de passages choisis du Gorgias de Platon et à leur commentaire philosophique. Nous utiliserons par commodité à l'édition bilingue des Belles Lettres, tout en confrontant les différents états du texte et les traductions existantes. La longueur des textes à étudier sera adaptée au niveau de licence des étudiants. Des éléments plus détaillés de bibliographie seront communiqués au fil des séances.

Semestre 1, mercredi, 16h-18h, Université Paris 1- Panthéon Sorbonne, Sorbonne, salle D629

 


  • Licence 3. Histoire de la philosophie antique. TD. Suzanne Husson

Lecture du Sophiste de Platon 

 

Semestre 2, mardi 14h00-15h30 salle F 366

Université Paris-Sorbonne, Sorbonne, salle F 366

 


 

  • Licence 3. Philosophie ancienne. CM. Anca Vasiliu

Platon : l’image, l’être, la pensée.Questions d’ontologie, de noétique et de cosmologie dans le Sophiste et le Timée

 Seront abordés principalement ces deux dialogues platoniciens en resserrant l’analyse sur la spécificité de l’ontologie (métaphysique) platonicienne. Pour le Sophiste, il s’agira de définir l’être et les usages du langage et de l’image à cet égard, d’analyser la division des genres de l’être et de la production des images, d’aborder la question du dualisme à partir de la confrontation entre « matérialistes » et « idéalistes » (/« amis des formes ») et, enfin, de chercher à définir les rapports de prééminence entre « être », « un » et « tout ». Des développements de ces questions seront illustrés à l’aide de passages apparentés empruntés à d’autres dialogues de Platon (Théétète, Philèbe, République, Phédon) et par des mises en parallèle de l’approche platonicienne avec certains passages critiques d’Aristote (principalement de la Métaphysique). Si le temps le permet, nous étudierons aussi des prolongements et des reprises de ces questions chez Plotin et chez Porphyre. Pour le Timée, il sera principalement question de l’intellect et de l’intellection, et cette partie finale de la cosmologie du Timée consacrée à l’âme intellective sera mise en parallèle avec certains passages des chap. 7-10 de Métaphysique Lambda.

Semestre 1, jeudi, 8h-11h, Université Paris 1- Panthéon Sorbonne, Sorbonne, salle Halbwachs

 


 

  • Licence 2. Histoire de la logique . Juliette Lemaire

Histoire de la logique antique et médiévale

 Quelles sont les conceptions de la logique durant l’antiquité ? La logique est-elle un outil ou une partie de la philosophie ? et comment la logique se développe-t-elle durant la période médiévale ? Telles sont les questions qui seront traitées durant ce cours visant tout d’abord à examiner la naissance de la logique avec Aristote et à analyser sa conception de l’analytique et de la dialectique, puis à étudier la manière dont les stoïciens ont développé leur logique dans leur dialogue avec les mégariques. Cette naissance de la logique est indissociable de l’histoire d’un corpus, celui de l’Organon d’Aristote. Nous examinerons, d’une part, la manière dont s’est constituée la tradition de l’Organon durant l’antiquité au travers notamment des commentaires grecs de l’Organon, mais aussi de ses traductions et commentaire latins, Boèce jouant un rôle majeur dans la transmission de ce corpus au Moyen-Âge ; et, d’autre part, la manière dont la distinction entre réalisme et nominalisme a engendré deux conceptions de la logique : d’un côté, celle, inspirée d’Aristote, qui intègre la logique à un système philosophico-théologique, à la manière de Thomas d’Aquin, de l’autre, celle, initiée par Guillaume d’Occkham, qui considère la logique comme une discipline autonome, fondée sur l’expression linguistique, développée notamment par Jean Buridan et Albert de Saxe.

Semestre 1, lundi 11h-13h, Université Panthéon Sorbonne, centre Pierre Mendès France, B1408

 


  • Licence1/Licence 2. Option d’ouverture. Suzanne Husson

Atelier dialectique

Le dialogue tel que le pratiquait Socrate dans les dialogues socratiques de Platon nous fascine par son caractère exceptionnel. Il reflète cependant une pratique intellectuelle répandue à son époque, qui sera reprise par ses successeurs, et dont Aristote va répertorier les règles. Les Topiques d’Aristote, se présentent, en effet, comme un manuel d’exercices d’argumentation indispensables à la formation du philosophe. Il débouche au livre VIII sur l’énoncé des règles de l’entretien dialectique, lequel reprend la plupart de celles que Socrate imposait à ses interlocuteurs, à la différence qu’elles ne sont appliquées qu’à titre d’entraînement intellectuel.

 

Nous proposons, dans le cadre de cet atelier, d’effectuer ensemble les exercices qu’Aristote a élaborés (recherche d’arguments, repérage de leurs différents types, mise en œuvre de stratégies visant à réfuter le partenaire), afin de parvenir à des échanges dialectiques dans le respect des règles de la joute argumentative telle qu’elle se déroulait dans l’Antiquité. Cependant, les problèmes sur lesquels nous nous entrainerons pourront être des questions contemporaines, puisque Aristote recommande de s’appuyer sur les opinions communément reçues.

 

Déroulement d’une séance type (séances de 2h) :

 

Première partie : étude d’un passage des Topiques d’Aristote.

 

Exercices de mise en pratique des instructions aristotéliciennes : ceux-ci pourront prendre diverses formes, écrits, oraux, individuels ou en groupe, le principe étant qu’il y en aura au moins un par séance.

 

 

 

Éléments de bibliographie :

 

Aristote, Topiques

 

Pelletier, Y., La dialectique aristotélicienne, Les principes clés des Topiques, Montréal: Bellarmin, 1991.

Semestre 1, mardi 17h00-19h00, Université Paris-Sorbonne, Clignancourt, salle 405

 


  • Licence1/Licence 2. Option d’ouverture. Suzanne Husson

La nature : de l’animal divin à la planète en sursis

Initiation aux différentes étapes de la représentation philosophique de la nature jusqu’aux grands courants écologiques contemporains.

Semestre 2, mardi 17h00-19h00, Université Paris-Sorbonne, Clignancourt, salle à préciser

 

 


  • Licence 1. Histoire de la philosophie antique. Suzanne Husson

 

Les figures du bien chez Aristote

 

Comment expliquer que, malgré la présence de la contingence et du désordre et l’absence d’un Dieu providentiel, tout tende, pour Aristote, à la réalisation du meilleur ? En effet, contrairement à Platon, la diversité des biens ne peut pas se ramener, pour lui, à une essence unique, néanmoins tous les aspects du réel sont ordonnés à la réalisation d’une fin, laquelle permet de définir le bien de la chose considérée. Ce cours examinera les différentes formes que prend le bien dans la philosophie d’Aristote, afin de voir comment elles s’articulent entre elles et à sa compréhension de l’être. Tout d’abord le bien intentionnel, fin ultime de l’action humaine, à savoir bonheur ; comment se définit-il ? Quelles sont ses conditions de réalisation ? Comment s’articule-t-il au bien commun, celui de la cité dont la fin est non pas vivre, mais « bien vivre » ? Mais au delà du bien objet de la volonté, il faudra s’intéresser au bien poursuivi spontanément par tous les êtres naturels. Comment parvenir à démontrer l’existence d’une finalité dans la nature ? Et enfin quel est le rôle qu’Aristote fait jouer au premier moteur dans celle-ci ?

 

Ce parcours traversant la morale, la politique, la physique et la métaphysique d’Aristote, s’appuiera sur un recueil de textes disponible en début de semestre.

 

Eléments de bibliographie :

 

Textes : Aristote, Éhique à Nicomaque, Éhique à Eudème, Politique I, Physique II, Métaphysique ? (5) et ? (11)

 

Ouvrages généraux d’introduction :

 

R. Bodéüs, Aristote. Une philosophie en quête de savoir, Paris, Vrin, 2002.

 

M. Crubellier-P. Pellegrin, Aristote. Le philosophe et les savoirs, Paris, Seuil, 2002.

 

M. Crubellier, E. Berti, Lire Aristote, Paris, PUF (Quadrige), 2016.

 

?P.-M. Morel, Aristote, Paris, 2005.

 

D. Ross, Aristote [1923], trad. française, Paris aux éditions Payot (1930) et Vrin.

Semestre 2, lundi 16h00-18h00, Université Paris-Sorbonne, Clignancourt, salle à préciser

 

 


 

  • Licence 1. Philosophie ancienne. TD. Juliette Lemaire

L'amitié

Ce cours a pour objectif d’introduire à la philosophie ancienne par l’étude d’une notion qui se trouve être révélatrice du monde dans lequel évoluent les philosophes de l’Antiquité : l’amitié. Loin de se réduire à une simple relation intersubjective et à une affinité particulière, comme nous l’entendons à présent, cette notion joue, dans la pensée antique, un rôle de première importance : rôle cosmique, pédagogique, social et politique.

Le cours magistral sera l’occasion de présenter de manière synthétique les différents aspects et enjeux de la notion d’amitié, tels qu’ils sont mis en œuvre chez les penseurs antiques, des présocratiques à Sénèque. Nous verrons en particulier en quoi l’amitié se distingue, dans sa définition comme dans ses fonctions, de l’amour. Nous interrogerons également le fondement et l’origine de l’amitié en affrontant la question suivante : l’amitié n’est-elle que le masque de l’amour de soi ?

Le TD portera sur une thématique plus générale :“Le rôle social et politique de la philia”. Il s’agira d’examiner en particulier la figure du sage, entre autarcie et engagement politique.

 

Œuvres au programme

Platon, Lysis, trad. Dorion, GF Flammarion, 2004 ; Le Banquet, trad. Brisson, GF Flammarion 1998 ; Phèdre, trad. Brisson, GF Flammarion, 1992

Aristote, Éthique à Nicomaque, livres VIII et IX, trad. Tricot, Vrin, 1967.

Cicéron, L’amitié, trad. Combès, Belles Lettres, classiques en poche, 2002.

Épicure, Lettre à Ménécée, trad. Morel, GF Flammarion 2009.

 Sénèque, Lettres à Lucilius, lettre IX, trad. Jourdan-Gueyer, GF Flammarion, 1992.

Semestre 1, Mercredi 8h20-10h20, 10h30-12h30,Université Paris  Nanterre, salle L206.

 


 

Enseignements en master et doctorat 2019-2020

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Anca Vasiliu

Cours doctoraux (ED V), les 2, 9 et 16 mars 2020, 16h-18h, à la Maison de la recherche (rue Serpente), salle D223

Titre : « Platon et le langage de l’ontologie (lectures du Sophiste et du Théétète) »

 

Cristina Viano

Cours doctoraux (ED V), les 21 et 27 janvier, 3 et 12 février 2020, 18h-20h, à la Maison de la recherche (rue Serpente), salle D223

Titre : « Le monde entre ciel et terre : la météorologie de Platon et Aristote »
 

Enseignements en master et doctorat 2018-19

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Cours de David Lefebvre

  • Master 1

Semestre 1, salle à préciser

 « Le problème de la sensation dans le De Anima d'Aristote »

Le séminaire a pour objet la conception aristotélicienne de la sensation, l’analyse des cinq sens et du sens commun principalement dans le traité De l’âme (II, 5-III, 2), sans exclure le recours à d’autres textes, dont le petit traité De la sensation et des sensibles. La question posée sera de savoir comment il est possible de surmonter l’aporie dans laquelle se trouve (ou s’est trouvée) l’interprétation de ces textes, généralement identifiée dans la littérature notamment anglophone par l’opposition entre les « littéralistes » et les « spiritualistes ». Les premiers comprennent la théorie aristotélicienne de la sensation « à la lettre » et considèrent que l’organe même prend (d’une façon ou d’une autre) la qualité perçue (l’œil devient rouge), les seconds au contraire nient toute forme de modification matérielle de l’organe et pensent que la sensation correspond à une prise de conscience perceptive d’une qualité sensible. Le problème rencontré à l’horizon est celui du rapport entre l’âme et le corps dans l’hylémorphisme du traité De l’âme. Cela supposera de lire de près le texte d’Aristote en étant attentif aux particularités de l’analyse pour chacun des sens. Le séminaire ne suppose pas de connaissance du grec. On utilisera le texte de Ross des Oxford Classical Texts et les traductions françaises disponibles (Rodier, Tricot, Jannone et Barbotin, Bodéüs). Une bibliographie détaillée sera distribuée au début du cours.

 

Indications bibliographiques :

Burnyeat, M., « De Anima II 5 », Phronesis, 47/1, 2002, p. 28-90.

Hicks, R.D., Aristotle, De anima, with Translation, Introduction and Notes, Cambridge University Press, 2007.

Johansen, T.K, Aristotle on the Sense-Organs, Cambridge University Press, 1997.

Modrak, D., Aristotle : The Power of Perception, University of Chicago Press, 1987.

Nussbaum, M. C. & Oksenberg Rorty, A., Essays on Aristotle’s De Anima, Clarendon Press, Oxford, 1992.

Romeyer Dherbey, G. (dir.), Corps et âme, Sur le De anima d’Aristote, Études réunies par C. Viano, Paris, Vrin, 1996. Voir notamment l’article de M. Burnyeat, « Aristote voit du rouge et entend un ‘do’: combien se passe-t-il de choses ? Remarques sur De anima, II, 7-8 », p. 149-167.

Sorabji, R., « Body and Soul in Aristotle », Philosophy, 49, 1974, p. 63-89.

Van Riel, G. & Destrée, P. (ed.), Ancient perspectives on Aristotle’s De anima, Leuven University Press, 2009.

 

Semestre 2, salle à préciser

« Lecture du Livre Thêta de la Métaphysique d'Aristote »

Après s’être longtemps concentrée sur le livre Zèta de la Métaphysique (sur la substance), la recherche a déplacé depuis quelques années son intérêt sur le livre Thèta (sur l’être en puissance et en acte des chapitres 1 à 9 ; sur l’être vrai et faux au chapitre 10). Le débat s’est porté sur la fonction de ce livre au regard de l’analyse en cours de la substance et donc en particulier sur les différents sens de l’acte (energeia) tels qu’ils apparaissent aux chapitres 6 et 8. Le cours se présentera comme une lecture suivie du texte avec pour fin de situer le niveau propre de l’analyse d’Aristote – vis-à-vis des livres antérieurs et vis-à-vis du livre Lambda. Le livre Thèta achève l’examen des sens de l’être ; il ouvre apparemment la voie aux analyses « théologiques » du livre Lambda, non sans susciter cependant des interrogations sur l’unité ou la cohérence des démarches empruntées par Aristote en Thèta et en Lambda. La connaissance du grec n’est pas nécessaire pour suivre le cours, même si le texte grec sera utilisé. Une bibliographie détaillée sera distribuée au début du semestre.

 

 Indications bibliographiques :

 Aubry, G., Dieu sans la puissance, Dunamis et Energeia chez Aristote et chez Plotin, Paris, Vrin, 2006.

 Beere, J., Doing and Being, An Interpretation of Aristotle’s Metaphysics Theta, Oxford University Press, 2009.

 Lefebvre, D., Dynamis, Sens et genèse de la notion aristotélicienne de puissance, Paris, Vrin, 2018.

 Makin, S., Aristotle, Metaphysics, Book Theta, Translated with Introduction and Commentary, Clarendon Press, Oxford, 2006.

 
 


  •  Master 2

Semestre 2, salle à préciser

« Introduction à la biologie d'Aristote »

Le séminaire portera sur le statut de ce qui est couramment appelé la biologie dans le corpus aristotélicien. C’est à l’intérêt pour la biologie que les études aristotélicienne ont en partie dû leur renouvellement tout au long du dernier demi-siècle. Mais la place de la biologie dans le système aristotélicien reste en grande partie une question ouverte. On examinera en particulier les problèmes suivants : (a) Le fait qu’Aristote n’emploie pas le terme de biologie n’interdit pas par principe aux interprètes de l’utiliser. Mais, dans ce cas, comment délimiter la biologie dans la physique ? Quels objets et quelles limites lui donner ? Fausse-t-on la nature du projet physique d’Aristote en utilisant une dénomination fantôme ? (b) L’existence même d’une science des animaux et des plantes relève-t-elle d’une simple volonté d’exhaustivité dans l’étude de la nature ou manifeste-t-elle une orientation particulière de la science aristotélicienne ? Que cherche Aristote en s’intéressant aux êtres vivants ? (c) Aristote attribue la vie aux corps célestes et à la substance séparée. Quel rapport cette vie entretient-elle avec la vie organique ? – Le séminaire ne suppose pas une connaissance du grec. Des textes (grecs et en traduction française) des traités physique (De l’âme) et spécifiquement biologiques (Histoire, Parties, et Génération des animaux, etc.) seront distribués, ainsi qu’une bibliographie détaillée.

 

Indications bibliographiques :

Falcon, A., Aristotle and The Science of Nature. Unity without Uniformity, Cambridge, Cambridge University Press, 2005.

Föllinger, S. (ed.), Was ist ‘Leben’? Aristoteles’ Anschauungen zur Entstehung und Funktionsweise von Leben, Stuttgart, Franz Steiner Verlag, 2010.

Gotthelf, A. & Lennox, J. G. (ed.), Philosophical Issues in Aristotle’s Biology, Cambridge, Cambridge University Press, 1987.

Lennox, J. G., Aristotle’s Philosophy of Biology: Studies in the Origins of Life Science, Cambridge, Cambridge University Press, 2001.

Pellegrin, P., La Classification des animaux chez Aristote, Statut de la biologie et unité de l’aristotélisme, Paris, Les Belles Lettres, 1982.

Preus, A., Science and Philosophy in Aristotle’s Biological Works, Hildesheim/New York, Georg Olms, 1975.

Rashed, M., Aristote, De la Génération et la Corruption, Texte établi et traduit, Paris, Les Belles Lettres, 2005.

 


Cours d'Anca Vasiliu

  •  Séminaire doctoral

 « Ousia : essence ou substance ? »

 


Cours de Cristina Viano

  •  Séminaire doctoral

 « Pathos : la doctrine aristotélicienne des émotions »

 

  •  Cours doctoral

École doctorale V "Concepts et langages"

 « La Poétique d'Aristote : mimesis, actions, fictions »

Maison de la Recherche, 18h-20h

Dates : 21 et 28 janvier, 4 et 11 février 2019

Plan du cours : 1. Introduction. La structure et les principes du traité. Causes naturelles, mimesis, plaisir.

2. La tragédie et ses parties. Le récit (muthos) et le langage (lexis). Les règles de la fiction. La métaphore.

3. Actions et émotions tragiques. La question de la katharsis, la définition du plaisir esthétique.

4. Le rire, le comique et le livre perdu sur la comédie.

 

Enseignements en master et doctorat 2017-18

Détails
  • séminaire de recherche. LMD. Lire la tragédie grecque. Rosella Saetta Cottone, en collaboration avec Christine Mauduit

Iphigénie en Tauride d'Euripide

 

Comment aborder la lecture d’une tragédie grecque, en maîtrisant les savoirs techniques et les approches méthodologiques indispensables au travail de déchiffrement du texte, sans délaisser le questionnement sur le sens qui accompagne toute réflexion critique et théorique sur la littérature, qu’elle soit ancienne ou moderne ? Telle est la question à laquelle ce séminaire voudrait contribuer à répondre, en prenant pour fil conducteur de la réflexion l’Iphigénie en Tauride d’Euripide. Nous lirons de larges extraits de la pièce, choisis en fonction de l’intérêt qu’ils présentent pour ouvrir à l’analyse des différentes composantes de l’œuvre (texte, spectacle, mythe, personnages) et réfléchir aux grands problèmes posés par son interprétation en accordant une attention particulière à la dramaturgie, aux jeux d’intertextualité, aux questions poétiques et génériques. La connaissance du grec est requise pour suivre ce séminaire.

Voir ce descriptif sur le site du département des Sciences de l'antiquité de l'Ens

 

semestre 1, vendredi 10h30-12h30, salle de séminaire du CEA, Ens

 

 


 

  • Cours doctoral. Cristina Viano

Le facteur humain. La théorie des émotions dans la Rhétorique d’Aristote.

Ce cours a pour objet la théorie aristotélicienne des émotions dans la  Rhétorique  selon trois perspectives différentes, qui correspondent aux trois livres du traité : 1) les émotions comme mobiles des actions injustes ( I, 10-13); 2) les émotions comme instruments de persuasion (II, 1-17) ; 3) le mode d'emploi des émotions dans les différentes parties du discours (III).

Le but sera de  montrer d'une part, l'importance que les émotions revêtent dans la Rhétorique en tant que « facteur humain » incontournable dans les rapports sociaux et de l'autre, le rôle de la Rhétorique dans la reconstitution de ce puzzle complexe qui est la théorie aristotélicienne des émotions.

Le cours concerne surtout la Rhétorique, mais seront pris en considération aussi des passages d'autres textes du corpus aristotélicien tels que la Poétique, l'Ethique à Nicomaque, la Politique, le De anima et les Parva Naturalia.

 

semestre 1, lundi, 18h-20h, Maison de la Recherche, Salle : D035

dates :       4 décembre 2017

11 décembre 2017

22 janvier 2018

29 janvier 2018

 


  • Cours doctoral. Cristina Viano. « Letture dei Classici », Doctorat de Philosophie à Venise

La Poetica di Aristotele

semestre 2 : 18, 23, 26 avril, 2 mai, 15h30-18h30, Venise, Palazzo Malcanton Marcorà, aula Biral.

 


  •  Séminaire doctoral. Cristina Viano

Aitia / Aitiai - Le lien causal dans le monde antique

À partir de décembre 2017, Jeudi, 14h-18h, Université Paris-Sorbonne, Salle des Actes

 


  •  Séminaire doctoral. Anca Vasiliu

Ousia : essence ou substance?

À partir de janvier 2018, Jeudi, 14h-18h, Université Paris-Sorbonne, Salle des Actes


 

  • Master 1. Histoire de la philosophie, tronc commun. Suzanne Husson

Histoire de la philosophie, problèmes et méthodes

Ce cours a pour objectif d’initier une réflexion sur l’histoire de la philosophie à la fois comme objet et comme méthode. Il s’agira, dans un premier temps, de reconstituer quelques grandes étapes de la construction du ou des récits philosophiques, par les philosophes eux-mêmes, ou bien par des écrivains spécialisés dans l’historiographie philosophique, afin d’interroger certaines évidences. Quels auteurs, écoles, aires culturelles, faut-il intégrer dans ce récit, lesquelles éventuellement exclure ? Comment penser les origines ? Il s’agira de prendre conscience du fait que la délimitation du champ d’étude de l’histoire de la philosophie est lui-même le résultat de décisions philosophiques par lesquelles la philosophie se constitue elle-même par rapport à un dehors.

Enfin seront examinés les problématiques contemporaines que soulève l’histoire de la philosophie comme discipline. L’histoire de la philosophie est-elle une discipline scientifique ? Selon quels critères méthodologiques ? Est-elle ou non philosophique ? Quel doit être son rapport à l’histoire ? Ses objets d’étude sont-ils dépendants de leur historicité ou peuvent-ils être abordés de façon anhistorique ? Là aussi nous sommes face à des décisions philosophiques préalables dont il convient que l’historien de la philosophie se saisisse.

Le cours s’appuiera sur un recueil de textes distribué en début de semestre.

Semestre 1, mardi 11h-13h, Université Paris-Sorbonne, Sorbonne, amphithéâtre Milne Edwards.

 
   

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